01 septembre 2011

Vendez vos obligations d'État, achetez des actions ?


Pour les actions, je ne suis pas à 100% sûr. Mais pour les obligations d'État, le placement (dit « en Euros ») de faible rapport mais considéré comme « sûr », je serais assez convaincu. C'est le placement préféré des Français et c'est sur celui-là, en dehors de l'or et de l'immobilier, que tout le monde se jette en période d'incertitude économique.

Pour rappel, si vous n'avez que des contrats d'assurance vie ou des portefeuilles sous gestion, les obligations en Euros y ont forcément une place, plus ou moins conséquente (de 20 à 100%) suivant le type de contrat. Vous savez, ceux aux noms évocateurs sur le type de risque : « dynamique », « équilibré », « tranquillité ». Entendez par là, « dynamite », « panier percé » ou « fuyant ».

Non pas que vous risquez de ne pas vous faire rembourser, mais que ce le soit en « monnaie de singe » ... ce qu'ont régulièrement fait tous les États au cours de leur histoire, la palme revenant bien sûr aux USA (surtout depuis que le dollar est « monnaie de référence »), et ce que semblerait préparer l'Europe, si elle y arrive. ... Et c'est tout de même, et tant pis pour les prêteurs, ce que je lui souhaite, ce que je nous souhaite !
Car le contraire (implosion de l'Euro et explosion de l'Europe) serait encore bien pire, si ce n'est carrément catastrophique (à mon avis).

Bon, pas de panique quand même, ce n'est pas pour demain ! ... seulement à partir d'après demain.

Un article intéressant :
« Le faux nez et les moustaches de l'eurobond » (par Bruno Bertez, ancien directeur de la "Tribune de l'économie", ancêtre de la Tribune, lancé en 1985)
Extrait :
« Dans le cas des eurobonds, il est clair que l'on n'en comprend la portée qu'en replaçant le dispositif dans une stratégie. Or, cette stratégie est soigneusement cachée.
Ce ne sont pas les malheureux partis de gauche, syndicats et autres, qui vont se charger de décortiquer ces dispositifs, ils sont inflationnistes dans l'âme et plus il y a de possibilités de laxisme, plus ils sont satisfaits. Quant à la droite, elle est toujours contente de délocaliser la souveraineté française, pensant que cela met le pays et surtout ses intérêts, à l'abri de dérives sociales difficilement contrôlables autrement. 
Derrière l'économie, la finance et la monnaie, il y a toujours de la politique.»

Je suis assez d'accord sur le principe des mécanismes souhaités et leur finalité à terme (forme de dévaluation de la monnaie unique), mais absolument pas sur le résultat négatif décrit par l'auteur (reculer pour mieux sauter, bombe à retardement). Dans le passé, à leur manière mais sur ce principe, les USA se sont assez bien sortis des grandes crises économiques. Autrement dit, même si je n'en achèterai pas, je suis pour les euro-bonds (obligations émises et garanties par l'euro-zone pour mutualiser la dette des pays européens, ce que préconisent la majorité des économistes, des États Européens et même les USA, ... mais pas le parti d'Angela Merkel).

Quoiqu'il en soit, Euro-bons ou pas, que les États Européens s'entendent ou pas pour résoudre leurs problèmes de dette, l'euro devrait souffrir d'une manière ou d'une autre ... et les placements obligataires en ladite monnaie, de même.

Et les autres placements ?
  • Or et autres métaux précieux ... cela me semble déjà trop haut, donc trop tard
  • Immobilier ... trop tard, c'est assez clair, mais surtout terrain de chasse privilégier du fisc (qu'il s'agisse de remplir les caisses nationales ou locales).
  • œuvres d'art : faut vraiment s'y connaître
  • et quoi d'autre ?

  
@+
Jack
bourso-cyber dépendant