24 mars 2026

Poutine, le détonateur

Poutine a peut-être déjà déclenché la 3ème guerre mondiale

Espérons qu'elle ne soit pas "thermonucléaire globale" !

La Russie (en fait, Poutine et ses sbires, car dans une dictature le peuple n'a son mot à dire) n'a pas que renié ses engagements garantissant l’indépendance et la sécurité de l'Ukraine pris lors de la signature du mémorandum de Budapest en 1994.

Elle a également violé le droit international (principe de l’intangibilité des frontières).

Mais encore et surtout, de par cette invasion perpétrée sous couvert de l'arme atomique, qu'elle utilise autant comme outil de terreur que de bouclier pour mener sa guerre de conquête territoriale, elle a provoqué une profonde perturbation des mécanismes de dissuasion.

... Mais également un désordre géopolitique mondial !

Quand les conflits menacent de fusionner

Extraits de cet article qui décrit assez bien la situation :

Tout ceci constitue une « incitation », au sens précis que donne à ce terme la théorie des jeux (une hausse de la récompense pour une action, ou bien une réduction du risque), à utiliser la force pour remodeler son territoire et les équilibres entre puissances. Jusqu’à remettre en cause la nature même du système international ?

Pour prendre une métaphore tirée du domaine de l’électricité, pendant la guerre froide (1947-1991, ndlr) et la période de monopole de puissance américain, les conflits fonctionnaient en dérivation sur le circuit international. Chacun pouvait éclater ou s’éteindre indépendamment des autres, sans perturber le système dans son ensemble. Un court-circuit sur un point n’affectait pas le reste.

Notre époque est peut-être en train de les réinstaller en série : les conflits sont désormais connectés les uns autres aux autres, de sorte que chaque nouveau foyer de tension amplifie les précédents et accroît la charge pesant sur l’ensemble du circuit.

Qu’adviendrait-il alors si un nombre important de conflits s’installait en série ? Aucune puissance ne serait en mesure de réguler les conflits locaux par une projection de puissance suffisante.

Or, un monde sans puissance régulatrice serait un monde où la dérégulation de la dissuasion pourrait finir de produire ses effets : la création d’un chapelet de conflits qui signerait peut-être le retour aux formes de violence hyperbolique des deux premiers conflits mondiaux. Une fois enclenchée, cette violence incontrôlée pourrait mettre en danger la sécurité des États nucléaires eux-mêmes. On se rapprocherait ainsi des conditions d’une utilisation des armes de destruction massive, non pas en début de conflit comme on le pense souvent, mais après l’installation dans un état de violence durable.

Une politique de sécurité passive, fondée sur la seule existence d’arsenaux nucléaires et d’alliances défensives, ne suffit plus à protéger les démocraties. Il leur faut donc contribuer, par leur réaffirmation, à bâtir de nouveaux mécanismes de régulation capables de maintenir les conflits en dérivation, c’est-à-dire de les empêcher de fusionner. Cela suppose non seulement de restaurer des normes partagées sur l’usage de la force, mais aussi de construire un nouveau régime de sécurité, fondé sur des équilibres de puissance régionaux capables de fonctionner sans dépendre d’un seul garant de plus en plus erratique.

L'allusion au "garant de plus en plus erratique" fait est bien sûr référence à l'Amérique. Non pas que "celle de Trump". Il n'est que le résultat et l'expression de ce que l'Amérique a permis ! Même si cette grande démocratie se reprend, éjecte ce clown du pouvoir, prématurément ou dans les prochaines élections, le mal est irrémédiablement fait : les USA ne sont plus dignes de confiance et ont démontré être capable de porter au pouvoir un dangereux mégalomane (ce qui est arrivé, peut à nouveau arriver).

Jack

22 mars 2026

Conflit Irano-Américain-Israélien

Je ne me suis pas encore exprimé sur ce conflit, si ce n’est en privé bien sûr et brièvement ici.

En tant que laïc convaincu, je suis bien évidemment de tout cœur avec la grande majorité du peuple Iranien qui souffre depuis des décennies de la dictature et des outrances d’un régime qui n’a aucune limite la transgression des droits humains fondamentaux, maintenant universellement reconnus.

Au nom et sous couvert de préceptes religieux détournés, le régime des Mollahs impose sa loi (non celle de dieu) et sa force brute au seul bénéfice de ses dignitaires et affiliés, dont les motivations ne sont que celles du pouvoir et de l’argent.

Ce régime est une insulte à la grande histoire et l’érudition du peuple Perse. Derrière la religion, instrument de pouvoir et de manipulation, il n’y a que mercantilisme et mégalomanie.  

Je comprends la volonté des Israéliens qui souhaite profiter du soulèvement de la rue et donc de l’affaiblissement théorique de ce régime, pour enfin s’en débarrasser, libérant du même coup un peuple opprimé.

De fait, en brandissant comme étendard (voire même dans sa constitution) la destruction d’Israël, l’Iran lui a depuis longtemps déclaré la guerre, et non le contraire.

Mais comment vaincre un régime qui s’arme, s’enterre, s’organise politiquement et militairement depuis plus de 40 ans ?

Toute l’ingéniosité du Mossad et de Tsahal n’y suffisent pas sans la puissance militaire américaine. Mais dans cette équation il y a le fantasque, le mégalomane et bouffon « Trump » ! … Et c’est là que les choses pourraient dérailler.

A ce sujet j’ai apprécié :

Hubris et stratégies militaires (2 premiers articles de la lettre)

Un leader à l’égo démesuré (pour ne pas dire carrément fou) enfermé dans une bulle cognitive de vérités alternatives, deux stratégies militaires très différentes qui s’affrontent, une économie mondiale impactée, un risque 

A priori, deux issues probables à ce conflit :

-          La pire : les USA tournent brutalement les talons après avoir complètement déstabilisé le Moyen Orient, le laissant en plan, sans dessus-dessous, avec un régime Iranien renforcé dans son idéologie, encore plus brutal envers son peuple, reprenant sa rhétorique guerrière et sa production d’armement, dont le nucléaire militaire bien sûr, pour au final être toujours aussi menaçant et dangereux, tant envers Israël que le monde.  

-          L’espérée : l’effondrement intérieur du régime, du fait de dissensions internes, voire d’un retournement de l’armée régulière contre les « gardiens de la révolution ».

Pour ma part, je reste optimiste sur ce conflit qui pourrait ne pas s’enliser comme le laisse présager les derniers développements et de l’avis de certains experts et analystes (ils sont divisés).

Sans tête et peut-être bientôt sans finance, le régime des Mollahs pourrait s’effondrer d’un coup, du jour au lendemain. Leurs combattants ne devraient pas rester longtemps organisés et surtout, ils ne se battent pas que pour Allah. Faute d’argent, ça va sans doute être « sauve qui peut » dans leurs rangs.

Je vois bien la prise militaire de l’ile de Kharg, coupant ainsi la principale source financière  du régime, le temps qu’il s’effondre. La condition essentielle de cette action me parait être de laisser intact les installations pétrolières, car il faut penser à la reconstruction du pays et sa viabilité future, financière et donc politique (celle du régime qui remplacera celui des Mollahs, celui que le peuple souhaitera).

Cette issue reste une probabilité que j’espère, pour tous ceux qui n’aspirent qu’à la paix, à commencer par les Iraniens eux-mêmes.

Par contre, la généralisation des guerres à haute intensité me parait rester à l’ordre du jour, du moins tant que Poutine et Trump seront au pouvoir.

 … Et ce pour les « raisons de fond » invoquées en début de cette newsletter (hubris, capitalisme débridé, algorithmes des réseaux sociaux) auxquels je rajoute la perte de confiance en nos politiques (quel que soit leur bord, ils font tout pour) ainsi, et c’est plus grave, qu’en nos « sachants » (perso, j’ai toujours confiance en la science, nos chercheurs, historiens et enseignants … et tout comme bon nombre d’entre-nous, beaucoup moins en nos politiques).

L’actualité mondiale n’a pas fini d’être sinistrement « riche » : quand le « point chaud Iran » se refroidira, un nouveau le remplacera ailleurs (et en attendant, on laisse Trump tranquille sur l’affaire Epstein).

 

Jack

15 mars 2026

Entre respect du droit international et valeurs morales

Dans les conflits internationaux le dilemme est souvent celui du respect du droit international (ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays) et des valeurs morales (laisser un peuple se faire massacrer), l’un n’allant malheureusement pas forcément de pair avec l’autre, comme la théorie juridique le voudrait.

Mon cœur balance pour les valeurs morales, mais j’admets que cela ne puisse pas régler le problème, voire même l’aggraver. L’histoire a déjà démontré que vouloir libérer un peuple d’une dictature, pouvait au contraire amener à empirer la situation pour ce peuple, soit en resserrant la dictature ou en la remplaçant, soit mener leur pays au chaos.

En ce sens je comprends la position du premier ministre Espagnol (et certains autres dirigeants Européens) : ne pas se mêler du conflit Iran-Usa-Israel.

La réponse n’est donc pas simple et seule l’histoire pourra dire qui à postériori « avait » raison.

Il y a néanmoins une raison qui me parait à elle seule parfaitement justifier l’intervention militaire (US + Israël) : tenter d’anéantir les capacités de l’Iran à se doter de l’arme nucléaire.

Non seulement parce que les dirigeants actuels sont dangereux (tous les idéologues le sont, les religieux plus que tous), mais aussi pour ne plus laisser un pays, quel que soit-il, se doter d’une telle arme.

On est déjà assez nombreux à l’avoir et il ne faut pas prendre le risque d’une prolifération en ce domaine. Si l’Iran se dote, tous les pays du golf se doteront (et on les comprend).

Ce n’est pas très juste (*) et le risque de la disparition de toute vie sur terre n’est pas pour autant écarté avec les seuls pays déjà dotés, mais ce n’est qu’un « risque ». Laisser la prolifération s’opérer, transformerait ce risque en certitude et à court terme.

(*) « pourquoi nous et pas eux » : j’ai des arguments et pourrait faire (ferais ?) trois pages sur le sujet. Mais ce n’est pas le thème de ce post.

Conflit Russo-Ukrainien :

Pour ce qui me concerne, je m’en tiens à l’essentiel : l’origine de ce conflit. C’est la Russie qui a militairement attaquée l’Ukraine !

Et là, le droit international rejoint les valeurs morales.

La Russie n’était menacée ni par l’Ukraine ni par l’un des pays de l’OTAN (organisation purement défensive pour rappel, même si on peut lui reprocher la « bavure » du bombardement de Belgrade pour mettre fin à l’agression de la Serbie dans les Balkans).

Les raisons invoquées par la Russie pour justifier son « opération spéciale » (en fait, une invasion pure et simple) sont toutes mauvaises et mensongères (pure propagande) : d’abord les Ukrainiens martyrisés par un Gvt néo-nazi (sous prétexte d’un petit corpuscule d’extrême droite comme il y en a dans toutes les démocraties), ensuite préventivement contre une probable agression de l’OTAN (pas le moindre signe ou début de vérité à cela).

La véritable raison, si on écarte celle de la volonté d’un seul homme, d’un parfait mégalomane (pour ne pas dire psychologiquement gravement instable), est la peur du régime, à savoir toute la cleptocratie autour de Poutine, d’un courant démocratique à ses frontières.

La crainte qu’il puisse un jour se réinfuser en Russie, comme cela avait commencé avec Gorbatchev, avant que Poutine n’y mette un terme. La démocratie est effectivement un danger mortel pour toute dictature. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle après l’Ukraine (si on ne les arrête pas), ce sera le tour des pays Baltes.

Hors arguments directement tirés de la propagande du Kremlin (et donc sans valeur), j’en entends quelques’ uns qui méritent discussion :    

La corruption en Ukraine : bien sûr qu’il y en a (comme dans tous les pays), mais le pays essaie de s’en débarrasser et c’est tout à son honneur. C’est aussi l’une des raisons majeures pour laquelle le peuple a voulu et veut plus que jamais se détacher de l’influence Russe. Dans ce pays, par contre, la corruption est érigée en véritable système d’Etat, comme c’était le cas dans l’ex-URSS, régime que l’Ukraine a subi pendant 70 ans (ils savent mieux que quiconque de quoi il retourne).

Il y a des Ukrainiens prorusses : en démocratie, le 100% n’existe pas ! Ce score n’est approché que dans les dictatures voulant se donner une apparence démocratique en organisant des simulacres électoraux. Le cas le plus emblématique est bien sûr celui de la Corée du Nord où le dirigeant suprême est également « élu par le peuple ». Ce fût d’ailleurs le cas dernièrement et Kim Jong-un a été élu à l’unanimité (malheur à celui ou celle qui aurait voté contre). Faut dire qu’il était le seul à se présenter. Quant au taux de participation, ce fût 99.9% (aucune démocratie n’atteint un tel score).

Blague à part (ce qui est le cas des référendum ou élections truquées, de mascarade), ce qui compte, c’est la volonté d’un peuple (majorité s’entend), sur le principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Après l’éclatement de l’URSS, il y a eu en 1991 des référendums en Ukraine pour ou contre l’indépendance (sous contrôle international) dans les différentes régions (oblasts). Toutes ont voté pour l’indépendance à plus de 80% (92% pour et taux de participation à 84%).

Même les oblasts du Donetsk et du Donbass à majorité soi-disant prorusse (selon la propagande) a voté pour l’indépendance à plus de 80% ! Seule la Crimée a répondu pour à 56%. C’est donc moins que les autres, mais une majorité quand même. L’explication est que la Crimée avait déjà été fortement « russifiée » (déplacement de la population locale, Ukrainienne, au profit de Russes venus de la Russie profonde, encouragés et aidés par le Gvt Russe comme le font généralement tous les envahisseurs).

Toujours est-il qu’avant la guerre, 80 à 90% des Ukrainiens, pourtant à forte proportion russophone (à ne pas confondre avec « russophile ») voulaient couper les ponts avec la Russie, ne plus rien avoir à faire avec son régime autocratique et corrompu, ni revoir les marionnettes qu’il mettait au pouvoir à Kiev. Maintenant, en raison de l’invasion, mais aussi des exactions et bombardements ciblés sur les civils (politique délibérée de la terreur), c’est au moins 97% des Ukrainiens (pour ne pas dire 100%, incluant ceux qui n’approuve pas le Gvt de Zelensky) qui détestent la Russie ! … Russophones compris !

Quoiqu’il en soit, quels que soient les défauts et imperfections du Gvt au pouvoir en Ukraine (aucun Etat n’est parfait et 100% d’approbation d’un Gvt n’existe pas), n’en reste pas moins que l’Ukraine a été agressée par son voisin, … doté de l’arme nucléaireet membre permanent de l’ONU de surcroit ! C’était impensable avant que cela n’arrive. Aucune excuse pour les dirigeants Russes qui ont initié cette infamie. J’espère qu’ils en paieront un jour le prix (sans trop y croire, malheureusement).

J’ai beaucoup de compassion pour ces Ukrainiens qui se prennent des missiles et des drones sur la tête depuis 4 ans … et toujours à ce jour, malgré qu’actuellement l’attention soit portée sur un autre endroit du monde.

Ils résistent et ce n’est pas que de la volonté de leur gouvernement. Hors exceptions, ils ne sont pas forcés et contraints d’aller sur le front (quoi qu’en dise la propagande Russe). Dans son ensemble, la population est au contraire dans l’état d’esprit « plutôt mort qu’esclave » et « vu ce qu’ils nous ont fait, nous ne leur pardonneront jamais ».

Bien sûr il y a des déserteurs, comme c’est le cas dans toutes les guerres. Bien sûr qu’aller se battre et risquer de mourir sur le front n’attire personne, mais la volonté générale reste de continuer à se battre pour préserver la nation et ses valeurs, pour préserver leur liberté et leurs espoirs de démocratie.

Assurément, ils perdront tout cela si ils perdent cette guerre, capitule (comme le veut Poutine). S’en suivra déportations et déplacements de populations, dans un objectif de russification. C’est ce qui s’est passé sur les 15 années qui ont suivi la fin de la 2ème guerre mondiale, dans tous les pays libérés de l’occupation Allemande puis annexés par l’URSS. Les Ukrainiens s’en souviennent et en ont parfaitement conscience. Ils n’ont pas non plus oublié l’Holodomor (sous Staline entre 1928 & 1930).

Pour l’instant les Ukrainiens souffrent et voudraient en finir, mais pas à n’importe quel prix. Je les comprends et suis même assez admiratif envers ce peuple « pro-européen », né de la « révolution Maïdan ».

J’irai même jusqu’à penser que les Ukrainiens ont beaucoup plus conscience que nous les Français, de la valeur et de l’importance de ce qu’est une démocratie (même avec toutes ses imperfections). En France comme un peu partout en Europe, la démocratie, régime fragile par essence, est considérée comme un acquis définitif. Rien n’est plus faux ! Pire, nombre d’électeurs commencent à plus ou moins la remettre en question (bien aidés par l’influence Américaine des Banon et consorts, de Trump et ses maîtres à penser). C’est grave et inquiétant.

Voilà donc mon point de vue sur le sujet. Ma conviction est que le droit et la morale vont à l’Ukraine et qu’elle mérite d’être aidée comme nous l’avons été dans notre résistance à l’Allemagne nazie. Bien sûr cette aide (civile et militaire) reste contrainte à nos propres moyens (s’entend « Européens »). Nous ne pouvons bien évidemment pas gravement nous démunir nos capacités économiques et militaires, ni déclencher une guerre thermo nucléaire globale avec la Russie. C’est là aussi, un sérieux dilemme.

Mes opinions et l’idée que je me fais de « la vérité » est le consensus de ceux qui sont censés savoir : les journalistes (les vrais, les pros qui contrôlent leurs sources et vont sur le terrain), les experts (militaires, chercheurs d’instituts divers, historiens, ONG), en un mot « les sachants ». Tous ne sont pas totalement objectifs (personne ne l’est) et certains d’entre eux se trompent, quand ils ne mentent pas délibérément (intox). A ce titre, je me méfie et écarte par principe tous les « politiques » (même si j’approuve leurs idées). Un politique de parfaite bonne foi, ça n’existe pas.

Sans parler du raz de marée d’absurdités qui circulent sur les réseaux sociaux, trop de gens se font une idée de ce conflit sans aller au bout de l’information, ou ne s’en tenant qu’à tel ou tel témoignage qui leur parait crédible simplement parce qu’il l’on entendu d’un proche de confiance.

Pour ma part, j’ai pour principe de ne pas m’informer par les réseaux sociaux et ne faire confiance qu’aux médias reconnus pour leur sérieux et leur professionnalisme. Pas « un » média, mais « plusieurs », et de préférence d’obédience différentes pour ainsi croiser l’information.

Je me méfie également de l’information en direct, réactive. Je préfère attendre le lendemain, voire quelques jours, que les faits soient confirmés et analysés par les experts de la question. 

Je ne suis pas expert et comme la majorité d’entre-nous, les « spectateurs du monde qui nous entoure », ne vais pas par moi-même « contrôler les faits sur le terrain », sans compter qu’on pourrait m’embrouiller.

Si je crois que la terre est ronde sans pourtant être allé dans l’espace pour le vérifier, c’est que le consensus affirme que c’est le cas. Les « hors consensus » sont ceux qui croient qu’elle est plate (tout de même 7% de la population dans les pays dits développés, … et pas que dans des milieux sous-éduqués, de mémoire et de ce que j’ai pu lire à ce sujet).

Je me fais donc une idée, comme tout le monde, de l’info qui circule autour de moi et ne donne du crédit qu’au « consensus », c’est-à-dire à ce que dit et pense la majorité des « sachants » qui vont dans le même sens, dont les retours d’infos se recoupent et ce d’autant plus s’ils sont « concurrents » (commercialement ou idéologiquement).

Et si le « consensus des sachants » se trompe (toujours possible, bien sûr) ? … Alors je me trompe ! … Et si l’histoire le démontre (c’est toujours elle qui au bout du compte, a raison), … alors je ferai amende honorable. Mais je préfère prendre ce risque, plutôt que celui de me faire embrouiller au premier ragot venu et croire à toutes les sornettes qui circulent.

Bien sûr, si ce « consensus » représente la quasi-unanimité, sans ou très peu d'avis contraires, d'autant plus si le sujet n'est pas spécifiquement scientifique, méfiance !  C'est ce qui se passe dans les dictatures où l'information est contrôlée. Même dans ce cas, comme en Russie, certaines informations contradictoires circulent pour donner l'illusion d'un environnement médiatique libre. Ces infos, savamment distillées par des médias apparemment libres, sont tout aussi contrôlées.

Là intervient la logique et l'esprit critique ! L'analyse et le recoupement d'une information doit évidemment se faire avec raison. Une information manipulée, dirigée, trafiquée, peut se détecter. Ce n'est certes pas toujours facile et nous pouvons tous nous faire berner. Avec les réseaux sociaux toujours plus métastasés de fakes, une IA toujours plus performante, l'exercice va être toujours plus difficile.

L'aspect positif c'est que tel un muscle, « l'esprit critique ça se travaille » ! Plus il y aura matière à ce qu’il s'exerce, plus il sera performant. C'est en tout cas la seule véritable arme personnelle que nous avons pour ne pas être victime de la désinformation.

Ah oui, et au fait : je ne crois pas une seule seconde en une info manipulée et co-dirigée par une petite poignée d’hommes « gouvernant le monde » (la théorie du complot mondial).

J’ai un autre principe : ne jamais me faire une opinion à partir de l’expérience personnelle de mon interlocuteur, fusse-t ’il indéniablement de bonne foi. Encore moins d’une expérience rapportée par tel ou tel « soi-disant » témoin (« l’homme qui a vu l’homme, qui a vu l’homme qui a vu l’ours »). J’écoute et attend confirmation ultérieure. Ce n’est qu’une expérience pami d’autres et comme toutes les expériences personnelles elles sont chargées d’émotion, de ressenti, de subjectivité. Bref, elles n’ont rien d’objectif.

Comme le font trop souvent les gens, un cas particulier ne doit pas se transformer en généralité. Une vision d’un point ou sous un angle particulier, ne donnera jamais une vision d’ensemble correcte. C’est plutôt la démarche intellectuelle inverse qu’il faudrait avoir : partir du général vers le particulier.

Pour conclure au sujet de « l’information qui nous parvient » et grâce à laquelle nous nous faisons une idée du monde dans lequel nous vivons :

Nous sommes bien sûr tous plus ou moins influencés, mais le pire ennemi de la vérité est le « biais de confirmation » : ne croire, ne rechercher et ne retenir que l’info qui va dans le sens que l’on est déjà, préalablement prêt à croire.  

C’est d’ailleurs l’une des raisons majeures de l’intox par les réseaux sociaux et ses algorithmes qui agrègent et dirigent l’info dans le sens de ce l’internaute regarde.

Les gens qui n’ont pas conscience de ce biais ne croient plus ce qu’ils voient, mais voient ce qu’ils sont prêts à croire.

 

Jack

31 janvier 2026

Derrière Trump, de dangereux idéologues

 Je soupçonne que TRUMP n'est que le bras armé des ingénieurs du chaos qui se cachent (à peine) dernière lui. C'est leur marionnette qui ose ce qu'eux-mêmes n'auraient jamais osé : Stephen Miller (le marionnettiste le plus proche), Steve Bannon (l’ex conseiller/marionnettiste du 1er mandat, celui qui a dit que « pour manipuler les foules, il fallait inonder les réseaux sociaux de merde pour qu’elle ne sache plus quoi penser »), Peter Thiel et Nick Land (qui ont théorisé la destruction-reconstruction civilisationnelle).

A son tour, en homme de spectacle, Trump marionnettiste sa base MAGA jusqu'à l'absurde, tel le gourou d'une secte.

Pour comprendre de quoi il s’agit, un peu de lecture :

L’hyperstition, un concept au cœur de la vision de Nick Land, idéologue des Lumières sombres autour de Trump

« Les Lumières sombres », cette doctrine néoréactionnaire qui influence le trumpisme

Peter Thiel, le prophète

Ces théories, dites celle des ingénieurs du chaos, sont largement approuvées par JD Vance (l'opportuniste, qui après comparé Trump à Hitler, dit qu'il était nocif, en ait arrivé à l'idolâtrer) ainsi que par Elon Musk (plus idéologue que businessman) et bien d’autres autour de Trump.

Pour ces gens, pour « la secte Trump », la démocratie est à bout de souffle et il faut revenir à des régimes autocratiques (voire oligarchistes et cleptocratiques), seuls capables de libéraliser les énergies créatrices, notamment technologiques.

Non que les démocraties n'en soient pas capables, mais qu’elles seraient des freins, que sous ces régimes les progrès sont trop lents. Ce qui est bien dans « l’air du temps », celui de l’immédiateté, de l’action sans recul, comme si le temps de la réflexion n’était plus permis ou inutile, l’action et la superficialité primant sur tout le reste. Le temps du tweet et des réflexions à l’emporte-pièce.

Derrière ces idéologues funestes, se cache aussi des chefs d'entreprises qui craignent, avec les démocrates, le démantèlement de leurs empires financiers.

Sans même parler des situations de monopole (délétères pour les consommateurs), quand le budget d'une entreprise dépasse celui de certains Etats, alors le danger pour elle est de se faire découper en petits morceaux, c’est le « démantèlement ».

Quand deux géants sont en concurrence, ici l’Etat et le trust, alors l’un des deux doit disparaitre … et c’est toujours le trust. Les grands Etats ou groupes d’Etats ont depuis longtemps prévu des mécanismes juridiques pour y arriver (loi anti-trust aux USA, règlements sur l’abus de position dominante en Europe).

Cela est déjà arrivé aux USA (démantèlement Cies pétrolières) et ne manquera pas d’arriver à nouveau. Dans le viseur, une plusieurs des GAFAM avec le retour probable des démocrates.

... Sauf à ce que les républicains Trumpistes s'accaparent réellement des pleins pouvoirs pour installer durablement une autocratie, en supprimant, manipulant ou contournant toutes élections à venir (comme Poutine l'a fait).

C'était encore totalement impensable il y a quelques mois. Mais combien d'autres évènements déclenchés par Trump l'étaient également depuis qu'il est au pouvoir ?

Trump n'a-t ‘il pas commencé à abimer la démocratie Américaine, bafouer ouvertement leur constitution et déjà démontré que s'il n'acceptait pas les résultats électoraux, il pouvait mettre le feu au pays ?

Son Gvt n'a-t'il pas déjà commencé à démonter "l'Etat de droit" (cour suprême, direction FBI, CIA et autres points clefs dans le fonctionnement fédéral) ?

Si personne ou aucune instance n'arrête Trump et le mouvement qu'il a enclenché, alors s'en est terminé de leur démocratie.

Sur le plan économique, le mal est déjà fait ! Après avoir déstabilisé le monde, s’ils ne se déstabilise pas de l’intérieur, l’économie Américaine va connaître des jours difficiles et pour longtemps en raison de la confiance internationale perdue.

Après la perte de confiance politique suivra celle de leur monnaie, avec comme conséquence un effondrement des obligations d’Etat en dollars, source de financement de leur dette pharaonique. A partir de là, l’économique US rentrera en récession, voir en dépression (à l’image de celle de 1929).

Ce ne sera pas MAGa, mais MACi : Make America Collapse Inside !

Quant à nous les Européens, j'espère que nous avons compris qu’il faut maintenant couper le cordon ombilical avec les USA, tant militaire qu'économique. Nous devons construire une autonomie totale. Nous en avons les moyens (économiques, financiers, intellectuels).

Après la France, parfois même "avant" sur certains côtés, j'ai toujours été un admirateur de la culture Nord-Américaine (USA mais aussi Canada). J'ai même un drapeau américain dans un coin (et ce depuis plusieurs décennies).

Alors je regrette ce "divorce" avec l'oncle Sam et j'écris ces lignes avec un peu d'amertume et de nostalgie.

Aucun pays (comme aucune personne) n'est exempt de défauts. Les USA avaient bien des côtés négatifs, quelques excès agaçants, mais dans l'ensemble c'était et c'est encore une culture riche, dynamique et inventive.

Mais la démonstration récente de leur instabilité politique, fait qu'ils ne sont plus des alliés fiabilité, économiquement et militairement.

« Élisez un clown, vous aurez un cirque » (vu sur une pancarte lors d’une manif aux USA).

 

Jack

24 janvier 2026

Les USA ont perdu la confiance

 Avec l'affaire du Groenland, TRUMP a détruit la confiance entre alliés.

Il vient de piétiner 250 ans d'amitié. Quand il dit et répète que sans l'aide Américaine en 1944 nous parlerions sans doute allemand, il oublie que c'est l’Allemagne qui leur a déclaré la guerre début 1942 (selon leur alliance avec le Japon), et surtout, que sans la France et LAFAYETTE en 1781 (bataille de Yorktown, scellant l’indépendance), il n'y aurait tout simplement pas d'Américains ! 

Cela dit en passant, la France de Lafayette s’est endettée pour cela et n’a jamais demandé à en être remboursée. Doit-on faire les comptes avec le coût de la libération en 1944-45, déduction faite des avantages tirés de l’influence culturelle et économique américaine sur le vieux continent ? En sommes-nous là ?

Quand Trump remet en cause les droits du Danemark sur le Groenland et ses habitants depuis 300 ans, il oubli également comment les USA ont acquis les leurs sur les territoires Nord-Américains et les indiens qui les peuplaient.

Mais tout cela n'est que de l'histoire et Trump qui n'est pas homme à écouter les sachants, ne se prive pas de la déformer, de la travestir jusqu'à l'absurde et au grotesque.

Trump ne Trump que les plus incultes de son électorat.

Il ne s'embarrasse ni de la vérité, ni des faits et des réalités. Obligé de faire "machine arrière toute" sur son projet d'annexion, sous la détermination des Européens (enfin !) et de la pression des républicains au congrès (encore une petite résistance au « grand n'importe quoi »), il annonce "avoir obtenu pour l'Amérique tout ce qu'il voulait" ... alors qu'il n'en est rien !

Le Danemark et les Groenlandais ne se sont jamais opposés aux installations militaires américaines (j'entends parler de 15 à 20 bases militaires et 15 à 20 mille soldats pendant toute la guerre froide). C'est un échange de bons procédés : en assurant leur protection militaire avancée (radars principalement), les USA assure également la sécurité des Groenlandais.

Quand Trump parle d'accord "définitif" (en fait, un simple projet d'accord entre lui et RUTTE, secrétaire de l'OTAN, non entériné ni même serait-ce que simplement vu par les ministres Groenlandais et Danois), c'est du pur bluff ! ... Juste pour ne pas perdre la face.

Les seules qualités que l'on peut reconnaitre à Trump sont l'art du spectacle populaire et de la répartie. Sa place est bien sur une scène, mais on aurait préféré que ce soit celle du théâtre des guignols, et non celle de la politique et de l'international.

Je pense qu'il ne fait rire que ses électeurs inconditionnels, pour la plupart des déçus en mal d'une illusoire revanche envers les élites et les sachants. Quand l'économie de ce pays va commencer à montrer les dégâts fait par leur idole (en la matière, ce n’est que très rarement avant 12/18 mois), ils passeront du rire aux pleurs.

Quant aux dégâts dans les relations internationales, avec évidemment d'inévitables répercussions économiques, là aussi les délais entre les décisions et les effets qu'elles produisent, ne sont jamais immédiats, voire assez longs.

Le temps que les ex-partenaires nouent d'autres alliances, planifient et réorientent leurs économies pour devenir complètement indépendants, et surtout se départisse du "roi dollar". Cette monnaie ne doit surtout plus continuer à être la monnaie de référence des échanges internationaux.

A la différence des dégâts économiques nationaux, ceux produits à l'international, surtout s'il s'agit de confiance, sont quasi-irrattrapables (plusieurs générations au minimum).

Pour ce qui concerne les Européens, je pense que la confiance envers les USA n'est pas prête à se rétablir. Et pour ne serait-ce que l'envisager, je pense que la condition sera que ce pays réforme et renforce sa constitution (elle n'a pratiquement pas évolué depuis sa création). A ce texte fondateur devront notamment être ajoutés des précisions et des barrières claires pour figer et préserver les conditions d'un 'Etat de droit", respectueux de celui de ses citoyens comme celui des nations.

Quant à notre dépendance économique et militaire aux USA, elle devra appartenir à l'histoire. En tout cas, je l'espère. 

Trump est un showman, un clown destructeur :

On avait depuis longtemps compris l'égo surdimensionné du personnage. On supportait sa démesure et sa mégalomanie. On s’inquiétait et on s'inquiète toujours de son équilibre mental.

Mais là, son hubris a atteint des sommets. De mon point de vue (et de celui de bien d'autres, y compris aux Etats Unis), ce type est vraiment tordu ! Menteur et mal intentionné !

Après ses propos agressifs et ses menaces tous azimuts, y compris envers ses alliés historiques et l'Europe,

Après ses mensonges incessants, tant à l'international qu'envers son propre électorat,

Après le lâchage de l'Ukraine et le quasi-copinage avec POUTINE,

Sa menace d'annexion du Groenland a enfin, me semble-t ‘il, définitivement convaincu les Européens et peut-être le reste du monde libre, que le gouvernement TRUMP n'était pas fiable.

… Et si le peuple Américain a été capable de porter au pouvoir un tel personnage, entouré de tels idéologues de l'extrême, alors les USA ne peuvent plus être fiables !

"La confiance, c'est comme l'âme : une fois partie, ne revient jamais !"

Nous ne sommes certainement pas encore au bout de nos surprises. Les projets Trumpistes d'interventionnisme ne vont pas s'arrêter au Vénézuéla et au Groenland. Nous aurons certainement droit à des velléités agressives un peu partout dans le monde (au moins en paroles). Sans doute Cuba prochainement et d’autres petits pays d’Amérique du Sud.

Face à péripéties et paroles véhémentes à l’égard de l’Europe, à l’égard de la France, devons toujours considérer les USA comme nos alliés ? Sous l’administration Trump, la question se pose.

En tant que 2ème nation avec la plus grande étendue ultramarine au monde, la France devrait ‘elle s’attendre à être un jour militairement agressé par son allié historique ?

 

… Et pendant ce temps, la Russie continue de bombarder massivement l’Ukraine !

Des civils souffrent, meurent, sont mutilés, perdent leur logement. Sur le front, des militaires Ukrainiens souffrent, meurent et sont mutilés pour défendre leur patrie et leurs valeurs civilisationnelles, Ukrainiennes et Européennes. Des militaires Russes souffrent, meurent et sont mutilés sans trop savoir pourquoi, si ce n’est pour de mauvaises raisons, … car à aucun moment l’Ukraine n’a attaqué la Russie et ses propres valeurs.

« La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » (Paul Valery).

 

Jack

11 janvier 2026

TrumPoutine

Trump et Poutine ont assez de points communs pour être "fusionnables".

Avez-vous déjà remarqué dans les débats télévisés, à quel point les intervenants intervertissent leur nom par erreur ?

Même s’ils ne sont pas à égalité, tant en dangerosité qu’en prédominance, Trump admirant un Poutine qui le manipule, ont peut citer ce qui objectivement les rapproche :

Mégalomanes :

TRUMP veut rendre sa « grandeur à l’Amérique ». Avec ses décisions erratiques et économiquement absurdes, il a déjà commencé à déstabiliser l’économie mondiale et ne va pas manquer de déstabiliser son propre pays avec de graves conséquences économiques tant internes qu’externes, dont la perte de confiance en leur monnaie.

POUTINE souhaiterait reconstruire « la grande Russie » des tsars. Il va la faire imploser ! … Et le peuple Russe, faute d’avoir été suffisamment uni à refuser la dictature tant qu’il le pouvait encore, en souffrira sur plusieurs générations, tellement l’économie sera exsangue et les luttes régionales de pouvoir durables.

Menteurs :

Tous deux ont l’art de travestir les faits (c’est avec eux que le concept de « réalités alternatives » a pris tout son sens) et d’inverser les responsabilités, notamment en reportant toujours la faute sur les autres (Biden pour Trump, l’OTAN pour Poutine) et en reprochant à leurs adversaires ce qu’ils font ou vont faire (les Démocrates sont des voyous et perturbateurs, les Ukrainiens des néo-nazis qui tuent des civils).

Cleptocrates :

De par leur pouvoir, ils enrichissent grassement et directement leur entourage (famille, complices). S’ils le font dans des proportions rarement atteintes dans les dictatures du XX° siècle, Trump le fait au grand jour.

Quant à Poutine, qui n’est officiellement propriétaire que d’une petite voiture et d’un petit appartement à Moscou, il a le privilège d’un usage exclusif, pour lui seul (et quelques amis), de tous les biens de luxe du pays (villas, palais, yachts, …). Son compte en banque est celui du pays. En fait, l’ex-URSS avait un service secret qui s’appelait le KGB. Cette institution devenue FSB et aux ordres de Poutine qui en est issu, a maintenant un pays qui s’appelle la Russie.  

Gouvernance aux méthodes mafieuses :

En temps normal, toute négociation est la confrontation de moyens et de pressions. Lorsque ceux-ci sont démesurés et principalement basés sur la force brute, militaire notamment, nous sommes dans le schéma de l’extorsion mafieuse. Menacer de mort une personne ou militairement un pays (ou un Etat fédéral) pour obtenir ce que l’on veut, c’est du pareil au même. C’est la fameuse réplique dans le film « le parrain » : « j’ai une offre que vous ne pouvait pas refuser ».

Jusqu’à présent Trump utilise cette méthode en paroles. Poutine est depuis longtemps déjà passé aux actes.    

Antidémocrates :

C’est sans doute l’un des signes le plus flagrants de renversement des faits : la critique faite aux Européens de brider la liberté d’expression (JD Vance dernièrement en Europe faisant « la leçon aux Européens » pour leur règles de régulation des réseaux sociaux) et de ne pas permettre à la vérité d’émerger.

… Alors que côté Américain, leur Gvt ne cesse de faire pression sur leur justice, essaye de museler la presse qui ne lui est pas favorable (pour l’instant avec par la pression financière), quand ce n’est pas en tuant quelques manifestants, tout en inondant parallèlement les réseaux sociaux de fausses informations.

… Alors que côté Russe, où la presse libre est déjà remplacée par une propagande mensongère et nauséabonde, les opposants sont assassinés, où est interdit et sévèrement puni toute simple manifestation de désaveu de la politique officielle, le soupçon étant suffisant comme dans les pires moments du Stalinisme.

La démocratie, la liberté d’expression, la pensée libre, sont effectivement ce que tout autocrate redoute le plus. Une dictature ne survit que par le mensonge et meurt par la vérité.

L’histoire n’est pas encore écrite :

Ces deux égotistes peuvent être sûrs avoir leur nom dans les livres d’histoire. Mais sans doute pas comme ils l’espèrent encore.

TRUMP, s’il en reste au niveau actuel de malfaisance essentiellement économique et politique (au sens large, national et international), sera sans doute classé parmi les pires présidents des USA.

POUTINE, qui s’est déjà rendu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Ukraine, sans même parler des emprisonnements arbitraires et de l’assassinat de tous ceux qui ont osé désapprouver ses plans (opposants politiques et oligarques), a déjà un ticket aux côtés des grands despotes de l’humanité. Quelque part entre Néron et Hitler ou Staline.

Sans qu’il soit exclu que l’humanité puisse encore avoir une histoire à écrire, tant peuvent être dangereux pour elle les délires de deux mégalomanes simultanément à la tête des deux plus grandes puissances nucléaires au monde.

Citations :

Pour Trump : « Trump est à la politique ce que l’héro est à un toxico » (JD Vance avant qu’il ne retourne complètement sa veste).

Pour Poutine : « L'ignorance et la bêtise du peuple font la force du dictateur » (Jdan Noritiov).

Pour les deux : « Ce n’est que dans le désespoir d’un peuple que naissent et sombrent les dictatures » (extrapolé de la citation de Georges Bernanos : « La force et la faiblesse des dictateurs est d'avoir fait un pacte avec le désespoir des peuples »).

 

… Et pendant ce temps, la Russie continue de bombarder massivement l’Ukraine !

Des civils souffrent, meurent, sont mutilés, perdent leur logement. Sur le front, des militaires Ukrainiens souffrent, meurent et sont mutilés pour défendre leur patrie et leurs valeurs civilisationnelles, Ukrainiennes et Européennes. Des militaires Russes souffrent, meurent et sont mutilés sans trop savoir pourquoi, si ce n’est pour de mauvaises raisons, … car à aucun moment l’Ukraine n’a attaqué la Russie et ses propres valeurs.

« La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » (Paul Valéry).


Jack

04 janvier 2026

... Et pendant ce temps

 … la Russie continue de bombarder massivement l’Ukraine !

Partout dans le pays des civils souffrent, meurent, sont mutilés, perdent leur logement.

Sur le front, des militaires Ukrainiens souffrent, meurent et sont mutilés pour défendre leur patrie et leurs valeurs civilisationnelles, Ukrainiennes et Européennes.

Des militaires Russes souffrent, meurent et sont mutilés sans trop savoir pourquoi, si ce n’est pour de mauvaises raisons, … car à aucun moment l’Ukraine n’a attaqué la Russie et ses propres valeurs.

Citation : « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » (Paul Valery).

 

Jack

05 décembre 2025

CAPITULATION de l’ordre et du droit international

Il n’y a pas que l’Ukraine qui est en passe de capituler, mais tout le droit international et ses valeurs que l’on croyait jusque-là acquises.

Si la Russie atteint les buts de guerre qu’elle s’était fixé en initiant son « opération spéciale » du 24 Février 2022 (qui ne devait durer que quelques jours) et qu’elle n’a jamais abandonnés au fils des pseudos pourparlers de paix, à savoir la soumission totale de l’Ukraine, alors ce ne sont pas que les Ukrainiens qui auront perdu, mais tous les citoyens du monde entier qui croient encore au droit et en la justice internationale, aux valeurs qui fondent les démocraties.

Ce sera la démonstration que le droit international s’efface devant la force brute, militaire. Or ce qui se passe à l’international est généralement le reflet de ce qui se passe ou se passera au national.

Quand la force n’est plus au service du droit et de la justice, des principes moraux qui la fondent, cela se traduit inévitablement dans une nation par la dictature, et entre nations, par la guerre. Et quand ces nations sont surarmées et dotées de l’arme nucléaire, c’est toute l’humanité qui risque de perdre.

La capitulation (ou ce qui y ressemble) de l’Ukraine est également une récompense aux crimes contre l’humanité perpétrés par le régime de Poutine (oublié le bombardement de civils, la destruction de villes entières, la déportation d’enfants ?), l’impunité des crimes de guerre commis par son armée (oublié les massacres et les tortures de civils ?).

Si le pays militairement le plus puissant du monde, celui de l’oncle Sam que l’on croyait « gendarme du monde », ayant le premier proclamé la défense des libertés et les droits de l’homme, permet cette issue, voire même l’approuve en acceptant de revenir au « business » avec un pays qui a bafoué tous les principes du droit international, alors la voie est ouverte à des périls encore bien plus inquiétants pour l’humanité toute entière.

Ce satisfecit donné à la Russie sera la preuve qu’un pays doté de l’arme nucléaire peut tout se permettre contre ceux qui ne le sont pas. C’est aussi une extraordinaire invitation à ces derniers de l’acquérir, si ce n’est pour agresser, pour au moins pour se protéger. Or le pire qui puisse arriver à notre monde est la prolifération des armes nucléaires !

Puisque tout semble maintenant permis alors que les américains se désengagent des protections explicitement ou implicitement promises, pourquoi la Chine se gênerait-elle maintenant d’assouvir son désir d’annexer Taïwan ? Pourquoi la Corée du Nord n’envahirait-elle pas sa voisine du Sud ? 

Quel argument aura la communauté internationale pour interdire à un pays non doté, d’acquérir l’arme ultime, à commencer par l’Arabie Saoudite qui en a largement les moyens financiers ?

Autre péril plus proche de nous, pour l’Europe : si la Russie annexe réellement l’Ukraine, elle récupère et additionne son armée (actuellement la plus puissante et aguerrie en Europe Occidentale) et son armement (que nous avons financé), devenant un danger mortel pour nous, au sens propre comme au figuré.

On comprendra alors, mais trop tard, que l’Ukraine était réellement notre rempart ! Que les Ukrainiens avaient raison quand ils disaient qu’en se défendant contre l’agression Russe, ils nous défendaient aussi.

Ne perdons pas de vue que tant que Poutine et son idéologie sont au pouvoir, tenu compte d’une économie maintenant presque entièrement tournée vers la guerre, celle-ci ne pourra pas s’arrêter sans y être forcée. Comme je l’ai entendu, « Poutine est allé trop loin pour ne pas aller encore plus loin ! ».

La capitulation de l’Ukraine ne sera que la première d’une longue série, à commencer par celle des valeurs qui fondent notre humanité, privilégiant la morale et la justice à la force brute.

C’est la loi et la morale qui ont permis à l’humanité de s’élever, de se distinguer du règne animal, ce qui sous-tend que le fort doit aider le faible, et non le soumette.

L’histoire des civilisations a toujours été ponctuée d’avancées et de reculs, elles se construisent et se détruisent au fil des siècles, d’un continent à l’autre de la planète. Mais dans le contexte actuel où l’arme nucléaire est mise en avant comme argument pour s’imposer, il se pourrait que nous vivions notre dernier recul civilisationnel.

Si la Russie gagne, c’est le monde entier qui perd. Si la Russie perd, c’est le monde entier qui risque de perdre à cause de la folie d’un seul homme.

Alors souhaitons qu’il n’y ait ni perdant ni gagnant, militairement parlant. La solution étant que seul Poutine et sa clique perdent politiquement, de l’intérieur.

Comment cela serait-il possible ?

Une trêve sur le terrain est souhaitable (stop aux destructions et pertes humaines, des deux côtés). A défaut, une « fausse paix » plutôt qu’une annexion complète de toute l’Ukraine (la plus mauvaise nouvelle pour l’Europe). Avec la fin du soutien américain, notamment en renseignement, et l’absence de moyens actuels côté européen, elle ne pourra tenir plus longtemps. Si l’Ukraine l’accepte, ce sera le couteau sous la gorge. Or un accord sous la contrainte n’a aucune valeur.

Trop de haine et de rancœur ont été accumulées côté Ukrainien et l’idéologie impérialiste côté Russe ne disparaîtra pas avec Poutine au pouvoir. Les hostilités reprendront inévitablement, au premier dérapage de l’un ou de l’autre sur le terrain, au premier prétexte, fusse-t ’il inventé (par l’une ou l’autre des parties).

Mais si ce temps de trêve ou de paix sera mis à profit par les deux armées pour se reconstituer et remettre le couvert, il sera également mis à profit au délitement entamé de l’économie et du pouvoir Russes. Peut-être le temps d’un changement politique en Russie, seul espoir de mettre un terme définitif à cette guerre.

Certains disent qu’il y a pire que Poutine ou qu’une dislocation de la Russie serait une catastrophe mondiale. Elle ne serait pas sans risques mais pas certaine, alors qu’en l’état actuel nous y allons tout droit.


Jack


10 mai 2025

Guerre Russie-Ukraine, revenons aux fondamentaux

Sentant que Trump commence à s’impatienter au sujet de la volonté du Kremlin de mettre un terme à cette guerre, Poutine, en fin stratège formé au KBG, propose maintenant une négociation directe avec Kiev en Turquie. Il a en effet beaucoup à perdre si Trump « se retourne ». Alors il faut remettre des pièces dans la machine pour réenfumer l’administration américaine en lui faisant croire que la Russie est de bonne volonté pour arrêter le conflit (tentant de faire oublier que c’est elle l’a déclenché).

C’est la réponse alambiquée de Poutine pour faire suite à la demande d’un cessez-le feu d’abord demandé par Trump, accepté par Zelenski et dernièrement reproposé par le groupe européen constitué autour de Macron. Accepteront-ils finalement cette trêve ?

Si Poutine accepte prochainement le cessez-le-feu de trente jours, histoire de faire preuve de bonne volonté vis-à-vis de Trump (l’avis de Zelenski et des Européens, il s’en tape), on peut parier sans trop de risque de se tromper qu’il ne durera que le temps de quelques palabres, peut-être un peu plus de 30 jours, mais à mon humble avis, sans la moindre chance de déboucher sur un accord de paix durable (pas tant que Poutine est au pouvoir). Comme à son habitude, la Russie ne le respectera pas tout en mettant la faute de la rupture sur l’Ukraine (ils l’ont fait dans tous les cessez-le-feu précédents acceptés par les deux parties).

Si des discussions sont véritablement entamées entre Zelenski et Poutine comme je le crois, avec ou sans cessez-le-feu, qu’en ressortira-t’il ? Pas grand-chose de mon point de vue. Poutine proposera des compromis sur ses exigences précédentes, pour finir par ne pas y consentir en raison du manque d’effort de son contradicteur Zelenski qu’il accusera de ne faire aucune concession, sachant que l’Ukraine à déjà tout abandonné sous la pression de l’administration Trump, et n’a donc plus rien à concéder de plus qu’une capitulation totale et sans condition (qu’elle n’acceptera bien évidemment pas).

Et pourtant Poutine ne cesse d’affirmer qu’il veut la paix et que c’est Kiev qui ne la veut pas. Alors que Zelenski, son peuple et ses combattants n’attendent qu’un arrêt des combats pour au moins faire une pause (la capitulation totale n’étant pas une option pour tous les Ukrainiens).

Quant à Trump, il ne cherche qu’à soigner son image de faiseur de paix … et d’argent si possible. Il dit vouloir la « fin de la tuerie », alors qu’il s’en fout royalement (à la différence de son électorat). C’est l’hypocrisie flagrante du bon gars qui ne serait mû que par de bonnes intentions, comparable celle d’un Poutine jouant la grenouille de bénitier devant les caméras, alors que c’est un parfait agnostique et que personne ne l’a jamais vu dans une église avant 2023, depuis que « son opération spéciale » tourne mal et qu’il a besoin de convaincre son peuple de la bonne cause de cette guerre qui n’en finit pas et qu’il a besoin de plus en plus d’hommes sur le front.

Alors avec un Poutine qui retourne sans cesse les situations pour gagner du temps et un Trump qui change d’avis à constamment, cette guerre n’est pas prête de s’achever.

Côté Russe, le principe est toujours le même : opposer des réalités alternatives aux faits. Tant qu’il n’y a pas d’accord réciproque sur les faits ou de preuves intangibles, le subterfuge fonctionnera. Dans une guerre, la preuve des faits est faite par les historiens, longtemps après la fin de cette guerre (quelle que soit son issue). En attendant, tout témoignage, tout reportage, toutes images et films peuvent être discutés, remis en question quels qu’en soit la crédibilité, par toute personne de mauvaise foi (et ce n’est pas quelque chose qui étouffe le régime de Poutine).

Côté Américain, depuis l’arrivée de Trump, c'est plus simple (nul besoin de se perdre en interprétations et conjectures) : personne ne sait !

Pour y voir plus clair dans un brouillard savamment entretenu par le régime Russe et maintenant aggravé par les atermoiement Américains, il faut revenir aux fondamentaux. S’ils sont constamment déniés et travestis par la Russie depuis le début, … et il faut avouer qu’ils ont été dernièrement mis à mal par l’administration Trump, de la façon la plus surprenante et inattendue (avec des propos dignes de la propagande du Kremlin).

Ce n’est pas l’Ukraine qui a attaqué ni même menacé la Russie, mais bien cette dernière qui a cherché à envahir son voisin le 24 Février 2022. Il ne faut cesser de se le rappeler, non comme le font de leur côté les Russes pour se convaincre du contraire (plus à destination du peuple, notamment pour calmer sa mauvaise conscience), mais pour ne pas perdre de vue une réalité historique que bien des gens mal intentionnés ne cessent de vouloir effacer.

Ce qui était une évidence indiscutable il y a encore quelques mois, semble s’émousser au fil du temps avec les propos de Trump et de son équipe qui, s’ils ne sont pas allés jusqu’à dire que c’est l’Ukraine qui a attaqué la Russie, ont clairement dit qu’elle n’aurait pas dû se défendre (« ce si petit pays face à la grande Russie n’avait aucune chance et en se défendant il a déclenché une guerre qui n’aurait pas dû avoir lieu » dixit Trump, relayé par Vance).

Devant les difficultés à convaincre Poutine de faire une trêve et l’agacement récent de Trump, pas sûr que la tendance s’inverse prochainement, même si tous les hommes de bonne volonté l’espèrent fortement (il n’y en a pas dans les gouvernements Trump et Poutine).

L’Ukraine ne fait que se défendre et continuer à le faire est le choix de tout un peuple (sa grande majorité bien sûr). Devrions-nous reprocher aux Français de 1941 d’avoir rejoint la résistance ou le général De Gaulle pour se dresser contre l’envahisseur Allemand ?

A cette époque aussi, la grande majorité du peuple Français désapprouvait l’invasion et ne souhaitait pas vivre dans l’idéologie nazi. Hors une toute petite minorité qui a fait un autre choix, tous ceux qui étaient en condition et en âge de se battre, se sont battus.

Le choix du peuple Ukrainien est le leur et nous ne pouvons le « discuter » à leur place. Défendre son pays et ses valeurs, refuser de se soumettre à un régime politique qu’une majorité de citoyens n’approuve pas, va bien plus loin qu’une entorse à la démocratie et des fiertés blessées. Quand un pays tiers impose sa volonté à un autre, les changements ne se limitent pas aux lois, aux coutumes et restrictions de libertés. Pour l’occupé vaincu cela se paie de chair et de sang, d’enfermement, de déportation et de mort.

N’oublions pas que la Russie d’hier (des Tsars et de l’URSS) a toujours asservi et déplacé les populations des pays qu’elle a occupés. L’objectif d’un occupant idéologique et territorial est d’éviter toute contestation de son pouvoir une fois installé. Pour cela, deux solutions additionnables : le remplacement-déplacement des populations (déportations) et l’annihilation de toute opposition supposée, avérée ou seulement suspectée, à commencer par les intellectuels (exterminations physiques).

Les pays Baltes et la Pologne ne l’ont pas oublié. Ce qui est peut-être le cas de la Hongrie et de la Slovaquie (ex partie de la Tchécoslovaquie), du moins à en croire les derniers choix démocratiquement exprimés. Et pourtant la Russie de Poutine n’agira pas différemment, c’est certain, car c’est intrinsèque à toutes dictatures.

L’Ukraine n’a pas perdu sa mémoire générationnelle. Après les multiples invasions subies aux cours des siècles, après l’Holodomor (sous Staline) puis l’occupation Nazie suivie de près par celle des soviets (encore sous Staline), ils n’ont vraiment pas envie de vivre celle de la Russie de Poutine. La Russie, à différence de l’Allemagne, n’a pas « purgé les hontes de son histoire », ce qui la condamne à les répéter.

Les Ukrainiens dans l’ensemble sont parfaitement conscients du risque, non pas que « démocratique » et idéologique, mais réellement physique qu’ils courent en se soumettant. Qui peut aujourd’hui croire un seul instant qu’ils puissent faire confiance au régime Russe ?

Pour le peuple Ukrainien un arrêt des hostilités par l’occupation n’a pas grand-chose à voir avec la paix et ne signifie pas l’arrêt des massacres. Ils n’auront simplement plus lieu sur les lignes de fronts et ne seront que moins visibles au reste du monde.

Si on ne peut que comprendre leur volonté de rejoindre la démocratie Européenne, essayons de comprendre le point de vue Russe, celui qui s’exprime et s’oppose à celui des Ukrainiens.

Vu que le peuple Russe n’a pas droit à la parole et que les opposants au régime de Poutine s’exprimant en exil partagent celui des Ukrainiens, ne reste que celui des propagandistes Russes.

Voyons quelle est sa logique et en quoi il peut être acceptable.

Le meilleur exemple ou condensé me parait être celui de Piotr Tolstoï, vice-président de la Douma (parlant très bien français). Oui oui, un descendant de l’illustre Léon Tolstoï auteur de Guerre et Paix. Son Piotr piètre descendant est l’un des propagandistes serviles du Kremlin qui excelle dans l’art de la fourberie et du mensonge. Il fait 3 mensonges ou contre-vérités à la minute d'interview ! Quand ce n'est pas le cas, il joue les ambiguïtés. Je ne suis pas certain qu'il croit un traite mot de ce qu'il dit (ou alors il est comme son maître, atteint de paranoïa aigue).

Vous avez sans doute déjà entendu son argumentation pour justifier l'agression russe. C'est la ligne du Kremlin : "la Russie ne fait que se défendre (ainsi que les pauvres Ukrainiens opprimés par des néonazis au pouvoir) et ne recherche que la paix". Il la répète à chaque interview, encore récemment en marge du défilé « patriotique » du 9 Mai dernier à Moscou.

Ce politicien joue sur des ambiguïtés et entretien les amalgames. Il ne berne que ceux qui ne savent pas vraiment de quoi il parle, du moins exactement et dans le détail (là où le diable se cache).

Son dada c'est l'amalgame Russophone/Russophile, sachant que beaucoup trop de gens entendent par "russophones" ceux qui sont pro-russes, alors que cela n'a rien à voir. Ce sont deux notions très différentes.

Il est vrai que beaucoup d'Ukrainiens parlent/parlaient russe (absorptions territoriales des Tzars et de l'URSS obligent) et même que le russe ! Cela veut-il dire qu'ils souhaitent être rattachés à la Russie ? Qu'ils approuvent la politique de Poutine, partagent son idéologie et en un mot qu'ils soient Russophiles ?

Absolument pas ! En fait, c'est plutôt le contraire. Depuis la guerre, la grande majorité des russophones (pour ne pas dire presque tous) sont devenus … Russophobes ! Certains se sont mis à l'Ukrainien et ne veulent plus parler Russe ni entendre parler de la "culture Russe".

Par son action ratée du 24/02/2022 (tentative de prise du pouvoir central) et ses suites (massacres et destructions), Poutine et son entourage ont enclenché une haine généralisée des Russes alors que la plupart d'entre eux subissent plus qu'ils n'acceptent.

J'avais fait l'un de mes premiers billets en 2022 avec "Bannissez Poutine, mais pas les Russes". Si j’étais encore bien optimiste à l’époque sur l’issue rapide de ce conflit, je reste encore persuadé qu’une grande partie de la population Russe n’approuve pas cette guerre et ses motifs. Même s'il faut reconnaître que la propagande du Kremlin, distillée sans relâche et habilement, a depuis fait son chemin. Elle a empoisonné l'esprit de beaucoup plus de Russes hésitants que je ne l’aurais pensé. A priori et en dehors des profiteurs de guerre, les moins instruits qui ne cherchent pas vraiment ou ne veulent pas connaître la vérité, préférant l'illusion d'une "grande Russie" (par la taille certes, mais c'est tout).

Exemples relevé d'un interview de cet hypocrite Tolstoï entretenant la confusion entre russophones et russophile :

- « La Russie n'a jamais perdu de guerre » : faux ! À part la seconde de 39-45 gagnée avec l'aide massive des Américains en matériel et l'affaiblissement de l'armée allemande sur le front de l'Ouest, elle a perdu toutes celles du siècle dernier (1ère guerre mondiale, Guerre Sino-russe dans les années 60, Afghanistan années 80). Comme les américains au Vietnam me direz-vous, mais eux au moins ne se vantent pas de les avoir toutes gagnées et leur presse ne se gêne pas de relever les fautes interventionnistes.

- « L'Ukraine n'existait pas avant la chute du mur » : c'est historiquement faux !

- « 20 millions de russophones en Ukraine » dans un pays de 44 millions d'habitants : possible, mais qu'en est-il de ce qu'ils veulent ? Comment expliquer la volonté quasi-unanime de ce peuple à se battre pour défendre ses frontières et bouter les russes au dehors ? Peut-on oublier les révolutions « orange » (suite élection truquée 2004) et « de la dignité » (2013 & 2014), le nombre impressionnant d'Ukrainiens dans la rue et tous ces drapeaux européens agités aux côtés du leur ? Comment ne pas voir un lien entre les interventions russes, d’abord dans le Donbass puis en Crimée courant 2014 ?

Les accords de Minsk (Wikipédia ne peut être taxé de partialité) : quelle fourberie de parler d'hypocrisie occidentale ! L'occident a fait de son mieux, mais aucun des deux belligérants n'a voulu respecter cet accord, certes mal foutu à partir du moment où au fond, aucune des deux parties, hors l'occident, ne voulait la paix … si ce n'est qu'à ses seules conditions. On ne peut pas appeler cela un compromis et ça ne pouvait pas fonctionner.

Quant aux pourparlers de Mars 2002, alors que toute l'Ukraine avait été bombardée, ils consistaient à lui imposer de céder tous les territoires déjà envahis. "On voulait la paix mais pas eux" disait Piotr Tolstoï. Et c'est lui qui parle d'hypocrisie ? Je crois qu'il pensait plutôt « On veut la paix mais pas eux, … à savoir les Ukrainiens. Juste leur territoire et ses richesses ».

Pour le reste, ce sont toujours les mêmes inversions de réalités et de responsabilités de la propagande Russe : elle accuse toujours l’autre de ce qu’elle fait ou va faire !

- « l'OTAN agressive à nos frontières » (toujours cette paranoïa) alors qu'il s'agit d'une organisation défensive qui n'a jamais demandé à un pays d'y adhérer. Ce sont les pays qui demandent l’adhésion, … précisément pour la protection qu'elle offre devant l'agressivité et l'hégémonie dont fait preuve la Russie (déstabilisation du Donbass, invasion de la Crimée, sans même parler le la Géorgie et de la Tchétchénie). Quand l’OTAN a-t’ elle attaqué ou ne serait-ce menacé la Russie ?

- Un autre argument est relatif aux USA attaquant l'Irak (ce n’était ni l’OTAN et ni l’ONU en raison du véto de la France qui s’était farouchement opposé à cette opération injustifiée). Les prorusses le servent à toutes les occasions. Alors oui, les USA ont attaqué l'Irak pour de mauvaises raisons (flagrante tromperie des Américains sur fausses preuves d’armes de destruction massives).

Mais qu'a fait la Russie dans les années 80 en Afghanistan ? Et en 1999, lorsqu’elle a envoyé ses troupes, ses avions et ses bombes en Tchétchénie rasant par la même occasion sa capitale (Grozny) ? Cela au prétexte des attentats de Septembre 1999 à Moscou (300 civils morts et des centaines de blessés) imputés au « terroristes Tchétchènes » … alors qu’il a été documenté qu’ils avaient été perpétrés par des agents du FSB sur ordre du Kremlin (Poutine, fraichement nommé 1er ministre) avec pour unique objectif de créer le prétexte à cette guerre ! … Énième démonstration que Poutine n’a jamais hésité à tuer ses compatriotes pour servir sa cause … et les intérêts de son clan.

L’invasion de l’Irak, tout comme le bombardement de Belgrade en 1999 par les USA (cette fois-ci sous le drapeau Otanien), sont deux fautes gravissimes qui ont salement entaché la crédibilité des USA, on ne peut le nier. C’est peut-être les seuls points où les Russes ont raison. Mais cela justifie-t ‘il leur agression contre l'Ukraine ?

Le crime de l’un n’a jamais justifié le crime d’un autre, mais encore et surtout, si l'Amérique cherche à étendre sa suprématie comme toute grande puissance économique, elle ne cherche pas à étendre son territoire. La Russie, oui, et c'est ce qui fait toute la différence.

Le pays le plus grand de la planète (en fait, une « union de républiques » soumis au même régime politique) qui n’arrive pas à gérer convenablement ses immenses étendues (et richesses) cherchant à s’étendre encore plus. Ce simple fait ne serait-il pas à lui seul le signe de quelque folie chez ses dirigeants ?

Et que penser du mémorandum de Budapest, signé en 2014 par la Russie et l’Amérique (et la Grande Bretagne) pour garantir l’intégrité territoriale de l’Ukraine (ainsi que deux autres pays sécessionnistes de l’URSS) si elle rendait les armes nucléaires en sa possession ? L’un des signataires violant lui-même la protection qu’il avait précédemment garanti, … qui aurait pu penser cela ? … Et l’Amérique de Trump qui trouve maintenant cela normal ! Quant à la GB, elle n’a malheureusement que les moyens de s’en offusquer.

Alors oui, la parole Russe comme Américaine ne valent pas grand-chose, mais qu’ont fait les Ukrainiens pour mériter leur sort actuel ?

Voulons-non vivre dans un monde sans morale ni justice, où seule la loi du plus fort compte ? Ce qui se fait à l’international finit toujours par déteindre dans le national. Dois-ton baisser l’échine et nous taire sous prétexte qu’à notre échelle de simple citoyen nous n’y pouvons rien ? Ce n’est pas ce qu’on fait les Ukrainiens (révolution orange 2004-2005 et celle de la dignité en 2014).

Pour justifier l’injustifiable, j’ai cité Tolstoï, mais les autres dignitaires du régime ont exactement le même discours, Lavrov en tête bien sûr (ministre des affaires étrangères). Les arguments sont répétés comme un mantra appris par cœur.

En plus faux-cul et beaucoup moins subtil, pour les auditeurs les plus crédules, nous avons bien sûr Soloviev, le clown triste de la TV de propagande.

… Lui se fait très grassement payer (plusieurs dizaines de millions équivalent dollars par an). Payé pour débiter des conneries auxquelles je suis persuadé qu'il ne croit pas un seul instant. Quoique depuis le temps et vu ses mimiques quand il s'exprime, je commence à penser qu'il est psychiquement gravement instable.

Mais on peut comprendre qu'il puisse être aussi aigri et haineux envers les occidentaux … depuis qu'on lui a gelé ses propriétés en Italie et ailleurs (en plus de quelques avoirs financiers) … dans cet occident si dépravé et en perdition qu'il y a envoyé ses enfants étudier (dans l'opulence), comme ceux de la grande majorité des oligarques (dont Lavrov bien sûr), ceux-là mêmes qui avant cette guerre y dépensaient leur argent mal acquis dans nos villes et stations touristiques les plus huppées.

Tout cela aux frais des citoyens Russes, comme au prix de leur chair et de leur vie dans une guerre qu’ils n’ont pas réclamée, des russes qui n'ont maintenant plus aucun choix, bientôt même plus celui de s'enfuir du trou noir que la Russie est en train de devenir.

La seule et véritable guerre que mène la Russie de Poutine, c’est celle contre la démocratie. Celle-ci est effectivement pour lui et son régime, un ennemi mortel !

Personne ne veut faire la guerre à la Russie, la voir disparaître ou la forcer à changer. L'occident n'a rien à lui imposer et ne cherche pas à le faire, pas plus que la Russie n'a à le faire envers d'autres nations. C'est aux peuples de décider librement de leur sort, pour autant qu’ils puissent le faire comme c’est le cas de l’Ukraine, de choisir leur régime politique, et à défaut de choix, de tout faire pour se libérer de l’oppression.

Malheureusement, Poutine est maintenant totalement enfermé dans « sa guerre » et le cercle vicieux d’une économie de guerre. L’arrêt de celle-ci signerait sa chute et il le sait. Raison pour laquelle je ne crois pas en sa volonté d’y mettre un terme.

Alors un cessez-le-feu bientôt ? Sans doute, mais tôt ou tard, tant que Poutine et sa bande de mafieux seront au pouvoir, la guerre reprendra … et peut-être pas qu’en Ukraine, … prenons-en conscience !

Le plus grand pays du monde et le plus puissant militairement ayant chacun à leur tête un mégalomane (doublé de délire paranoïaque pour l’un et de narcissisme aggravé pour l’autre), le monde n’est actuellement pas bien barré ! … Au sens propre comme au figuré.


JACK

08 mai 2025

Motard parfois honteux

Je suis "motard" depuis 2079 (permis "gros cube") et toujours aussi passionné par ce moyen de se balader plus que de se déplacer. Une voiture se conduit, une moto se pilote.

Mais parfois devant l'attitude de certains motards, il m'arrive d'avoir un peu honte !

Je ne parle pas de ces insupportables "conducteurs de scooters" qui pour la majorité d'entre-eux, font vraiment n'importe quoi en milieu dense de circulation (quand ils ne s'agit pas de ces pétoires qui torturent nos oreilles), mais bien de quelques individus qui sous prétexte d'avoir une belle et grosse bécane, se comportent comme de bien pitres "motards".

Est un mauvais motard celui qui vous dira que le bruit d'une moto est un gage de sécurité. On l'entend arriver ! … Et pourquoi pas "pousse-toi que j'm'y mette".

Un vrai motard voit loin et large, mais surtout il anticipe les possibles réactions des autres usagers de la route et prévoit la "marge de sécurité" nécessaire dans le cas où il ne serait pas "vu".

Il n'a pas besoin d'être "entendu" pour se placer là où il faut en toute sécurité. Les maîtres mots de sa conduite sont "marge" et "anticipation".

Pour un vrai motard il n'y a pas de feux verts ou de priorités inviolables, et en cas d'accident (ce qui m'est bien sûr déjà arrivé), son premier réflexe doit être de comprendre à quel moment il a fauté. Sa principale faute est de ne pas avoir anticiper celle de l'autre et prévu la marge de sécurité pour y échapper (la "marge au cas où").

Quant aux motards qui me font le plus honte (en plus de ceux qui trafiquent ou n'entretiennent pas leurs pots d'échappement), ce sont les  rouleurs en "musique à fond la caisse" couvrant le bruit de leur engin au point d'agacer copieusement tout le monde alentours, passants comme habitants, genre "entends-tu la musique que j'aime".

Pas mieux que les abrutis au volant de leur caisse toutes vitres baissées. On ne me fera pas croire qu'ils ne montent le son que pour eux. Au delà d'un certain niveau de décibels, cela va plus loin que le simple égoïsme (genre "j'emmerde tout le monde").

Il y a de mon point de vue quelque chose qui relève du complexe et de la compensation, comme si la musique que l'on apprécie et qui implique forcément une certaine admiration (pour ce qu'elle nous parait représenter, pour ce qu'elle est ou pour son auteur), devait relever notre propre personnalité aux yeux des autres, ceux qui le bref instant de notre passage "reconnaîtront le bon goût du mec avec la musique qu'il aime".
C'est un peu le même processus mais en pire que celui qui n'a que sa belle bagnole à montrer pour tenter de compenser la médiocrité de sa personne (ma définition de la "frime"). Si la voiture est vraiment belle, on pourra au moins apprécier la beauté des courbes et éventuellement reconnaître le bon goût ainsi que la chance du mec d'en posséder une.

Comme tous les motards j'apprécie le ronronnement de ma reine, mais n'éprouve nul besoin d'en mettre plein les oreilles de ceux qui ne partagent pas mon trip, sans parler du simple devoir de "savoir vivre" que nous devrions tous avoir en société.

Cela dit en passant, j'aime me balader seul ou à 2 ou 3 max. Au delà cela me fait l'effet du troupeau et je n'ai jamais eu l'état d'esprit pour (qu'il s'agisse de motards ou tout autre regroupement passionnel, culturel, social ou politique).

Chacun ses plaisirs et celui de se sentir en sécurité comme de partager une même passion au sien d'un groupe, d'une tribu ou d'une communauté, est une aspiration bien humaine. Ce n'est simplement pas la mienne mais je peux comprendre.

Il faut simplement avoir conscience que le bruit de plusieurs motos ensemble est démultiplié par autant d'unités présentes (leur bruit "ne se recouvrent pas" mutuellement). Sans parler du "supplice auditif" qui dure plus longtemps pour ceux qui n'apprécient pas lorsque "le troupeau" est délié en une longue file.

Le savoir vivre veut donc qu'il faille rouler au ralenti en milieu urbain ou habité pour déranger le moins possible (j'ai remarqué que dans les rassemblements bien organisés, la consigne parait être donnée et respectée).

Auprès de ceux qui ne partage pas notre passion, soyons attentif à ne pas donner une image négative de nous. Restons de gentils et respectueux motards !


Jack