24 mars 2026

Poutine, le détonateur

Poutine a peut-être déjà déclenché la 3ème guerre mondiale

Espérons qu'elle ne soit pas "thermonucléaire globale" !

La Russie (en fait, Poutine et ses sbires, car dans une dictature le peuple n'a son mot à dire) n'a pas que renié ses engagements garantissant l’indépendance et la sécurité de l'Ukraine pris lors de la signature du mémorandum de Budapest en 1994.

Elle a également violé le droit international (principe de l’intangibilité des frontières).

Mais encore et surtout, de par cette invasion perpétrée sous couvert de l'arme atomique, qu'elle utilise autant comme outil de terreur que de bouclier pour mener sa guerre de conquête territoriale, elle a provoqué une profonde perturbation des mécanismes de dissuasion.

... Mais également un désordre géopolitique mondial !

Quand les conflits menacent de fusionner

Extraits de cet article qui décrit assez bien la situation :

Tout ceci constitue une « incitation », au sens précis que donne à ce terme la théorie des jeux (une hausse de la récompense pour une action, ou bien une réduction du risque), à utiliser la force pour remodeler son territoire et les équilibres entre puissances. Jusqu’à remettre en cause la nature même du système international ?

Pour prendre une métaphore tirée du domaine de l’électricité, pendant la guerre froide (1947-1991, ndlr) et la période de monopole de puissance américain, les conflits fonctionnaient en dérivation sur le circuit international. Chacun pouvait éclater ou s’éteindre indépendamment des autres, sans perturber le système dans son ensemble. Un court-circuit sur un point n’affectait pas le reste.

Notre époque est peut-être en train de les réinstaller en série : les conflits sont désormais connectés les uns autres aux autres, de sorte que chaque nouveau foyer de tension amplifie les précédents et accroît la charge pesant sur l’ensemble du circuit.

Qu’adviendrait-il alors si un nombre important de conflits s’installait en série ? Aucune puissance ne serait en mesure de réguler les conflits locaux par une projection de puissance suffisante.

Or, un monde sans puissance régulatrice serait un monde où la dérégulation de la dissuasion pourrait finir de produire ses effets : la création d’un chapelet de conflits qui signerait peut-être le retour aux formes de violence hyperbolique des deux premiers conflits mondiaux. Une fois enclenchée, cette violence incontrôlée pourrait mettre en danger la sécurité des États nucléaires eux-mêmes. On se rapprocherait ainsi des conditions d’une utilisation des armes de destruction massive, non pas en début de conflit comme on le pense souvent, mais après l’installation dans un état de violence durable.

Une politique de sécurité passive, fondée sur la seule existence d’arsenaux nucléaires et d’alliances défensives, ne suffit plus à protéger les démocraties. Il leur faut donc contribuer, par leur réaffirmation, à bâtir de nouveaux mécanismes de régulation capables de maintenir les conflits en dérivation, c’est-à-dire de les empêcher de fusionner. Cela suppose non seulement de restaurer des normes partagées sur l’usage de la force, mais aussi de construire un nouveau régime de sécurité, fondé sur des équilibres de puissance régionaux capables de fonctionner sans dépendre d’un seul garant de plus en plus erratique.

L'allusion au "garant de plus en plus erratique" fait est bien sûr référence à l'Amérique. Non pas que "celle de Trump". Il n'est que le résultat et l'expression de ce que l'Amérique a permis ! Même si cette grande démocratie se reprend, éjecte ce clown du pouvoir, prématurément ou dans les prochaines élections, le mal est irrémédiablement fait : les USA ne sont plus dignes de confiance et ont démontré être capable de porter au pouvoir un dangereux mégalomane (ce qui est arrivé, peut à nouveau arriver).

Jack