29 mai 2016

Euro 2016 : pour ceux qui détestent le foot


Euro 2016 : guide de survie pour ceux qui détestent le foot




 
J’ai noté :
- FIN 10 Juillet !
- ne pas aller en Russie en 2018

Pour ceux ou celles coincés dans les familles intégristes du foot, c’est un mois de cris bestiaux, de discussions stériles, de films et reportages intéressants ratés.
Sincèrement, je compatis.
... Et si la France se qualifie, ce sera concert de klaxons en prime !
 
Petit avantage quand même (comme quoi, jamais rien n’est totalement négatif) : moins de monde dans les restaus, pubs et boites de nuit.
... Et tout comme les soirs de foot en semaine, les gazelles étant généralement moins férues de ce sport que les bœufs, c’est un moment privilégié de drague pour les chasseurs de jupons.
 
... Un mois de chasse adultérine !
(je vais me faire maudire)
 
 
@+
Jack  

27 mai 2016

Loi travail et blocage du pays

Une vision que je partage entièrement :

Blocage de la France : le refus de réforme pourrait mener à ''une crise à la grecque'' (Marc Touati)
Boursorama le 27/05/2016
http://www.boursorama.com/actualites/blocage-de-la-france-le-refus-de-reforme-pourrait-mener-a-une-crise-a-la-grecque-marc-touati-c07251fb54f3c475428a193b54de6ba5
Extraits :
«  Alors que la « loi travail » n’est qu’une réformette du marché du travail français (très loin de la refonte structurelle dont a besoin ce dernier)
... les Français refusent encore de moderniser leur économie....
.... une petite frange de la population peut paralyser (le) pays comme pour le simple motif qu'il ne faut pas toucher à ses petits avantages
... nos voisins européens, qui ont tous fait énormément d'efforts et de sacrifices depuis 2008, ne nous comprennent plus et ne sont plus prêts à accepter les dérives françaises. »

Pour ma part, je pense que la majorité des opposants à cette loi (qui n'est effectivement qu'une "réformette") ne l'ont pas lue ou pas comprise. Si elle change quelques règles à l'avantage des employeurs pour leur donner un peu plus de flexibilité dans leur organisation, ce n'est pas sans importantes contreparties aux salariés. Excepté la CGT et FO, les autres grands syndicats l'ont parfaitement compris et ne souhaitent pas sa remise en cause (justement pour ne pas perdre les avantages négociés au bénéfice des salariés), ... loi qui rappelons-le, a été préalablement discutée avec tous les syndicats, la majorité d’entre eux l’ayant acceptée.

Par ailleurs, il faut se rendre à l'évidence : notre code du travail n'est plus adapté à l'environnement économique actuel (maintenant parfaitement et totalement mondialisé). Tous les pays européens qui nous entourent l'ont compris et ont déjà réformé leur droit du travail, réellement et profondément, pas aussi superficiellement que la France essaye de le faire. On ne peut être économiquement compétitif et créer des emplois, sans libérer le carcan de règles qui pèse sur les employeurs (aménagements du temps de travail et flexibilité de l'emploi).

Un employeur n'embauche pas par charité, mais pour faire tourner la boutique. Il ne débauche pas par sadisme, mais pour continuer à faire tourner la boutique. Quant à l'intérêt de "l'employeur", il est aussi dans celui de ses salariés, car l'ambiance et la motivation sont également au cœur de la rentabilité et la réussite, non plus de "son entreprise", mais de "l'entreprise". Seules la CGT et FO n'ont pas encore compris que nous ne sommes plus XIX° siècle, au temps des mines et de l’exploitation du salarié décrite dans le roman de Zola (Germinal).

A l'heure actuelle et en France, les employeurs qui ne peuvent délocaliser refusent tout simplement des commandes en raison d'un manque de flexibilité dans l'organisation du travail. L'emploi est sclérosé, justement en raison de sa protection excessive (c'est le même mécanisme des lois protectrices du locataire qui de par leurs excès, ont finit par assécher le marché de la location et ainsi rendu l'accès au logement si difficile).   

En croyant que cette loi donne tous pouvoirs aux employeurs, remet en cause 70 ans de progrès sociaux dans l'univers du travail, les syndiqués de base et leur cortège de mécontents en tous genres (lycéens, casseurs) se font manipuler par des chefs de files syndicalistes qui n'ont que des visées purement politiques (pouvoir et reconnaissance, ... quand ce n'est pas avantages purement financiers, directs et indirects).

La véritable motivation des manifestants n'est pas cette loi (qui n'est qu'un prétexte), mais leur déception d'un parti socialiste qui en raison de forces économiques extérieures, ne peut pas faire de social. Un gouvernement responsable doit être réaliste et pragmatique, traiter les urgences économiques avant de faire les réformes sociales attendues, ... que l’économie nationale ne permet pas. Le pays seul ne peut pas grand-chose dans une économie concurrentielle mondialisée. Se replier sur lui-même serait catastrophique ... et dans toutes déconfitures économiques, les premiers à trinquer sont justement les salariés. Le véritable problème de fond est la mésentente des socialistes entre eux (ce qui explique l'exercice de l’article 49.3 de la constitution) et l'approche des élections, la droite profitant bien sûr de ces désaccords pour les amplifier.

Toujours est-il que le blocage du pays va effectivement coûter cher au pays, et au final, aux travailleurs. Ils manifestent pour l'emploi et font en réalité, tout pour le perdre. Le droit de grève en France, pourtant bien règlementé, est largement outrepassé. Des employeurs séquestrés en passant par les chemises arrachées, aux destructions et blocages de sites industriels (qui eux, ne font pourtant pas grève), nous atteignons des excès qui s'ils ne sont pas sanctionnés, mèneront inévitablement à d'autres excès (implacable logique du balancier) : un sentiment généralisé d'instabilité et d'insécurité qui déroule le tapis rouge au front national. A tout vouloir et à tout contester, on fini par tout perdre.
Au contraire de ce qu'ils veulent faire croire, la CGT et FO ne sont plus représentatifs des salariés. Le crédo de ces syndicats : immobilisme dans l'adaptation et la modernisation du monde du travail ... ou "tout casser".

En fait et pour revenir à cette loi, ce qui ne plait pas à la CGT et à FO, c'est son article 2 (essentiel) qui inverse la prédominance des accords de branche et d'entreprise. Il ne fait pourtant que mettre la discussion là où elle doit être : au centre des entreprises, entreprise par entreprise, ... et non aux mains des seuls syndicats (qui discutent les accords de branche). Il est faux de dire qu’en réduisant le dialogue à l’entreprise, l’employeur seul en profitera et qu’il pourra appliquer les pressions qu’il voudra. D’abord parce que les instances représentatives du personnel et syndicales au sein de l’entreprise restent très présentes (et leur puissance va de paire avec la taille de l’entreprise), ensuite parce que des accords négociés, collants aux réalités de l’entreprise et de son microcosme économique, seront toujours plus bénéfiques aux salariés. Dans une entreprise moderne, l’employeur n’est qu’un chef d’orchestre (sans la bonne volonté des musiciens, rien de bon ne peut se faire ... et la musique finit rapidement par s’arrêter).

Ce dont ont peur ces deux syndicats, c'est de perdre leur influence déjà fortement entamée, non pas vis à vis des entreprises, mais auprès des salariés. Ceux qui ont déserté ces syndicats extrémistes et obtus, ont compris depuis longtemps que l'on ne peut améliorer l'emploi, les salaires et les conditions de travail, sans préalablement améliorer l'économie et les conditions de compétitivité dans un milieu international.

C’est du moins mon avis et comme la chemise arrachée, comme la mise à sac des centres villes, comme l’attaque de cette voiture de policiers (qui mérite la qualification de tentative d’homicide volontaire avec acte de barbarie), il y a des excès qui méritent la plus grande fermeté. Si à la mollesse du gouvernement s’ajoute celle de notre institution judiciaire sous prétexte de paix sociale, un signal fort que la loi va dorénavant se faire dans la rue, sera alors envoyé et nous projettera droit vers le chaos. ... Et juste avant, à une présidentielle bleue marine (qui par une sortie de l’Europe, ne fera que nous y précipiter) !

Faut arrêter avec les transferts de responsabilité : « si on arrache la chemise et moleste quelques cadres de l’entreprise, c’est parce qu’elle a avait usé de violence salariales envers nous », « si on casse tout c’est à cause du gouvernement qui ne nous écoute pas ». Bientôt, ce sera « si on tue, c’est de la faute de ceux qui ne sont pas d’accord avec nous ».
Le même discours que les terroristes qui rejettent la responsabilité de leurs crimes sur ceux qui ne partagent pas leurs convictions, des violeurs qui incriminent la tenue aguichante de leur victime, des psychopathes de tous bords que la société n’a pas su comprendre (j’ai même entendu « qui ne m’a pas arrêté avant »).

Je ne veux pas ressembler au vieux râleur qui s’insurge sur tout, mais franchement, ne trouvez-vous pas que les militants CGT et FO dépassent largement les bornes du droit de grève et de la contestation ?
Qu’à force, le risque de perdre ce qui nous reste de démocratie nous pend au nez ?


@+
Jack  

09 mai 2016

Panama papers

Les Panama Papers publiés sur le Web
https://www.letemps.ch/economie/2016/05/09/panama-papers-publies-web
Le consortium de journalistes met à disposition des internautes une partie de sa base de données lundi soir.

... Déjà le cas sur Wikipédia :
Liste des personnes citées dans les Panama Papers
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_personnes_cit%C3%A9es_dans_les_Panama_Papers


Remarquez notamment la majorité de dirigeants et dignitaires parmi les pays les plus pauvres au monde. Honte à ceux qui se roulent dans l’argent public qu’ils ont, par le mensonge ou par la force, pillé à leurs peuples.

Dans nos sociétés dites démocratiques (système imparfait et fragile que nous devons néanmoins préserver avec force, à défaut d’en avoir trouvé un meilleur), honte à ceux qui trahissent la confiance des électeurs et jettent ainsi l’opprobre sur toute la classe politique.

Nous ne sommes pas dans le cadre de la jalousie ou de la dénonciation mesquine de ceux qui ont plus que nous, mais bien dans le vol d’envergure, à grande échelle, à l’image des crimes contre l’humanité commis pendant les conflits armés.

J’approuve donc totalement l’initiative de ce consortium de journalistes, comme celles d’Assange (WikiLeaks) et d’Edward Sonwden. Certains détestent ces lanceurs d’alertes, d’autres les adulent. Pour moi, ces hommes qui acceptent de pourrir leur vie quotidienne au nom de leurs idéaux, sont les héros des temps modernes.

Certains disent qu’ils mettent nos démocraties en danger, je pense au contraire qu’ils les sauvent, que leurs actions sont le commencement d’une épuration des classes dirigeantes, que le fait de dénoncer les élus pourris, permet au contraire de relever ceux qui sont méritants, avant de glisser vers une défiance généralisée, sans discernement, ce qui est le début de la fin d’une démocratie.

L'objectif principal du procès de Nuremberg était un message : faire savoir que les crimes contre l'humanité ne resteront plus jamais impunis, qu’ils sont imprescriptibles, que leurs auteurs ou commanditaires, même s'ils échappent un temps à la justice des hommes, ne pourront plus jamais dormir tranquille jusqu’à la fin de leurs jours.

Le message des lanceurs d'alerte est que les tromperies à la confiance publique finiront toujours, tôt ou tard, par être connues.

Il y aura toujours des imprudents, des maladroits, des inconscients pour nous voler ou nous mentir, mais certainement pas dans les proportions que nos civilisations connaissent depuis qu'elles existent.

Le monde change et le plus extraordinaire de changements qui est en train de s'opérer, est celui de la transmission de l'information et de la connaissance. Au sens large comme au sens plus restreint, comme celui de savoir ce qui se passe dans les couloirs du pouvoir, même si c’est avec retard.

Quant aux dictateurs, ils sont jugés par les pays démocratiques avec qui ils traitent, commercialement et militairement. L'influence des peuples sur leurs dirigeants élus, aura indirectement mais réellement, une influence sur les dirigeants auto-proclamés.



@+
Jack