Sentant que Trump commence à s’impatienter au sujet de la volonté du Kremlin de mettre un terme à cette guerre, Poutine, en fin stratège formé au KBG, propose maintenant une négociation directe avec Kiev en Turquie. Il a en effet beaucoup à perdre si Trump « se retourne ». Alors il faut remettre des pièces dans la machine pour réenfumer l’administration américaine en lui faisant croire que la Russie est de bonne volonté pour arrêter le conflit (tentant de faire oublier que c’est elle l’a déclenché).
C’est la réponse alambiquée de Poutine pour faire suite à la demande d’un cessez-le feu d’abord demandé par Trump, accepté par Zelenski et dernièrement reproposé par le groupe européen constitué autour de Macron. Accepteront-ils finalement cette trêve ?
Si Poutine accepte prochainement le cessez-le-feu de trente jours, histoire de faire preuve de bonne volonté vis-à-vis de Trump (l’avis de Zelenski et des Européens, il s’en tape), on peut parier sans trop de risque de se tromper qu’il ne durera que le temps de quelques palabres, peut-être un peu plus de 30 jours, mais à mon humble avis, sans la moindre chance de déboucher sur un accord de paix durable (pas tant que Poutine est au pouvoir). Comme à son habitude, la Russie ne le respectera pas tout en mettant la faute de la rupture sur l’Ukraine (ils l’ont fait dans tous les cessez-le-feu précédents acceptés par les deux parties).
Si des discussions sont véritablement entamées entre Zelenski et Poutine comme je le crois, avec ou sans cessez-le-feu, qu’en ressortira-t’il ? Pas grand-chose de mon point de vue. Poutine proposera des compromis sur ses exigences précédentes, pour finir par ne pas y consentir en raison du manque d’effort de son contradicteur Zelenski qu’il accusera de ne faire aucune concession, sachant que l’Ukraine à déjà tout abandonné sous la pression de l’administration Trump, et n’a donc plus rien à concéder de plus qu’une capitulation totale et sans condition (qu’elle n’acceptera bien évidemment pas).
Et pourtant Poutine ne cesse d’affirmer qu’il veut la paix et que c’est Kiev qui ne la veut pas. Alors que Zelenski, son peuple et ses combattants n’attendent qu’un arrêt des combats pour au moins faire une pause (la capitulation totale n’étant pas une option pour tous les Ukrainiens).
Quant à Trump, il ne cherche qu’à soigner son image de faiseur de paix … et d’argent si possible. Il dit vouloir la « fin de la tuerie », alors qu’il s’en fout royalement (à la différence de son électorat). C’est l’hypocrisie flagrante du bon gars qui ne serait mû que par de bonnes intentions, comparable celle d’un Poutine jouant la grenouille de bénitier devant les caméras, alors que c’est un parfait agnostique et que personne ne l’a jamais vu dans une église avant 2023, depuis que « son opération spéciale » tourne mal et qu’il a besoin de convaincre son peuple de la bonne cause de cette guerre qui n’en finit pas et qu’il a besoin de plus en plus d’hommes sur le front.
Alors avec un Poutine qui retourne sans cesse les situations pour gagner du temps et un Trump qui change d’avis à constamment, cette guerre n’est pas prête de s’achever.
Côté Russe, le principe est toujours le même : opposer des réalités alternatives aux faits. Tant qu’il n’y a pas d’accord réciproque sur les faits ou de preuves intangibles, le subterfuge fonctionnera. Dans une guerre, la preuve des faits est faite par les historiens, longtemps après la fin de cette guerre (quelle que soit son issue). En attendant, tout témoignage, tout reportage, toutes images et films peuvent être discutés, remis en question quels qu’en soit la crédibilité, par toute personne de mauvaise foi (et ce n’est pas quelque chose qui étouffe le régime de Poutine).
Côté Américain, depuis l’arrivée de Trump, c'est plus simple (nul besoin de se perdre en interprétations et conjectures) : personne ne sait !
Pour y voir plus clair dans un brouillard savamment entretenu par le régime Russe et maintenant aggravé par les atermoiement Américains, il faut revenir aux fondamentaux. S’ils sont constamment déniés et travestis par la Russie depuis le début, … et il faut avouer qu’ils ont été dernièrement mis à mal par l’administration Trump, de la façon la plus surprenante et inattendue (avec des propos dignes de la propagande du Kremlin).
Ce n’est pas l’Ukraine qui a attaqué ni même menacé la Russie, mais bien cette dernière qui a cherché à envahir son voisin le 24 Février 2022. Il ne faut cesser de se le rappeler, non comme le font de leur côté les Russes pour se convaincre du contraire (plus à destination du peuple, notamment pour calmer sa mauvaise conscience), mais pour ne pas perdre de vue une réalité historique que bien des gens mal intentionnés ne cessent de vouloir effacer.
Ce qui était une évidence indiscutable il y a encore quelques mois, semble s’émousser au fil du temps avec les propos de Trump et de son équipe qui, s’ils ne sont pas allés jusqu’à dire que c’est l’Ukraine qui a attaqué la Russie, ont clairement dit qu’elle n’aurait pas dû se défendre (« ce si petit pays face à la grande Russie n’avait aucune chance et en se défendant il a déclenché une guerre qui n’aurait pas dû avoir lieu » dixit Trump, relayé par Vance).
Devant les difficultés à convaincre Poutine de faire une trêve et l’agacement récent de Trump, pas sûr que la tendance s’inverse prochainement, même si tous les hommes de bonne volonté l’espèrent fortement (il n’y en a pas dans les gouvernements Trump et Poutine).
L’Ukraine ne fait que se défendre et continuer à le faire est le choix de tout un peuple (sa grande majorité bien sûr). Devrions-nous reprocher aux Français de 1941 d’avoir rejoint la résistance ou le général De Gaulle pour se dresser contre l’envahisseur Allemand ?
A cette époque aussi, la grande majorité du peuple Français désapprouvait l’invasion et ne souhaitait pas vivre dans l’idéologie nazi. Hors une toute petite minorité qui a fait un autre choix, tous ceux qui étaient en condition et en âge de se battre, se sont battus.
Le choix du peuple Ukrainien est le leur et nous ne pouvons le « discuter » à leur place. Défendre son pays et ses valeurs, refuser de se soumettre à un régime politique qu’une majorité de citoyens n’approuve pas, va bien plus loin qu’une entorse à la démocratie et des fiertés blessées. Quand un pays tiers impose sa volonté à un autre, les changements ne se limitent pas aux lois, aux coutumes et restrictions de libertés. Pour l’occupé vaincu cela se paie de chair et de sang, d’enfermement, de déportation et de mort.
N’oublions pas que la Russie d’hier (des Tsars et de l’URSS) a toujours asservi et déplacé les populations des pays qu’elle a occupés. L’objectif d’un occupant idéologique et territorial est d’éviter toute contestation de son pouvoir une fois installé. Pour cela, deux solutions additionnables : le remplacement-déplacement des populations (déportations) et l’annihilation de toute opposition supposée, avérée ou seulement suspectée, à commencer par les intellectuels (exterminations physiques).
Les pays Baltes et la Pologne ne l’ont pas oublié. Ce qui est peut-être le cas de la Hongrie et de la Slovaquie (ex partie de la Tchécoslovaquie), du moins à en croire les derniers choix démocratiquement exprimés. Et pourtant la Russie de Poutine n’agira pas différemment, c’est certain, car c’est intrinsèque à toutes dictatures.
L’Ukraine n’a pas perdu sa mémoire générationnelle. Après les multiples invasions subies aux cours des siècles, après l’Holodomor (sous Staline) puis l’occupation Nazie suivie de près par celle des soviets (encore sous Staline), ils n’ont vraiment pas envie de vivre celle de la Russie de Poutine. La Russie, à différence de l’Allemagne, n’a pas « purgé les hontes de son histoire », ce qui la condamne à les répéter.
Les Ukrainiens dans l’ensemble sont parfaitement conscients du risque, non pas que « démocratique » et idéologique, mais réellement physique qu’ils courent en se soumettant. Qui peut aujourd’hui croire un seul instant qu’ils puissent faire confiance au régime Russe ?
Pour le peuple Ukrainien un arrêt des hostilités par l’occupation n’a pas grand-chose à voir avec la paix et ne signifie pas l’arrêt des massacres. Ils n’auront simplement plus lieu sur les lignes de fronts et ne seront que moins visibles au reste du monde.
Si on ne peut que comprendre leur volonté de rejoindre la démocratie Européenne, essayons de comprendre le point de vue Russe, celui qui s’exprime et s’oppose à celui des Ukrainiens.
Vu que le peuple Russe n’a pas droit à la parole et que les opposants au régime de Poutine s’exprimant en exil partagent celui des Ukrainiens, ne reste que celui des propagandistes Russes.
Voyons quelle est sa logique et en quoi il peut être acceptable.
Le meilleur exemple ou condensé me parait être celui de Piotr Tolstoï, vice-président de la Douma (parlant très bien français). Oui oui, un descendant de l’illustre Léon Tolstoï auteur de Guerre et Paix. Son Piotr piètre descendant est l’un des propagandistes serviles du Kremlin qui excelle dans l’art de la fourberie et du mensonge. Il fait 3 mensonges ou contre-vérités à la minute d'interview ! Quand ce n'est pas le cas, il joue les ambiguïtés. Je ne suis pas certain qu'il croit un traite mot de ce qu'il dit (ou alors il est comme son maître, atteint de paranoïa aigue).
Vous avez sans doute déjà entendu son argumentation pour justifier l'agression russe. C'est la ligne du Kremlin : "la Russie ne fait que se défendre (ainsi que les pauvres Ukrainiens opprimés par des néonazis au pouvoir) et ne recherche que la paix". Il la répète à chaque interview, encore récemment en marge du défilé « patriotique » du 9 Mai dernier à Moscou.
Ce politicien joue sur des ambiguïtés et entretien les amalgames. Il ne berne que ceux qui ne savent pas vraiment de quoi il parle, du moins exactement et dans le détail (là où le diable se cache).
Son dada c'est l'amalgame Russophone/Russophile, sachant que beaucoup trop de gens entendent par "russophones" ceux qui sont pro-russes, alors que cela n'a rien à voir. Ce sont deux notions très différentes.
Il est vrai que beaucoup d'Ukrainiens parlent/parlaient russe (absorptions territoriales des Tzars et de l'URSS obligent) et même que le russe ! Cela veut-il dire qu'ils souhaitent être rattachés à la Russie ? Qu'ils approuvent la politique de Poutine, partagent son idéologie et en un mot qu'ils soient Russophiles ?
Absolument pas ! En fait, c'est plutôt le contraire. Depuis la guerre, la grande majorité des russophones (pour ne pas dire presque tous) sont devenus … Russophobes ! Certains se sont mis à l'Ukrainien et ne veulent plus parler Russe ni entendre parler de la "culture Russe".
Par son action ratée du 24/02/2022 (tentative de prise du pouvoir central) et ses suites (massacres et destructions), Poutine et son entourage ont enclenché une haine généralisée des Russes alors que la plupart d'entre eux subissent plus qu'ils n'acceptent.
J'avais fait l'un de mes premiers billets en 2022 avec "Bannissez Poutine, mais pas les Russes". Si j’étais encore bien optimiste à l’époque sur l’issue rapide de ce conflit, je reste encore persuadé qu’une grande partie de la population Russe n’approuve pas cette guerre et ses motifs. Même s'il faut reconnaître que la propagande du Kremlin, distillée sans relâche et habilement, a depuis fait son chemin. Elle a empoisonné l'esprit de beaucoup plus de Russes hésitants que je ne l’aurais pensé. A priori et en dehors des profiteurs de guerre, les moins instruits qui ne cherchent pas vraiment ou ne veulent pas connaître la vérité, préférant l'illusion d'une "grande Russie" (par la taille certes, mais c'est tout).
Exemples relevé d'un interview de cet hypocrite Tolstoï entretenant la confusion entre russophones et russophile :
- « La Russie n'a jamais perdu de guerre » : faux ! À part la seconde de 39-45 gagnée avec l'aide massive des Américains en matériel et l'affaiblissement de l'armée allemande sur le front de l'Ouest, elle a perdu toutes celles du siècle dernier (1ère guerre mondiale, Guerre Sino-russe dans les années 60, Afghanistan années 80). Comme les américains au Vietnam me direz-vous, mais eux au moins ne se vantent pas de les avoir toutes gagnées et leur presse ne se gêne pas de relever les fautes interventionnistes.
- « L'Ukraine n'existait pas avant la chute du mur » : c'est historiquement faux !
- « 20 millions de russophones en Ukraine » dans un pays de 44 millions d'habitants : possible, mais qu'en est-il de ce qu'ils veulent ? Comment expliquer la volonté quasi-unanime de ce peuple à se battre pour défendre ses frontières et bouter les russes au dehors ? Peut-on oublier les révolutions « orange » (suite élection truquée 2004) et « de la dignité » (2013 & 2014), le nombre impressionnant d'Ukrainiens dans la rue et tous ces drapeaux européens agités aux côtés du leur ? Comment ne pas voir un lien entre les interventions russes, d’abord dans le Donbass puis en Crimée courant 2014 ?
Les accords de Minsk (Wikipédia ne peut être taxé de partialité) : quelle fourberie de parler d'hypocrisie occidentale ! L'occident a fait de son mieux, mais aucun des deux belligérants n'a voulu respecter cet accord, certes mal foutu à partir du moment où au fond, aucune des deux parties, hors l'occident, ne voulait la paix … si ce n'est qu'à ses seules conditions. On ne peut pas appeler cela un compromis et ça ne pouvait pas fonctionner.
Quant aux pourparlers de Mars 2002, alors que toute l'Ukraine avait été bombardée, ils consistaient à lui imposer de céder tous les territoires déjà envahis. "On voulait la paix mais pas eux" disait Piotr Tolstoï. Et c'est lui qui parle d'hypocrisie ? Je crois qu'il pensait plutôt « On veut la paix mais pas eux, … à savoir les Ukrainiens. Juste leur territoire et ses richesses ».
Pour le reste, ce sont toujours les mêmes inversions de réalités et de responsabilités de la propagande Russe : elle accuse toujours l’autre de ce qu’elle fait ou va faire !
- « l'OTAN agressive à nos frontières » (toujours cette paranoïa) alors qu'il s'agit d'une organisation défensive qui n'a jamais demandé à un pays d'y adhérer. Ce sont les pays qui demandent l’adhésion, … précisément pour la protection qu'elle offre devant l'agressivité et l'hégémonie dont fait preuve la Russie (déstabilisation du Donbass, invasion de la Crimée, sans même parler le la Géorgie et de la Tchétchénie). Quand l’OTAN a-t’ elle attaqué ou ne serait-ce menacé la Russie ?
- Un autre argument est relatif aux USA attaquant l'Irak (ce n’était ni l’OTAN et ni l’ONU en raison du véto de la France qui s’était farouchement opposé à cette opération injustifiée). Les prorusses le servent à toutes les occasions. Alors oui, les USA ont attaqué l'Irak pour de mauvaises raisons (flagrante tromperie des Américains sur fausses preuves d’armes de destruction massives).
Mais qu'a fait la Russie dans les années 80 en Afghanistan ? Et en 1999, lorsqu’elle a envoyé ses troupes, ses avions et ses bombes en Tchétchénie rasant par la même occasion sa capitale (Grozny) ? Cela au prétexte des attentats de Septembre 1999 à Moscou (300 civils morts et des centaines de blessés) imputés au « terroristes Tchétchènes » … alors qu’il a été documenté qu’ils avaient été perpétrés par des agents du FSB sur ordre du Kremlin (Poutine, fraichement nommé 1er ministre) avec pour unique objectif de créer le prétexte à cette guerre ! … Énième démonstration que Poutine n’a jamais hésité à tuer ses compatriotes pour servir sa cause … et les intérêts de son clan.
L’invasion de l’Irak, tout comme le bombardement de Belgrade en 1999 par les USA (cette fois-ci sous le drapeau Otanien), sont deux fautes gravissimes qui ont salement entaché la crédibilité des USA, on ne peut le nier. C’est peut-être les seuls points où les Russes ont raison. Mais cela justifie-t ‘il leur agression contre l'Ukraine ?
Le crime de l’un n’a jamais justifié le crime d’un autre, mais encore et surtout, si l'Amérique cherche à étendre sa suprématie comme toute grande puissance économique, elle ne cherche pas à étendre son territoire. La Russie, oui, et c'est ce qui fait toute la différence.
Le pays le plus grand de la planète (en fait, une « union de républiques » soumis au même régime politique) qui n’arrive pas à gérer convenablement ses immenses étendues (et richesses) cherchant à s’étendre encore plus. Ce simple fait ne serait-il pas à lui seul le signe de quelque folie chez ses dirigeants ?
Et que penser du mémorandum de Budapest, signé en 2014 par la Russie et l’Amérique (et la Grande Bretagne) pour garantir l’intégrité territoriale de l’Ukraine (ainsi que deux autres pays sécessionnistes de l’URSS) si elle rendait les armes nucléaires en sa possession ? L’un des signataires violant lui-même la protection qu’il avait précédemment garanti, … qui aurait pu penser cela ? … Et l’Amérique de Trump qui trouve maintenant cela normal ! Quant à la GB, elle n’a malheureusement que les moyens de s’en offusquer.
Alors oui, la parole Russe comme Américaine ne valent pas grand-chose, mais qu’ont fait les Ukrainiens pour mériter leur sort actuel ?
Voulons-non vivre dans un monde sans morale ni justice, où seule la loi du plus fort compte ? Ce qui se fait à l’international finit toujours par déteindre dans le national. Dois-ton baisser l’échine et nous taire sous prétexte qu’à notre échelle de simple citoyen nous n’y pouvons rien ? Ce n’est pas ce qu’on fait les Ukrainiens (révolution orange 2004-2005 et celle de la dignité en 2014).
Pour justifier l’injustifiable, j’ai cité Tolstoï, mais les autres dignitaires du régime ont exactement le même discours, Lavrov en tête bien sûr (ministre des affaires étrangères). Les arguments sont répétés comme un mantra appris par cœur.
En plus faux-cul et beaucoup moins subtil, pour les auditeurs les plus crédules, nous avons bien sûr Soloviev, le clown triste de la TV de propagande.
… Lui se fait très grassement payer (plusieurs dizaines de millions équivalent dollars par an). Payé pour débiter des conneries auxquelles je suis persuadé qu'il ne croit pas un seul instant. Quoique depuis le temps et vu ses mimiques quand il s'exprime, je commence à penser qu'il est psychiquement gravement instable.
Mais on peut comprendre qu'il puisse être aussi aigri et haineux envers les occidentaux … depuis qu'on lui a gelé ses propriétés en Italie et ailleurs (en plus de quelques avoirs financiers) … dans cet occident si dépravé et en perdition qu'il y a envoyé ses enfants étudier (dans l'opulence), comme ceux de la grande majorité des oligarques (dont Lavrov bien sûr), ceux-là mêmes qui avant cette guerre y dépensaient leur argent mal acquis dans nos villes et stations touristiques les plus huppées.
Tout cela aux frais des citoyens Russes, comme au prix de leur chair et de leur vie dans une guerre qu’ils n’ont pas réclamée, des russes qui n'ont maintenant plus aucun choix, bientôt même plus celui de s'enfuir du trou noir que la Russie est en train de devenir.
La seule et véritable guerre que mène la Russie de Poutine, c’est celle contre la démocratie. Celle-ci est effectivement pour lui et son régime, un ennemi mortel !
Personne ne veut faire la guerre à la Russie, la voir disparaître ou la forcer à changer. L'occident n'a rien à lui imposer et ne cherche pas à le faire, pas plus que la Russie n'a à le faire envers d'autres nations. C'est aux peuples de décider librement de leur sort, pour autant qu’ils puissent le faire comme c’est le cas de l’Ukraine, de choisir leur régime politique, et à défaut de choix, de tout faire pour se libérer de l’oppression.
Malheureusement, Poutine est maintenant totalement enfermé dans « sa guerre » et le cercle vicieux d’une économie de guerre. L’arrêt de celle-ci signerait sa chute et il le sait. Raison pour laquelle je ne crois pas en sa volonté d’y mettre un terme.
Alors un cessez-le-feu bientôt ? Sans doute, mais tôt ou tard, tant que Poutine et sa bande de mafieux seront au pouvoir, la guerre reprendra … et peut-être pas qu’en Ukraine, … prenons-en conscience !
Le plus grand pays du monde et le plus puissant militairement ayant chacun à leur tête un mégalomane (doublé de délire paranoïaque pour l’un et de narcissisme aggravé pour l’autre), le monde n’est actuellement pas bien barré ! … Au sens propre comme au figuré.
JACK