17 novembre 2024

Trump a Trumpé !

Comment Donald Trump a utilisé la désinformation pour s’imposer

Publié 10 novembre 2024

Ce n’est pas un avis politique, mais un fait. Cette étude factuelle confirme et démontre.

Il n’y a pas de comparaison raisonnable entre les petits mensonges que tous les politiques se permettent parfois (Kamala sur l’état de santé de Biden par exemple, comme sans doute quelques autres « petits arrangements » que tous les tribuns font, là-bas comme ici), … et l’énormité des contre-vérités grossières de Trump.

Pour Trump comme pour Poutine, c’est d’ailleurs une technique assumée : « plus un mensonge est gros, mieux il passe, plus il est répété, plus il s’impose comme une vérité ». Si Poutine est un ancien du KGB formé au meilleures techniques de la manipulation, maître dans l’art d’inverser les responsabilités, Trump est un agent commercial très doué.

J’ai bien peur que le premier manipule le second. Les premiers à en payer le prix fort vont être les Ukrainiens. Et là il ne s’agit pas que d’économie, mais bien de chair et de sang, le prix pour défendre les libertés essentielles, une démocratie attaquée !

Quant à la grande majorité des électeurs républicains, crédules et sous-informées, souvent les plus démunis et donc les premiers à prendre les contre-coups économiques, elle va rapidement se rendre compte qu’elle s’est fait bananer par les promesses populistes d’un menteur avéré (et ce n’aura pas été faute de les prévenir), relayées et appuyées par une poignée de milliardaires complices sans état d’âme. Par principe, un homme d’affaire ne sert que ses propres intérêts. Franchement, ne faut-il pas être un peu crétin pour croire que s’il a été bon dans ses affaires, il sera bon pour son pays ?

Ils s’en apercevront bien avant la fin du mandat du « roi » qu’ils ont adulé. Malheureusement, l’addition sera payée par tous les électeurs, dont bien sûr ceux qui n’étaient pas dupes, … représentant quand même 49% de l’électorat (mais c’est le principe de la démocratie).

En effet, l’écart de voix entre les 2 candidats est inférieur à 3 millions (sur 150 Ml environ ayant voté), soit moins de 2%. L’électorat US reste donc toujours très divisé. La victoire est surprenante, mais pas « éclatante » comme certains médias se plaisent à le répéter. 

L’Amérique va sans doute aller mieux à court-moyen terme sur le plan économique, du moins en apparence avec les valorisations boursières. Sur le plan social, ça risque d’être douloureux. Les écarts de richesses déjà abyssaux aux USA, vont encore se creuser, et l’électorat populaire de Trump n’est pas du bon côté de la barque. Sans s’en rendre compte, ils ont voté pour la faire tanguer encore un peu plus à leur désavantage.

Une grande partie de cet électorat a voté contre l’inflation, mettant celle-ci sur le compte de Biden, sans considérer que celle-ci avait démarré avec Trump et qu’elle était surtout un contre-coup de la pandémie (échelle et effet mondiaux).

Mais les projets des républicains sont par essence inflationnistes. Le protectionnisme économique et social l’a toujours été. Les droits de douane promis ne seront pas « payés » par les importateurs, mais bel et bien par les consommateurs (du moins pour une grande partie). La pénurie de main d’œuvre à bas coût, entrainera une hausse des salaires qui se répercutera également dans les prix à la consommation.

À plus long terme, de façon plus insidieuse mais durable et profonde, l’américaine va encore perdre la substance la plus importante qu’un pays peut avoir : la confiance ! De cela en découle la vigueur d’une économie et la force d’une monnaie. Trump ne fera que détruire encore un peu plus qu’il ne l’avait déjà fait, la crédibilité de son pays (déjà le plus endetté au monde, et de très loin, dans des proportions gigantesques).

Dans les rapports humains comme internationaux, le plus important reste encore et toujours la confiance. C’est la base du commerce et des rapports humains. Quand elle commence à s’effriter, c’est le début de la fin et ce n’est pas récupérable. Je crois d’ailleurs que les États-Unis sont sur le déclin et à échéance d’une dizaine ou deux d’années, je ne donne pas cher du dollar (au sens propre). Sa dette et son dollar sont encore soutenu comme je l’expliquai dans un post précédent (le contre-exemple des USA et les 3 raisons expliquant leur dette). Logiquement, cela ne saurait durer éternellement. Si je me trompe … ce ne sera que dans le timing.

Quant aux Européens et à moyen terme, ils vont s’en prendre « plein la gueule » (économiquement parlant), … sauf à prendre conscience qu’il faut aller plus loin et plus fort dans l’Union. Si tel est enfin le cas, alors Trump nous aura rendu service (sur le long terme).

 

@+

Jack