“Puisque je veux bien partager ce que je n'ai pas, il est donc normal que ceux qui ont plus partagent ce qu’ils ont.
Je veux plus de service public et continuer à ne pas payer d'impôt sur le revenu, puisque c'est aux autres de casquer pour ces services qui pour moi sont un dû.
En ce moment, j'offre la gratuité des péages, des indemnités versées par l'Etat aux grandes entreprises pour compenser les dommages matériels et commerciaux qu'elles ont subis et du boulot aux PME qui vont devoir reconstruire tout ce que j'ai cassé, du moment que ce n'est pas moi qui paierai l'addition.
Je ne connais pas le mot “relativiser”. Quand on me dit que l’on ne peut comparer la situation économique de la France et “ses pauvres”, à celle de la grande majorité de pays dans le monde (Amérique du Sud, Afrique, Asie) et qu’elle est même plus enviable que celle de la plupart des pays de l’UE, je réponds que je m’en fous puisque je suis franco-français et que la situation du reste du monde ne m’intéresse pas.
Je ne comprend pas pourquoi on me parle d’adaptation économique à la “Mondialisation”. Puisque je ne la comprends pas, tous mes problèmes doivent venir de là. D’ailleurs je suis contre cette mondialisation et ne veux pas savoir s’il est possible ou non de s’en départir, … puisque je suis contre.
Plus globalement je suis “pour” ce qui m’intéresse directement, immédiatement, et “contre” tout le reste (ce qui inclut les mécanismes économiques pouvant améliorer ou au contraire détériorer ma condition à long ou moyen terme).
Enfin, je n'accepte pas qu'on me le dise que je ne comprends rien à rien (mépris de l'intello à l’ignorant). De toute façon, comme le disait Fernand Raynaud, si je ne comprends pas mon président et ses ministres quand ils parlent, c'est bien la preuve qu'ils sont cons et que je serais mieux à même de diriger le pays.
Sachant mieux que quiconque ce qu’il faudrait faire, j’ai décidé de n’écouter plus personne en dehors de moi-même et ceux qui sont de mon avis. Il me parait d’ailleurs normal de l’imposer aux autres par la force, dans la rue comme par tout autre moyen de blocage économique, vu que je n’aurais là aussi, pas à en payer les conséquences.”
A ce gilet jaune je répondrais que dans l’histoire, dans tous pays et à toutes époques depuis que la civilisation existe, la dictature est le fait qu’un groupe d’individus non légitimement élu impose ses idées par la force, et que la “démocratie” directe n’a jamais existée. Elle a toujours été, dans son principe, la représentation du peuple par ceux qu’il porte au pouvoir.
Ne reste qu’à espérer que ces représentants désignés pour nous gouverner, soient au moins les plus intelligents et les plus érudits, car même si ce ne sont pas les plus vertueux, ils sauront comprendre que leur propre intérêt passe par celui de tous.
Dans un post de 2011, je m’étais longuement étendu sur la démocratie et les manipulations dont elle s’entoure (théories du complot). J’y rappelais “ma définition de la démocratie” :
Je mets généralement « démocratie » entre guillemets car j'entends souvent dire que dans les faits, « elle n'existe pas ». Le terme « Démocratie » ne doit pas être pris au premier degré de sa définition (pouvoir par le peuple, ou désigné par lui), mais comme une aspiration. Un but à atteindre, même si ce ne sera jamais le cas, puisqu'au surplus de ne pas être souhaitable, « tout le pouvoir au peuple » est impossible (pour gouverner, il faut bien une concentration des pouvoirs). Quant au libre choix du peuple à désigner le pouvoir, c'est un fantasme qui en restera toujours un, puisqu'en la matière nos choix sont généralement très limités et de toute façon toujours influencés (nous n'aurions rien d'humain dans le cas contraire).
En fait, même si la « démocratie » reste un rêve d'idéaliste, elle se traduit au moins dans la réalité par une volonté de suivre une direction vers laquelle il faut toujours essayer de tendre, car à son opposée il y a la dictature, l'oppression (et là on ne rêve plus, rien n'est impossible et le but peut être rapidement atteint).
Pour être plus réaliste, je crois qu'une « démocratie » se caractérise, non pas par le libre choix d'un peuple à mettre un pouvoir en place, mais par sa possibilité de le faire tomber rapidement sans pour autant faire une révolution, sans effusion de sang. Les détenteurs du pouvoir n'y viennent pas pour leurs compétences, mais en partent du fait de leurs erreurs. C'est le principe de l'essai-sanction. Pour ce faire, en plus du multipartisme et de la libre expression, il faut que le peuple « sache » ce qui se passe. Pas nécessairement « tout », mais le plus possible.
A l’heure et dans la situation actuelle, la démocratie devra attendre 2022 pour s’exprimer à nouveau (à moins que le pouvoir en place, et seulement lui, décide la dissolution de l’assemblée) et non tout “casser” maintenant ce qui ne peut mener qu’au chaos et avec lui, à la dictature (mécanisme quasi-automatique et largement démontré encore aujourd’hui dans tous les pays en déroute économique).
Epargnés de cette menace les pays de l’Europe ? Pas si sûr !
@+
Jack
Plus
on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de
pensée.