Elles sont déjà en passe de n'être plus qu'une belle théorie juridique, et pourraient devenir si nous n'y prêtons pas attention, le vague souvenir de ce qui fondait, avec « l'Etat de droit », ce que l'on appelle encore une « démocratie ».
Ne vous êtes-vous pas demandé un jour pourquoi un poste, un avancement, un emploi, une mission ou une fonction publique vous était refusée alors que vous remplissiez pourtant toutes les conditions de diplômes, de compétence, de moralité pour y avoir accès, alors qu'aucune raison de ce refus ne vous était clairement donnée ?
Vous êtes certain que votre casier judiciaire est vierge, mais êtes-vous tout aussi certain qu'il n'existe pas un autre fichier, beaucoup moins contrôlé, pouvant le remplacer ?
Bingo ! ... c'est le STIC !
Qu'est-ce ?
Système de Traitement des Infractions Constatées
Vous n'avez absolument rien à vous reprocher, au passé comme au présent, vous ne voyez aucun inconvénient à être fiché un peu partout, ni à être filmé par des caméras de surveillance dans des lieux publics. Vous pensez que le problème prioritaire est la sécurité.
Mais avez-vous pensé aux erreurs ?
- ressemblance avec une personne filmée alors qu'elle commet un acte graveleux, suivie d'une enquête copieusement médiatisée
- erreur dans la saisie de données dans un fichier, lui-même source d'autres fichiers
Extrait relevé sur le lien Wikipedia ci-dessus :
Dans son rapport3 publié le 20 janvier 2009, basé sur des contrôles effectués de juin à novembre 2008, la CNIL estime que seulement 17 % des fiches sont exactes. .... La CNIL a relevé aussi des erreurs fréquentes et a souligné les conséquences de ces informations erronées lors d'enquêtes administratives pour les personnes travaillant dans le domaine de la sécurité ou pour des procédures administratives ... La CNIL a noté également des déficiences dans la détection d'éventuelles anomalies dans la consultation de ces fichiers.
Risques et anomalies :
STIC : Histoires vécues
Qu'on se le dise !
Nul ne peut jurer d'être à l'abri de poursuites pénales plus ou moins graves. ... Ne serait-ce que par erreur ! ... Ne serait-ce que par modification de la loi pénale !
Avez-vous pensé au « délit d'opinion » ?
Si à ce jour il n'existe pas en Europe, n'oubliez pas que sous des formes plus ou moins déguisées il a existé dans le passé et que rien ne peut nous assurer, surtout au train ou nous allons depuis quelques années, ... qu'il n'existera pas de nouveau un jour !
@+
Jack
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.