09 mai 2013

Sommes-nous bien conscient de notre chance ?

... comme celle d’être né(e) parmi les plus verni(e)s de la planète.

Dans quelques minutes vous devriez vous sentir bien plus riche que ce que vous ne l’auriez pensé.

 

Et si vous faisiez partie des "1%" les plus riches au monde ?

http://www.latribune.fr/vos-finances/20130422trib000760931/et-si-vous-faisiez-partie-des-1-les-plus-riches-au-monde.html#xtor=EPR-2-[Vos+finances]-20130429

Marina Torre | 22/04/2013

 

En suivant quelques liens depuis cet article, vous pourrez vous « amuser à jauger » :

- votre richesse comparée au niveau mondial        http://www.globalrichlist.com/

- votre niveau de revenu (salaire)             http://www.inegalites.fr/spip.php?page=salaire

Bon d’accord, comme il est dit dans l’article ou l’un de ses liens, la richesse est une notion très relative, dépendante également du coût de la vie dans le lieu ou l’on vit et d’une foule d’autres considérations (types de revenus, valeur patrimoniale, avantages et privilèges).

Mais au bout du compte, la plus grande richesse n’est-elle pas celle du « savoir » et de notre degré de prise de conscience sur le monde qui nous entoure ?

 

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Jack

08 mai 2013

La crise : faute à la régulation, à l'Etat providence ?

Un point de vue incriminant l’endettement de « l’État providence » des pays occidentaux dans la crise économique mondiale.
L'incroyable mensonge sur la crise : la vision d'un entrepreneur
Pierre Chappaz, PDG Ebuzzing, Suisse | 28/04/2013
Et si nous étions tous responsables de cette crise. Réflexions sur la bulle, la dette et la fin de l'Etat Providence.
Qu’en pensez-vous ? Quel est votre point de vue ?
Je n’ai pu m’empêcher de donner le mien (sous pseudo « sophisme a écrit le 08/05/2013»)
"L'incroyable mensonge ...". Mais qui ment véritablement ? A mon avis, pas grand monde si ce ne sont quelques banquiers qui défendent leurs profits. Par contre, personne n'a encore totalement compris les mécanismes (les historiens le feront ... dans une trentaine d'années). Le plus grave est donc que personne n'a encore de véritables solutions pour sortir de l'ornière. Les politiques tâtonnent et leurs conseillers, comme les économistes, sont diamétralement divisés, ... tout comme les participants à cet article.
Les raisonnement les plus dangereux restent ceux qui ne sont emprunts que de certitudes. Pour ma part, je suis un libéral qui a au moins compris que le libéralisme venait d'atteindre ses limites, tout comme le collectivisme l'avait fait en son temps. Le bon côté de cette crise (si nous la comprenons), est la démonstration qu'en matière économique (comme ailleurs) aucun excès n'est salutaire et que seule la régulation des États peut nous en préserver.
Les sources de la crise sont bien plus complexes et imbriquées que celles que cet article veut dépeindre (il est assez banal que les gens aient des explications simples pour les phénomènes complexes). Certes le maintient du niveau de vie occidental devant les "justes aspirations" des pays émergents a un coût, certes le problème de fond se situe dans l'explosion démographique mondiale de ces cent dernières années, certes il faudra bien que les insupportables écarts de niveaux de vie à travers le monde se lissent un jour, .... mais bien simpliste est le raisonnement qui tendrait à croire (ou faire croire) que la crise mondiale actuelle n'est que la cause des "États providence" des pays occidentaux.
Le véritable "État providence" ne dura que le temps où l'économie pu se le permettre, dans les années 70 et en Europe. Ensuite, la libéralisation et la dérégulation qui va de paire, reprirent petit à petit le dessus (quelque fussent les gouvernements en place), jusqu'à quelques bulles révélatrices des excès de l'ingénierie financière (comme celle des Technos), puis les suivantes que nous venons de connaître. Entre temps, il n'y eut jamais autant de milliardaires et de pauvres sur la planète. Les écarts ne firent qu'extraordinairement se creuser, jusque dans des proportions humainement insoutenables. Il faut être singulièrement aveugle, stupide ou au contraire moralement tordu pour ne pas l'admettre. Quant à confondre "collectivisme" et "régulation", c'est également démontrer pauvreté ou malhonnêteté intellectuelle.
On ne pourra changer la nature humaine profonde, d'abord guidée par l'égoïsme et l'enrichissement personnel, qui n'est pas un mal mais au contraire un bien, puisqu'un moteur puissant de créativité. Mais on ne peut, sans aller à la catastrophe planétaire, "laisser faire et laisser aller" sans contraintes. La collectivité, représentée par l’État (ou un collectif d’États), doit donc mettre en place des garde-fous pour canaliser les aspirations individuelles exagérées, mal orientées, voire mal intentionnées. En clair, aux entreprises de chercher à faire des profits, c'est leur rôle et même leur devoir. A l’État de réguler la manière dont elle les fait et à assurer une redistribution minimale de ceux-ci, d'une part pour ne pas décourager les entreprises d'en faire, et d'autre part préserver la paix sociale en maintenant un juste équilibre redistributif.
La régulation existe depuis que la civilisation existe (depuis l'antiquité). Sans elle, l'humanité aurait disparue depuis longtemps. Tout le débat tournerait donc sur le "niveau de régulation". Ces quinze dernières années les marchés financiers ont été dérégulés, tout comme ils l'avaient été dans les années 20, ce qui mena à la grande dépression (et non la "récession") des années 30 ... pour déboucher où vous savez. C'est un peu le même scénario qui vient de se produire : dérégulation, laisser faire et laisser aller, bulles et ... récession pour l'instant, les politiques et leurs conseillers ayant quand même un peu appris de l'histoire.
Si on écoutait maintenant les ultra-libéraux (qui n'ont rien compris au film ou qui ne cherchent qu'à servir leurs propres intérêts, qui ne seront qu'à court terme), la récession actuelle se transformerait inévitablement en dépression (c'est plus long et plus grave) pour déboucher tout aussi inévitablement ... (devinez où).
En fait, c'est justement l'absence de régulation qui génère les excès et des écarts qui finissent toujours par craquer un jour ou l'autre, pour le malheur de tous, riches ou pauvres.
Dernier exemple en date du « tout libéralisme »laisser faire les entreprises, car elles seules savent où est l’intérêt de tous ») démontrant, si besoin était, qu’il n’y a pas qu’en matière financière qu’il y a des risques réels à écarter l’intervention de l’État dans les affaires du privé :
Liban: la compagnie MEA vole coûte que coûte au-dessus de la Syrie
latribune.fr | 08/05/2013
 
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Jack