Réseaux sociaux, messagerie, textos et autres modes de communication électronique sont le nouveau "bouche à oreille" à grande échelle.
Personnellement, je considère que c'est également un moyen de relayer l'information, sans censure, même si la discrétion n'est pas assurée. En cela, peu importe et même tant mieux : on peut rêver qu'à nous "écouter", nos politiques sauront peut-être un peu mieux ce que nous pensons et à quoi nous aspirons vraiment.
Entendons-nous bien ! Ce type de communication n'est pas une "source" d'informations mais "un relais".
Tous ceux qui se baladent sur le Net repèrent des infos parfois peu connues du grand public et les font circuler, ce qui peut être très instructif.
Bon d'accord, là où est l'information, cohabite toujours la désinformation. Il ne s'agit pas non plus de gober n'importe quoi. A chacun de vérifier et recouper l'info qu'il reçoit (quel qu'en soit la source d'ailleurs) - de faire la part du vrai et du faux - je dirais même que les fausses rumeurs nous aide à "exercer" notre esprit critique.
Le plus remarquable est sans doute qu'aucun pouvoir politique ou financier au monde ne peut encore "contrôler" ce circuit d'information planétaire. Il peut "le voir" mais pas l'interrompre ou le diriger à sa guise, selon ses intérêts. Le Web n'est pas contrôlable (du moins à aujourd’hui et je pense qu'il en a encore de beaux jours devant lui). Certains y voient une menace, alors que c'est véritablement "une fenêtre ouverte" sur le monde.
La 1ère garantie de la démocratie est la libre circulation de l'information et sa diversité. Internet permettra-t-il de combler (non "remplacer") la perte de liberté de la presse (écrite et audio-visuelle) traditionnelle ? ... j'y crois, puisque tout le monde peut s'y exprimer.
Un "fourre-tout" ou l'info et son contraire se mélangent ? Certainement. Mais vouloir "assainir" c'est "contrôler", ce qui revient à supprimer la diversité, donc la liberté d'expression, pour finalement entretenir la désinformation.
Je pense que toute information, même de parfaite bonne foi (ce qui n'est jamais garanti), comporte toujours sa part de subjectivité (mêmes les faits peuvent être "présentés").
L'information juste, la plus proche de la vérité, est celle que l'on peut recouper. Ce recoupement ne peut se faire sans une multitude de sources différentes, et la communication électronique en est l’un de ses vecteurs.