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11 janvier 2026

TrumPoutine

Trump et Poutine ont assez de points communs pour être "fusionnables".

Avez-vous déjà remarqué dans les débats télévisés, à quel point les intervenants intervertissent leur nom par erreur ?

Même s’ils ne sont pas à égalité, tant en dangerosité qu’en prédominance, Trump admirant un Poutine qui le manipule, ont peut citer ce qui objectivement les rapproche :

Mégalomanes :

TRUMP veut rendre sa « grandeur à l’Amérique ». Avec ses décisions erratiques et économiquement absurdes, il a déjà commencé à déstabiliser l’économie mondiale et ne va pas manquer de déstabiliser son propre pays avec de graves conséquences économiques tant internes qu’externes, dont la perte de confiance en leur monnaie.

POUTINE souhaiterait reconstruire « la grande Russie » des tsars. Il va la faire imploser ! … Et le peuple Russe, faute d’avoir été suffisamment uni à refuser la dictature tant qu’il le pouvait encore, en souffrira sur plusieurs générations, tellement l’économie sera exsangue et les luttes régionales de pouvoir durables.

Menteurs :

Tous deux ont l’art de travestir les faits (c’est avec eux que le concept de « réalités alternatives » a pris tout son sens) et d’inverser les responsabilités, notamment en reportant toujours la faute sur les autres (Biden pour Trump, l’OTAN pour Poutine) et en reprochant à leurs adversaires ce qu’ils font ou vont faire (les Démocrates sont des voyous et perturbateurs, les Ukrainiens des néo-nazis qui tuent des civils).

Cleptocrates :

De par leur pouvoir, ils enrichissent grassement et directement leur entourage (famille, complices). S’ils le font dans des proportions rarement atteintes dans les dictatures du XX° siècle, Trump le fait au grand jour.

Quant à Poutine, qui n’est officiellement propriétaire que d’une petite voiture et d’un petit appartement à Moscou, il a le privilège d’un usage exclusif, pour lui seul (et quelques amis), de tous les biens de luxe du pays (villas, palais, yachts, …). Son compte en banque est celui du pays. En fait, l’ex-URSS avait un service secret qui s’appelait le KGB. Cette institution devenue FSB et aux ordres de Poutine qui en est issu, a maintenant un pays qui s’appelle la Russie.  

Gouvernance aux méthodes mafieuses :

En temps normal, toute négociation est la confrontation de moyens et de pressions. Lorsque ceux-ci sont démesurés et principalement basés sur la force brute, militaire notamment, nous sommes dans le schéma de l’extorsion mafieuse. Menacer de mort une personne ou militairement un pays (ou un Etat fédéral) pour obtenir ce que l’on veut, c’est du pareil au même. C’est la fameuse réplique dans le film « le parrain » : « j’ai une offre que vous ne pouvait pas refuser ».

Jusqu’à présent Trump utilise cette méthode en paroles. Poutine est depuis longtemps déjà passé aux actes.    

Antidémocrates :

C’est sans doute l’un des signes le plus flagrants de renversement des faits : la critique faite aux Européens de brider la liberté d’expression (JD Vance dernièrement en Europe faisant « la leçon aux Européens » pour leur règles de régulation des réseaux sociaux) et de ne pas permettre à la vérité d’émerger.

… Alors que côté Américain, leur Gvt ne cesse de faire pression sur leur justice, essaye de museler la presse qui ne lui est pas favorable (pour l’instant avec par la pression financière), quand ce n’est pas en tuant quelques manifestants, tout en inondant parallèlement les réseaux sociaux de fausses informations.

… Alors que côté Russe, où la presse libre est déjà remplacée par une propagande mensongère et nauséabonde, les opposants sont assassinés, où est interdit et sévèrement puni toute simple manifestation de désaveu de la politique officielle, le soupçon étant suffisant comme dans les pires moments du Stalinisme.

La démocratie, la liberté d’expression, la pensée libre, sont effectivement ce que tout autocrate redoute le plus. Une dictature ne survit que par le mensonge et meurt par la vérité.

L’histoire n’est pas encore écrite :

Ces deux égotistes peuvent être sûrs avoir leur nom dans les livres d’histoire. Mais sans doute pas comme ils l’espèrent encore.

TRUMP, s’il en reste au niveau actuel de malfaisance essentiellement économique et politique (au sens large, national et international), sera sans doute classé parmi les pires présidents des USA.

POUTINE, qui s’est déjà rendu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Ukraine, sans même parler des emprisonnements arbitraires et de l’assassinat de tous ceux qui ont osé désapprouver ses plans (opposants politiques et oligarques), a déjà un ticket aux côtés des grands despotes de l’humanité. Quelque part entre Néron et Hitler ou Staline.

Sans qu’il soit exclu que l’humanité puisse encore avoir une histoire à écrire, tant peuvent être dangereux pour elle les délires de deux mégalomanes simultanément à la tête des deux plus grandes puissances nucléaires au monde.

Citations :

Pour Trump : « Trump est à la politique ce que l’héro est à un toxico » (JD Vance avant qu’il ne retourne complètement sa veste).

Pour Poutine : « L'ignorance et la bêtise du peuple font la force du dictateur » (Jdan Noritiov).

Pour les deux : « Ce n’est que dans le désespoir d’un peuple que naissent et sombrent les dictatures » (extrapolé de la citation de Georges Bernanos : « La force et la faiblesse des dictateurs est d'avoir fait un pacte avec le désespoir des peuples »).

 

… Et pendant ce temps, la Russie continue de bombarder massivement l’Ukraine !

Des civils souffrent, meurent, sont mutilés, perdent leur logement. Sur le front, des militaires Ukrainiens souffrent, meurent et sont mutilés pour défendre leur patrie et leurs valeurs civilisationnelles, Ukrainiennes et Européennes. Des militaires Russes souffrent, meurent et sont mutilés sans trop savoir pourquoi, si ce n’est pour de mauvaises raisons, … car à aucun moment l’Ukraine n’a attaqué la Russie et ses propres valeurs.

« La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » (Paul Valéry).


Jack