03 septembre 2010

Religion, déficit public et harmonie sociale



Preuve supplémentaire, s'il en fallait encore, qu'il ne faut pas faire d'amalgame en raison des origines nationales, ethniques ou culturelles :
« Un musulman dézingue l'Islam » :
ou
Son interview semble avoir été récupérée par le FN, ce qui n'implique absolument pas qu'il soit de cette obédience (en fait je n'en sais rien, mais n'y crois pas).

Vidéo qui me parait résumer tout ce qu'il y a dire sur le culte et ses dérives, quelque soit-il.
Extraits (propos de Pascal Hilout) :
  • une partie de l'argent du contribuable est utilisé à la construction de mosquées de plus en plus grandes pour y endoctriner les générations à venir, pour les désintégrer et certainement pas pour les intégrer
  • toutes les religions basées sur des interdits, ... construisent des ghettos autour des êtres (culinaires, vestimentaires, matrimoniaux, ...), elles érigent des murs de séparation et de lamentation entre les citoyens
  • les associations et l'État sont des alliés pour distribuer de l'opium au peuple au lieu de lui donner du travail et de la justice sociale
  • des rues occupées pour la prière du vendredi, ... alors que l'Islam permet de prier chez soi, seul ou en petit groupe (on laisse faire le « lobbies de la prière »)
  • avoir (Sarkozy) remis les religions au centre de la citée, est la désagrégation de cette nation (la France)
Suite à petite recherche pour savoir qui est Mohamed Pascal Hilout (qui serait corédacteur de Riposte Laïque, initiateur du "nouvel islam" et coauteur du livre "Les dessous du voile"), on constate qu'il n'est ni Islamophobe, ni anti-religion, mais seulement laïc. A l'écoute d'autres débats (notamment au sujet du conflit israélo-palestinien, source de toutes les haines), j'ai pu constater qu'il avait toujours des propos de bon sens, que son discours restait mesuré. De cette personnalité émergent une intelligence et une connaissance historique qui contrastent avec l'obscurantisme de ses principaux détracteurs (des fondamentalistes islamiques, bien sûr).

Ne pouvant m'empêcher d'approfondir un peu tout ce qui m'interpelle (d'autant que le sujet est tout de même sensible et d'actualité, qu'il s'agisse de religion ou de déficit public), je suis allé faire un tour sur le Web pour savoir combien nous coûtaient les culs-bénis, toutes religions confondues, à travers l'impôt. Financement « forcé » donc, même pour les 100% laïques (tout de même la majorité des citoyens, dont je fais partie).

En France, nous nous en sortons assez bien et va pour l'entretien des cathédrales existantes (patrimoine culturel et architectural).
Par contre, en Europe il y aurait du ménage à faire.
Note de synthèse du Sénat sur le financement par l'État, du culte en Europe : http://www.senat.fr/lc/lc93/lc930.html
Instructif !

Outre que nos finances publiques soient de plus en plus étroitement liées à celles de l'Europe (ce que certains pays consacrent aux cultes, diminue d'autant leur participation à l'EU), nombre de pays Européens payent des religieux dont le prêche se limite souvent à faire la distinction entre croyants et non croyants, quand ce n'est pas d'alimenter la discorde entre confessions. Il y a déjà les citoyens de gauche et de droite, alors n'allons pas nous pourrir un peu plus la vie avec d'autres divisions. D'une certaine manière, les Européens que nous sommes « achètent le bâton pour se faire battre » en rémunérant ces prêcheurs d'un autre temps qui participent, de fait, à la ségrégation et à la division sociale.

Quant à nous, et bien nous continuons quand même à financer les religieux dans certains territoires d'outre-mer et départements de l'Est français. S'y rajoute la déductibilité fiscale (dons aux œuvres religieuses) et les subventions communales dans le cadre des associations loi 1901 qui peuvent aller jusqu'à l'offre du terrain ou l'aide à la construction de nouveaux lieux de culte.

Une certaine partie de nos impôts est consacrée à l'aide pour l'intégration, et une autre à la « désintégration » (pour reprendre le terme, très juste, employé dans la vidéo). N'est-ce pas aberrant ?

Précision : je ne vise pas une religion en particulier, mais toutes. Chacune a ses prêcheurs modérés et virulents, progressistes et rétrogrades, y compris chez les cathos. Je ne suis pas contre la pratique d'une religion, quelque soit-elle, mais ni à mes frais, ni à ma vue. Que ceux qui y tiennent, se financent seuls et discrètement. Après tout, le fait de croire ou non en dieu, ne relève-t-il pas d'une affaire personnelle et intime ?

Quand ce type de croyance est publiquement affiché, avec prosélytisme, ce n'est ni plus ni moins que de la politique (avec ce qu'elle inclut en recherche d'argent et de pouvoir), et de la plus mauvaise et dangereuse, car rien n'est et ne peut être démontré, que l'adhésion doit être inconditionnelle. « L'adhésion inconditionnelle » à un parti ou à un dieu, n'est-ce pas ce qui a fait et continue de faire le plus de dégâts dans l'humanité ?

Quoiqu'après réflexion, la religion relevant à mon sens de la philosophie et ne me privant pas d'en faire à tous propos (comme vous l'avez remarqué), je vais réclamer une subvention (bon d'accord, je vais devoir « émigrer » à Strasbourg ou en Belgique).


@+
Jack 
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.

PS :
Rappel historique intéressant sur le sujet :
Je relève :
1795, 21 février (3 ventôse) : Liberté des cultes mais interdiction de manifestations extérieures