14 décembre 2010

Une explication intéressante de la crise


On sait maintenant que la crise économique actuelle (pour rappel, aussi grave si ce n'est plus que celle des années 30) a pour origine profonde, en plus de la montée en puissance des économies émergentes (surenchère ressources planétaires), un excès d'endettement des ménages et plus largement de nos sociétés industrialisées (surendettement et surproduction s'auto-entretenant). Les excès du monde de la finance n'ont fait que précipiter l'échéance, même si ils y ont participé, ils n'en sont pas la cause principale (ils ont plus été la goutte qui a fait débordé un vase déjà bien plein).

Vu sous cet angle, c'est encore plus intéressant :
Lire à partir : "Avant de repartir vers le monde universitaire, M. Summers a estimé lundi que les inégalités étaient l'un des champs de recherche les plus importants pour les économistes aujourd'hui."

Pour faire court, trop d'inégalités sociales entrainent l'endettement et celui-ci finit par faire basculer tout le monde, y compris les plus riches, dans le trou. Bien avant d'avancer le risque de troubles sociaux ou les questions de charité, la compréhension des implacables mécanismes économiques devrait y suffire.
Politique et économie, les deux faces d'une même pièce, ... toujours posée sur la tranche. L'équilibre de l'un dépend de celui de l'autre.

Côté "Français", une parution qui tombe à pic, confirmant au moins deux choses :
- ce n'est pas parce que l'on est "patron" que l'on est "forcément" bien rémunéré
- les hauts salaires ont été les plus touchés par la crise, et ceci sans parler de la fonte d'une bonne partie de leur patrimoine (généralement placée en bourse) :

Ceci lu, ces "écarts" sont encore très loin de ceux constatés aux USA, et ne parlons pas de ceux existants entre nos salaires moyens et ceux des Bangladeshis. Le problème des inégalités à l'échelle mondiale, qui se pointe déjà, sera le déséquilibre politico-économique le plus important à régler dans les prochaines décennies (sauf à voir toute notre civilisation s'écrouler).

@+
Jack 

10 décembre 2010

WikiLeaks ... parlons-en


Non seulement parce qu'il fait la une,
ici,
et là,

Mais surtout parce que la survie de ce genre d'initiatives est à surveiller. Un peu comme un "test" de nos démocraties. 
Si le test échoue, cela voudra dire que nous ne sommes pas encore totalement sortis de la féodalité.

Leurs créateurs méritent des encouragements car ils prennent des risques pour défendre nos droits, à l'image de Julian ASSANGE qui n'a pas fini d'avoir des ennuis pour oser mettre en pratique le principe de transparence de nos sociétés dites « modernes » :

Pour l'heure, ce principe fondamental est assez bien respecté en Europe. La censure ou le boycottage sont faibles, ou du moins très indirects (merci "les grands journaux" qui maintiennent notre droit à l'information). Pour exemple, ces liens renvoyant toujours aux fuites : 

Certes, les fuites « d'État » ne vont pas durer, il y a un petit côté « people » (pour ceux que cela branche) et la pratique n'est pas sans danger pour les personnes citées ou la diplomatie (qui s'en remettra très vite, si ce n'est pas déjà fait). Mais à mon sens, c'est mieux que l'excès inverse (absence d'infos) qui est beaucoup plus dangereux et « criminel » (pour reprendre le terme employé par quelques culs-bénits Américains, côté républicains bien sûr), car touchant beaucoup plus de personnes sur la planète. Et comme nous vivons dans un monde d'excès, j'opte pour celui qui profite aux majorités.

De plus, l'objectif de ce site n'est pas de ne divulguer que des notes de services d'ambassades (évènement le plus récent), mais tout ce qui nous est caché (voir l'historique de Wikipedia) ... et cela dérange pas mal dans les hautes sphères ... ce qui semble sonner comme un gage de crédibilité pour ce site à qui on fait toutes les misères.


Qu'est-ce exactement WikiLeaks (pour ceux qui découvrent ce sujet de polémique) :

Tout de même mieux que VOICI, non ?

Décriés ou adulés, n'en reste pas moins qu'à mon avis, Wikileaks et leurs contributeurs servent la cause démocratique, de ceux qui souhaitent vivre dans un monde ouvert et libre, et c'est ce qui importe. Quoique pouvant avoir une influence sur le devenir de leur mouvement, l'objectif des dirigeants, purement financier ou réellement idéologique, me parait secondaire. Que mère Thérésa ait œuvré pour sa place au paradis, pour la reconnaissance ou d'autres motifs très intimes, l'important fût qu'elle aida beaucoup de gens. Que les volontaires s'engagent dans des actions humanitaires ou idéologique pour la gloriole, l'argent ou l'aventure, ils aident et c'est ce qui compte.

Par ailleurs, le tôlé soulevé par les responsables américains parait être à la mesure de leurs inquiétudes : que les gens sachent !
... L'essentiel, n'est-ce pas cette épée de Damoclès sur les détenteurs du pouvoir ?

C'est le principe qui me plait et l'invention de génie reste Internet. Grace à ce mode de communication, l'idée de démocratie pourrait prendre du sens.
Et dés qu'il s'agit de faire la chasse aux menteurs, aux hypocrites et aux cachotiers de notre monde, j'approuve ! Vivre dans un monde où nul n'est à l'abri de manipuler les autres sans courir le risque d'un méchant retour de bâton.

La véracité des publications ? Je crois qu'il se contente de publier ce qu'il trouve, sans l'interpréter. Cela reste notre rôle, « nous, membres libres des peuples de la planète », comme celui des journalistes de tous bords. Quant à la guerre de l'information, qui consiste essentiellement à tuer la bonne en la bombardant de mauvaises, il y a longtemps qu'elle a commencé et elle n'est pas prête de s'arrêter. D'où l'intérêt d'aguerrir toujours plus notre esprit critique, de titiller celui des autres et d'apprendre aux enfants de forger le leur.

Ha les journalistes ! Effectivement, il y a beaucoup à dire à leur sujet mais ils sont un « mal nécessaire aux démocraties ». Pas de « démocratie » sans presse libre, et dans l'ensemble, chez nous (monde industrialisé), je crois qu'elle l'est. Bien sûr, comme dans toutes professions il y a les véreux et les sérieux, les plus ou moins libres et les soumis, les bons papiers et les torchons. A nous de faire la différence, par bon sens et par recoupements.
Il ne peut y avoir de libertés sans presse libre et celle-ci ne peut donc être contrôlée pour quelque raison que ce soit, même la meilleure. Si on peut savoir où commence un contrôle, nul ne peut prédire où il s'arrêtera. Sans Voici, il n'y aurait pas le Canard et sans l'Uma il n'y aurait pas le Figaro, l'Express ou LeMonde (et vice et versa). J'irais jusqu'à penser que tous les médias, justement parce qu'ils sont variés et contradictoires, mêlant donc le vrai avec le faux, sont les derniers garants de nos libertés (avec Internet, bien sûr). Tout est dans « que ça se sache ». Ce n'est pas le procès des journalistes qu'il faut faire, mais celui des lecteurs.

Je mets généralement « démocratie » entre guillemets car j'entends souvent dire que dans les faits, « elle n'existe pas ». Le terme « Démocratie » ne doit pas être pris au premier degré de sa définition (pouvoir par le peuple, ou désigné par lui), mais comme une aspiration. Un but à atteindre, même si ce ne sera jamais le cas, puisqu'au surplus de ne pas être souhaitable, « tout le pouvoir au peuple » est impossible (pour gouverner, il faut bien une concentration des pouvoirs). Quant au libre choix du peuple à désigner le pouvoir, c'est un fantasme qui en restera toujours un, puisqu'en la matière nos choix sont généralement très limités et de toute façon toujours influencés (nous n'aurions rien d'humain dans le cas contraire).
En fait, même si la « démocratie » reste un rêve d'idéaliste, elle se traduit au moins dans la réalité par une volonté de suivre une direction vers laquelle il faut toujours essayer de tendre, car à son opposée il y a la dictature, l'oppression (et là on ne rêve plus, rien n'est impossible et le but peut être rapidement atteint).
« La démocratie est le pire des systèmes, ... à l'exception de ceux que l'on a déjà essayés » (Winston Churchill)

Pour être plus réaliste, je crois qu'une « démocratie » se caractérise, non pas par le libre choix d'un peuple à mettre un pouvoir en place, mais par sa possibilité de le faire tomber rapidement sans pour autant faire une révolution, sans effusion de sang. Les détenteurs du pouvoir n'y viennent pas pour leurs compétences, mais en partent du fait de leurs erreurs. C'est le principe de l'essai-sanction. Pour ce faire, en plus du multipartisme et de la libre expression, il faut que le peuple « sache » ce qui se passe. Pas nécessairement « tout », mais le plus possible.

Quant au « test démocratique » que la survivance de « Wiki Fuites » pouvait constituer, au vu des derniers évènements j'ai bien l'impression que c'est mal barré. Après tout, sur 6000 ans de civilisation « l'expérience démocratique » ne représente que quelques 300 ans. Retour vers les dictatures ?
Si la majorité des gens continue de ne focaliser leur intérêt que sur le "people", le foot ou les quelques miettes que leur jettent les grands argentiers de ce monde, je crois que nous en prendrons le chemin, l'histoire ne ferait alors que se répéter (comme disait je ne sais plus qui, « elle bégaie »). Mais je suis d'un naturel optimiste et pense quand même que si « a masse est con », les gens dans leur grande majorité, ne le sont pas.
« Les hommes deviennent fous en masse, mais retrouvent la raison un par un » (Charles Mackay)

Que pouvons-nous faire à notre niveau, si ce n'est aller au casse-pipe en abandonnant tout pour des convictions ?
Échanger, parler, faire courir les idées ... c'est déjà pas mal. Inutile de crier qu'il faut tout changer si trop peu de monde l'approuve ou de gesticuler tout seul. Aucun grand défenseur des libertés, ni aucun meneur de révolution, quelque soit l'époque ou le pays, n'a pu lancer un mouvement sans l'assentiment d'un grand nombre d''individus, pourtant et par définition « individuels » dans leurs intérêts, comme nous le sommes tous.

Faire circuler les idées, pousser le plus grand nombre à réfléchir, répandre le savoir. Je crois que c'est ainsi que les progrès sociaux se font, petit à petit. Des petits pas sûrs ne valent-ils pas mieux que des grandes enjambées instables ?



@+
Jack           ... + d'infos + d'esprit critique = + de liberté

04 novembre 2010

Financement des retraites : hypocrisie économique ou mensonge politique ?


Retraites : un débat totalement faussé à la base.

On ne risque pas de trouver la solution tant que l'on raisonnera « actifs-inactifs » et « emplois-cotisations », sans tenir compte des évolutions technologiques qui réduiront toujours plus et inéluctablement les emplois disponibles ... tout en créant plus de richesses, en taxant le travail et non la richesse produite. Le tout dans un contexte démographique en hausse et vieillissant.

Plus de robotisation, moins de travail, plus de richesses, vivre plus vieux et en bonne santé, avoir plus de loisirs, ... mais quoi de plus merveilleux ?
Mais non, pour les politiques et les économistes qui en sont encore aux calculs des années 70, c'est un problème ! C'est du moins ainsi qu'ils le présentent.

En fait, le vrai problème est toujours le même, à l'échelle nationale comme mondiale : continuer à répartir le plus inéquitablement possible les richesses produites, au mieux tout en faisant croire le contraire et au pire sans que cela ne se voit trop. Pour y arriver, il faut inquiéter le bon peuple, lui parler crise et lui brouiller l'esprit avec de faux problèmes, pour mieux masquer la cynique réalité.

La crise ? Une aubaine pour les industries qui ont pu faire une cure d'amaigrissement en personnel sans trop risquer les conflits sociaux. En quoi réinvestiront-elles quand l'économie mondiale reprendra son régime de croisière ? En emplois ou en automation ? Ce n'est pas un mal, mais une évolution normale et souhaitable. Le véritable mal est surtout dans les discours hypocrites.

Pour les retraites, on vous dira « qu'il ne faut pas confondre financement par répartition et fiscalisation », quoiqu'en pratique il n'y a rien de dérangeant à financer des besoins sociaux par la fiscalité (CSG par exemple). On vous dira que « ce ne sont pas les mêmes caisses », même si en pratique on n'hésite pas à combler le trou de l'une par l'excédent de l'autre par le biais de quelques artifices de comptabilité publique.
Autre astuce pour combler un déficit sans augmentation d'impôts ou de taxes : mettre quelques obligations supplémentaires à la charge des assurances privées. Devinez qui, de toute façon, paie à la sortie ?

Quoiqu'il en soit, nous éviterons peut-être et pour un temps seulement, le déficit des caisses de retraites, ... pour mieux creuser celui des autres caisses ou budgets. Côté emplois on a déjà du mal à caser les jeunes, alors je ne vois pas ce que l'on va faire des séniors.

Moins d'emplois, moins de retraites ? Qu'à cela ne tienne : ce sera plus d'indemnités maladie, de chômage, d'emplois quasi-inutiles financés à coups de subventions. Les décideurs se préoccupent beaucoup plus des statistiques que de votre sort, mais au bout de toutes les additions et soustractions, le compte sera le même.

Pour que les machines tournent, il faut continuer à consommer. Pour ce faire, il faut remettre un peu d'argent dans le circuit (juste ce qu'il faut, non par humanité, mais par utilité économique).


@+
Jack

03 septembre 2010

Religion, déficit public et harmonie sociale



Preuve supplémentaire, s'il en fallait encore, qu'il ne faut pas faire d'amalgame en raison des origines nationales, ethniques ou culturelles :
« Un musulman dézingue l'Islam » :
ou
Son interview semble avoir été récupérée par le FN, ce qui n'implique absolument pas qu'il soit de cette obédience (en fait je n'en sais rien, mais n'y crois pas).

Vidéo qui me parait résumer tout ce qu'il y a dire sur le culte et ses dérives, quelque soit-il.
Extraits (propos de Pascal Hilout) :
  • une partie de l'argent du contribuable est utilisé à la construction de mosquées de plus en plus grandes pour y endoctriner les générations à venir, pour les désintégrer et certainement pas pour les intégrer
  • toutes les religions basées sur des interdits, ... construisent des ghettos autour des êtres (culinaires, vestimentaires, matrimoniaux, ...), elles érigent des murs de séparation et de lamentation entre les citoyens
  • les associations et l'État sont des alliés pour distribuer de l'opium au peuple au lieu de lui donner du travail et de la justice sociale
  • des rues occupées pour la prière du vendredi, ... alors que l'Islam permet de prier chez soi, seul ou en petit groupe (on laisse faire le « lobbies de la prière »)
  • avoir (Sarkozy) remis les religions au centre de la citée, est la désagrégation de cette nation (la France)
Suite à petite recherche pour savoir qui est Mohamed Pascal Hilout (qui serait corédacteur de Riposte Laïque, initiateur du "nouvel islam" et coauteur du livre "Les dessous du voile"), on constate qu'il n'est ni Islamophobe, ni anti-religion, mais seulement laïc. A l'écoute d'autres débats (notamment au sujet du conflit israélo-palestinien, source de toutes les haines), j'ai pu constater qu'il avait toujours des propos de bon sens, que son discours restait mesuré. De cette personnalité émergent une intelligence et une connaissance historique qui contrastent avec l'obscurantisme de ses principaux détracteurs (des fondamentalistes islamiques, bien sûr).

Ne pouvant m'empêcher d'approfondir un peu tout ce qui m'interpelle (d'autant que le sujet est tout de même sensible et d'actualité, qu'il s'agisse de religion ou de déficit public), je suis allé faire un tour sur le Web pour savoir combien nous coûtaient les culs-bénis, toutes religions confondues, à travers l'impôt. Financement « forcé » donc, même pour les 100% laïques (tout de même la majorité des citoyens, dont je fais partie).

En France, nous nous en sortons assez bien et va pour l'entretien des cathédrales existantes (patrimoine culturel et architectural).
Par contre, en Europe il y aurait du ménage à faire.
Note de synthèse du Sénat sur le financement par l'État, du culte en Europe : http://www.senat.fr/lc/lc93/lc930.html
Instructif !

Outre que nos finances publiques soient de plus en plus étroitement liées à celles de l'Europe (ce que certains pays consacrent aux cultes, diminue d'autant leur participation à l'EU), nombre de pays Européens payent des religieux dont le prêche se limite souvent à faire la distinction entre croyants et non croyants, quand ce n'est pas d'alimenter la discorde entre confessions. Il y a déjà les citoyens de gauche et de droite, alors n'allons pas nous pourrir un peu plus la vie avec d'autres divisions. D'une certaine manière, les Européens que nous sommes « achètent le bâton pour se faire battre » en rémunérant ces prêcheurs d'un autre temps qui participent, de fait, à la ségrégation et à la division sociale.

Quant à nous, et bien nous continuons quand même à financer les religieux dans certains territoires d'outre-mer et départements de l'Est français. S'y rajoute la déductibilité fiscale (dons aux œuvres religieuses) et les subventions communales dans le cadre des associations loi 1901 qui peuvent aller jusqu'à l'offre du terrain ou l'aide à la construction de nouveaux lieux de culte.

Une certaine partie de nos impôts est consacrée à l'aide pour l'intégration, et une autre à la « désintégration » (pour reprendre le terme, très juste, employé dans la vidéo). N'est-ce pas aberrant ?

Précision : je ne vise pas une religion en particulier, mais toutes. Chacune a ses prêcheurs modérés et virulents, progressistes et rétrogrades, y compris chez les cathos. Je ne suis pas contre la pratique d'une religion, quelque soit-elle, mais ni à mes frais, ni à ma vue. Que ceux qui y tiennent, se financent seuls et discrètement. Après tout, le fait de croire ou non en dieu, ne relève-t-il pas d'une affaire personnelle et intime ?

Quand ce type de croyance est publiquement affiché, avec prosélytisme, ce n'est ni plus ni moins que de la politique (avec ce qu'elle inclut en recherche d'argent et de pouvoir), et de la plus mauvaise et dangereuse, car rien n'est et ne peut être démontré, que l'adhésion doit être inconditionnelle. « L'adhésion inconditionnelle » à un parti ou à un dieu, n'est-ce pas ce qui a fait et continue de faire le plus de dégâts dans l'humanité ?

Quoiqu'après réflexion, la religion relevant à mon sens de la philosophie et ne me privant pas d'en faire à tous propos (comme vous l'avez remarqué), je vais réclamer une subvention (bon d'accord, je vais devoir « émigrer » à Strasbourg ou en Belgique).


@+
Jack 
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.

PS :
Rappel historique intéressant sur le sujet :
Je relève :
1795, 21 février (3 ventôse) : Liberté des cultes mais interdiction de manifestations extérieures

28 mars 2010

Souffrance animale, viande halal ou pas


Question commerce, les amerlocs n'ont pas trop d'état d'âme. Ils s'adaptent très QUICK aux changements culturels.

Les hamburgers halal de Quick passent mal
Enquête pour discrimination sur le Quick halal de Roubaix
Hamburger halal: Quick veut le beurre et l'argent des beurs

Pour le reste, faut-il manger « animal » ou pas ?

Si les protéines sont indispensables à notre équilibre alimentaire, nous pouvons les trouver dans certaines plantes/graines. Mais de ce que j'en sais, il faut quand même être expert en botanique, en diététique et en cuisine, pour y arriver.

Souffrance animale :
En tant que grand amateur de viande, j'ai effectivement un peu honte, et regrette que l'abattage, soi-disant « sans souffrance », pratiqué dans les abattoirs les plus modernes d'Europe, reste encore très barbare (effectivement, les reportages sur le sujet sont très rares, économie alimentaire oblige). Tuer un animal sans stress ni souffrance est pourtant techniquement possible, mais trop peu de gens sont encore mobilisés sur ce thème pour que les pratiques évoluent convenablement.
« La grandeur d'une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés de la manière dont elle traite les animaux » (Mahatma Gandhi)

Écologie :
Saviez-vous que l'élevage des bovins sur la planète dégage plus de CO² que tous les véhicules en circulation, sur cette même planète ?
De mémoire, 18% de CO² par l'élevage (méthane) contre 15% pour l'automobile.

Ressources alimentaires :
La quantité d'énergie avalée sous forme de viande est très largement inférieure à celle qu'il a fallu pour la constituer (quantité de céréales avalée par l'animal). Je ne me rappelle plus des proportions, mais le facteur est supérieur à 2 (de l'ordre de 4 il me semble).

Tout cela ne donne-t-il pas à réfléchir ?

Mangeons du poisson, me direz-vous. On résoudra le problème du méthane (sauf à ce que les poissons « pètent » en silence), mais pas celui de la souffrance. Que nous y soyons moins sensibles, n'est pas un critère d'évaluation. Quant au problème des ressources alimentaires, il se présente sous une forme encore plus radicale : on pêche déjà largement plus vite que le poisson ne se reproduit, sans compter les perturbations que nous créons dans l'écosystème maritime qui ne fait que ralentir encore plus les cycles de reproduction (sur certaines espèces ou zones de pêche, le déficit est déjà constaté de façon alarmante).
  
Reste les insectes : protéines, quantité. Souffrance à déterminer. En tout cas, c'est bien eux qui auront raison de nous !
  
  
@+
Jack 
Il est beaucoup moins dangereux d'utiliser son intelligence pour des conneries, que sa connerie pour des trucs intelligents.

05 mars 2010

Nos droits et libertés individuelles en danger (STIC)


Elles sont déjà en passe de n'être plus qu'une belle théorie juridique, et pourraient devenir si nous n'y prêtons pas attention, le vague souvenir de ce qui fondait, avec « l'Etat de droit », ce que l'on appelle encore une « démocratie ».

Ne vous êtes-vous pas demandé un jour pourquoi un poste, un avancement, un emploi, une mission ou une fonction publique vous était refusée alors que vous remplissiez pourtant toutes les conditions de diplômes, de compétence, de moralité pour y avoir accès, alors qu'aucune raison de ce refus ne vous était clairement donnée ?

Vous êtes certain que votre casier judiciaire est vierge, mais êtes-vous tout aussi certain qu'il n'existe pas un autre fichier, beaucoup moins contrôlé, pouvant le remplacer ?
Bingo ! ... c'est le STIC !

Qu'est-ce ?
Système de Traitement des Infractions Constatées

Vous n'avez absolument rien à vous reprocher, au passé comme au présent, vous ne voyez aucun inconvénient à être fiché un peu partout, ni à être filmé par des caméras de surveillance dans des lieux publics. Vous pensez que le problème prioritaire est la sécurité.

Mais avez-vous pensé aux erreurs ?
- ressemblance avec une personne filmée alors qu'elle commet un acte graveleux, suivie d'une enquête copieusement médiatisée 
- erreur dans la saisie de données dans un fichier, lui-même source d'autres fichiers

Extrait relevé sur le lien Wikipedia ci-dessus :
Dans son rapport3 publié le 20 janvier 2009, basé sur des contrôles effectués de juin à novembre 2008, la CNIL estime que seulement 17 % des fiches sont exactes. .... La CNIL a relevé aussi des erreurs fréquentes et a souligné les conséquences de ces informations erronées lors d'enquêtes administratives pour les personnes travaillant dans le domaine de la sécurité ou pour des procédures administratives ... La CNIL a noté également des déficiences dans la détection d'éventuelles anomalies dans la consultation de ces fichiers.

Risques et anomalies :

STIC : Histoires vécues

Qu'on se le dise !
Nul ne peut jurer d'être à l'abri de poursuites pénales plus ou moins graves. ... Ne serait-ce que par erreur ! ... Ne serait-ce que par modification de la loi pénale !

Avez-vous pensé au « délit d'opinion » ?
Si à ce jour il n'existe pas en Europe, n'oubliez pas que sous des formes plus ou moins déguisées il a existé dans le passé et que rien ne peut nous assurer, surtout au train ou nous allons depuis quelques années, ... qu'il n'existera pas de nouveau un jour !


@+
Jack 
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.

23 février 2010

Économie et chômage : un peu de clairvoyance


Finissons-en avec les clichés du genre « on ne gagne que ce que l'on mérite » et « du travail pour tous ». La crise financière aura au moins eu le mérite de mettre en lumière l'ineptie de la première certitude et la montée internationale du chômage, la dimension utopique de la deuxième espérance. On ne résout pas des problèmes nouveaux avec des conceptions anciennes.

Economie Idées
Tribune : La croissance est-elle la solution au chômage ?
par Frédéric Lutaud
Contre-Info n'est certes pas un site vantant les mérites du capitalisme, mais on ne n'y lit pas que des niaiseries. Pour tout dire, je trouve le plus souvent leurs articles trop orientés, mais celui-ci, abordant un problème de fond de nos sociétés, me semble tout aussi réaliste que logique. 

De mon point de vue (et vous savez que je suis sans véritable tendance politique) cet article met en lumière ce qui me semble depuis longtemps une évidence : plus nos sociétés se mécaniserons, plus elles produiront de richesses et moins il y aura de travail pour l'homme. Le chômage n'est pas une conséquence de mauvais choix politiques, mais la résultante mathématique d'une bonne organisation économique. Mais contrairement à ce qu'il devrait être, bonne organisation économique ne signifie pas bonne organisation sociale.

Produire toujours plus efficacement avec moins de travail, n'est-ce pas le but ultime de toute société organisée ? Toujours plus de richesses produites et moins de travail à se partager : au lieu d'y voir un formidable avantage, nous n'y voyons qu'une avalanche d'inconvénients !
N'est-ce pas absurde ? 

Quand la société humaine avait besoin de la participation de tous, il était normal de partager la production commune (ou richesses) en fonction du travail de chacun. Maintenant « la machine » produit toujours plus avec un besoin humain toujours plus faible. A terme, la totalité de la richesse produite devra-t-elle toujours être partagée entre les seuls individus qui resteront aux manettes ? Cette minorité finira par mourir d'indigestion et la grande majorité, de faim. A moins que le grand nombre ne se révolte et casse la belle machine que des générations entières ont eu tant de mal à construire. Ce sera la famine pour tous.  

Si nous continuons à penser le monde d'aujourd'hui avec les vieilles idées d'hier, si nous persistons à raisonner en termes de « travail-consommation », « actifs-inactifs », « utiles-inutiles », nous irons droit dans le mur. Tous le monde y perdra, riches comme pauvres, car les inégalités grandissantes engendrerons des instabilités sociales et géopolitiques destructives.
Les vrais causes de tous nos « maux de société » ne sont pas la rapidité des évolutions technologiques, mais bien la lenteur de nos sociétés à s'y adapter.

Pour ceux qui n'aurons pas le courage de lire l'article en entier (celui-ci apportant pas mal de données chiffrées que certains vont rapidement trouver rébarbatives),  
quelques extraits :

... entre 1995 et 2002, la production industrielle globale a augmenté de 30 % et la productivité a crû de 4,3 % [7] , tandis que chaque année, l'emploi industriel a chuté dans toutes les régions du monde jusqu'à perdre 31 millions d'actifs. Rien que sur les 6 dernières années, l'industrie française a perdu 476.000 emplois [8], et cela avant la crise des subprimes, alors que la production industrielle n'a cessé d'augmenter sur le territoire national jusqu'en 2008. Partout la productivité détruit de l'emploi.

En trente ans, nous produisons quasiment le double de richesses avec 10 % de travail humain en moins. Alors la France championne du monde de la productivité ? Oui, si l'on en croit les sources du BIT, du moins entre 1980 et 2006, elle arrive en tête du classement : Allemagne + 1,4 %, Etats-Unis + 1,7 % et la France + 2,2 %. Pourtant les entreprises américaines ont investi plus de 1000 Mds de dollars dans l'informatique dans les années 80 et la France a eu un gain de productivité supérieure. Voilà qui contredit le manque de compétitivité de notre économie. Parallèlement le baby boom a augmenté la population active de 23 %.

« La vielle logique qui consiste à dire que les avancées technologiques et les gains de productivité détruisent d'anciens emplois mais créent autant de nouveaux n'est plus vraie aujourd'hui » [9]. La révolution informationnelle et le reengineering sont déjà en train (et plus encore à moyen terme) de réduire drastiquement la masse salariale chez les cols blancs, dans les banques, les assurances, les secteurs de la vente en gros et au détail, de la comptabilité, des centres d'appels, etc... aussi sûrement que l'automatisation a décimé les ouvriers occidentaux.

La mutation de nos sociétés industrialisées se poursuit et nous ne sommes qu'aux prémisses des bouleversements annoncés.
Les pays en voie de développement sont aussi touchés par le transfert des technologies. La Chine a perdu 20 millions d'emplois en 2009 [12] et ce n'est pas seulement le résultat de la crise financière.
« Le rôle des humains comme principal facteur de la production est condamné à diminuer, de la même manière que celui des chevaux dans la production agricole fut d'abord réduit, puis finalement éliminé par l'introduction des tracteurs » disait déjà dans les années 80 le prix Nobel d'économie Wassily Leontief [16]. Trente ans plus tard devons-nous assister impuissants à la « réorganisation du travail » par les marchés financiers ou prendre les devants pour accompagner vers le progrès social le tournant amorcé par la production ?

La droite libérale, aujourd'hui au pouvoir, craint fondamentalement le retour du plein-emploi qui renforce le pouvoir de négociation des travailleurs.
Le Parti Socialiste, en ne démasquant pas le mythe de la croissance comme unique planche de salut de la prospérité économique et sociale, fait le jeu de l'opposition. C'est l'erreur congénitale d'une politique de gauche héritée d'une culture productiviste où l'émancipation de la classe ouvrière passait par le développement des forces productives.

.../...

Si gouverner, c'est prévoir, il nous faut tirer rapidement les conséquences de ce paradoxe qui consiste à produire toujours plus avec toujours moins de monde. La crise financière ne pourra dissimuler très longtemps les racines de la crise économique.

Mais les réalités n'empêcherons pas quelques attardés de continuer à penser « qui veut travailler travaille » et qu'il « faut faire plus d'enfants pour relever l'économie ».

J'allais oublier : « le travail c'est la santé » (c'est ce que disait jadis, le châtelain à ses serfs) et « la liberté par le travail » (c'est ce qu'il y avait de forgé sur l'entrée du camp d'Auschwitz). Nous pourrions aussi en parler avec France Télécom, Thales ou toutes ces autres boites qui savent plus ou moins bien planquer leurs suicidés. 

  
@+
Jack 
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.

05 février 2010

Fumer tue ...


... Respirer aussi, l'air contenant l'un des plus puissants oxydant, l'oxygène bien sûr.

En fait, il y a beaucoup plus dangereux : les « tueurs de libertés », tous les antitout qui sont à l'origine de toutes ces lois antitout.
Plutôt que de s'aménager les espaces aseptisés dont ils rêvent, ils cherchent à les imposer à tout le monde. Or vouloir « imposer » son point de vue ou sa façon de vivre, n'est ni plus ni moins que de l'extrémisme, tout aussi comparable aux prêches de quelques dictateurs ou fanatiques religieux.

MAIS il semblerait que l'on commence enfin à se réveiller, en France comme un peu partout en Europe.

A lire jusqu'au bout, car c'est la fin de l'article qui m'a paru le plus intéressant.
Extraits (pour les paresseux) :

Face à cette situation, quelques militants réagissent. Parmi eux, Marthe Lazarus, 32 ans, artiste et "activiste" de la nuit. En janvier 2007, elle a fait circuler un texte intitulé La Nuit irrespirable, qui mettait en garde contre l'interdiction de la cigarette. Refusé par toutes les rédactions sauf par le luxueux magazine Nuke, le texte se concluait ainsi : "La nuit est comme le rêve. Personne n'a le droit de le surveiller. Nous sommes peut-être de sales fumeurs, nous sommes peutêtre des hypersensibles, des marginaux, mais nous sommes beaux et indispensables à la société. Vous ne voulez plus de nous mais vous ne pourrez pas vivre sans nous. Alors si vous laissez ce crime contre la nuit impuni et répété, ne vous étonnez pas de voir ce que vous aimez du monde disparaître définitivement."

Pour beaucoup de défenseurs de la cigarette, la même loi ne peut régir le jour et la nuit. On pense à Amsterdam qui s'est dotée d'un "maire de nuit" chargé de dialoguer avec les acteurs de la nuit. Charitini Karakostaki, jeune sociologue grecque, doctorante à l'EHESS. "Dans l'affaire de la cigarette, le jour régit la nuit : cela m'apparaît comme un non-sens. Il faut parvenir à considérer la nuit comme un moment différent du jour.

Passée par Berlin avant de s'installer à Paris, Charitini Karakostaki évoque aussi la relative docilité des Français lors de l'arrivée de la loi antitabac. "Même avant l'arrivée de la loi, le manque de réaction m'a frappée. Quand l'Allemagne a décidé d'interdire la cigarette dans les lieux publics, il y a eu de nombreuses protestations. En France, personne n'a tenté d'inverser la marche, on a accepté, tout simplement. J'y vois la trace d'une certaine culture constitutionnelle. Les Français ont du mal à revenir sur une loi : une fois votée, elle s'impose. En Allemagne, on réexamine sans cesse les lois."

... On devrait aussi réfléchir à l'application de la loi. Les Berlinois sont arrivés à faire reculer l'interdiction dans les lieux de petite taille. C'est que le maire se porte garant de sa vie nocturne et qu'il a lui-même assoupli les règles de sa ville. En France, et notamment à Paris, les hommes et les femmes qui nous dirigent restent de fermes partisans de ces lois jacobines qui ne font pas de détail."

A Marseille :

... Enfin quelques voix s'élèvent pour rendre l'air social un peu plus respirable, enfin la nuit va peut-être retrouver ses incomparables attraits, enfin les « tellement sages de corps et d'esprit » qu'ils en deviennent insipides, vont peut-être laisser les autres respirer ce qu'ils veulent et quand ils le souhaitent. 
Et alors ? Laissez-moi au moins "l'ultime" droit d'en décider !
« Ha ben non, car tu vas coûter" en sécu ! » ... Oui mais, je ferais faire des économies bien plus importantes aux caisses de retraite !

Mais au fait ! C'est bien à cause des interdictions qu'il y a des désobéissances, non ?

  
@+
Jack 
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.

27 janvier 2010

Carnaval musulman

De mon point de vue, tout est résumé dans cette lettre ouverte de Madame Elisabeth Badinter parue dans le Nouvel Observateur en 2009, “aux femmes portant volontairement la burqa
http://www.bivouac-id.com/billets/adresse-a-celles-qui-portent-volontairement-la-burqa-delisabeth-badinter/
Extraits :
…/…
Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l'un, pachtoune (Afghanistan, Pakistan) pour l'autre, allez-vous continuer à cacher l'intégralité de votre visage ?
…/…
Dans une démocratie moderne, où l'on tente d'instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n'est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres
Alors je m'interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble ?
…/…
En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l'offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez.
…/…
 
On pourrait y rajouter : pourquoi tout un débat national et une loi spéciale ne faisant qu'attiser frustrations (religieuses) et haine raciales,
... alors qu'il suffisait de voter une loi interdisant tout simplement de circuler le visage masqué dans les lieux publics (rue comprise) pour des raisons de sécurité ?
Il est bien interdit de circuler à poil dans la rue pour des raisons de bonnes mœurs et on en fait pas tout un plat.
 
N'ayant rien trouvé sur la burqa ou la niqab (manque d'humour de ce côté ou risque de fatwa ?), j'ai pris le plus approchant et le plus proche de notre “histoire Européenne ancienne”.
 
@+
Jack