29 novembre 2009

Oppression contre les fumeurs

Interdits des lieux publics même s'ils sont en plein air (comme les quais de gare), de lieux où les non-fumeurs ne vont généralement pas (comme les tabacs), les fumeurs sont une nouvelle catégorie sociale à abattre.

Les non-fumeurs n'ont pas protégé « leurs espaces » mais se sont approprié « tous les espaces ».

Le « génocide des libertés individuelles » est en marche. « L'arme de destruction massive » : faux prétextes et mauvaise foi.

L'interdiction de fumer dans la rue, on en parle. L'interdiction de fumer chez soi, c'est pour bientôt.

Une new qui donne le ton :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/28/fumer-tue-votre-garantie-apple_1273630_651865.html

Extraits :

" ... deux plaintes provenant d'utilisateurs de Mac qui se sont vus refuser des réparations pour cause de "contamination" à la nicotine de leur ordinateur. Les machines étaient bien sous garantie, mais celle-ci s'est révélée inopérante lorsque les clients se sont tournés vers le service après-vente d'Apple."

"Apple n'a pas donné beaucoup de détails sur les conséquence de l'exposition des ordinateurs à la fumée – et a refusé de répondre aux questions de The Consumerist. La firme s'est contentée d'apprendre aux utilisateurs concernés que la nicotine se trouvait sur la liste des substances dangereuses de l'Occupational Safety and Health Administration (OSHA) et qu'elle ne pouvait donc demander l'intervention d'un technicien sur un ordinateur exposé à cette substance."

  

Si vous avez bien compris, le problème n'est pas que la nicotine a endommagé des composants du PC (la fumée n'a d'autres effets que d'encrasser les ventilos à long terme), mais que les techniciens risqueraient leur santé à toucher des composants qui ont été exposés à la nicotine.

C'est bien une démonstration de mauvaise foi (trouver un moyen d'échapper à l'obligation contractuelle de garantie). Bon d'accord, cela se passe aux US, mais les aberrations américaines ne tardent généralement pas à arriver chez nous.

Quand des non-fumeurs dénoncent le danger pour leur santé que représentent les fumeurs en tous lieux (de plein air, comme ceux qu'ils ne sont pas obligés de fréquenter et encore moins d'y séjourner), n'est-ce pas de la mauvaise foi ? Parler du coût collectif des cancers causés par le tabac (n'étant de surcroît pas prouvé qu'il en soit une cause unique et isolée, mais seulement une cause additionnelle), sans parler des économies de retraites et des taxes (60%) engendrées par la collectivité sur la vente de tabac, n'est-ce pas de la mauvaise foi ? Trouver à redire sur ce que chacun décide de faire pour sa propre santé, tout en se réclamant d'une société démocratique, n'est-ce pas de la mauvaise fois ? Dire qu'un produit est toxique pour la santé publique tout en continuant à autoriser sa vente, n'est-ce pas de la mauvaise foi ?

Idée simple et efficace pour prochaine dictature (politique-fiction) : rouvrir des camps d'extermination, mais cette fois-ci pour fumeurs. On en profitera pour y envoyer les chômeurs, les SDF et tous ceux qui sont socialement coûteux ou dérangeants, comme toutes les personnes hors « pensée unique » (je serais donc du voyage). On laissera évidemment se poursuivre la vente libre de tabac pour mieux piéger les fumeurs et on continuera à laisser croire à la liberté d'expression pour coincer les contestataires au régime. Imaginez un peu les économies de sécu, de retraites, de chômage, de coûts indirects des grèves, voire même des procès ou des débats publics. Un monde de rêve, bien aseptisé, pour tous les non-ceci-cela.  

 

Côté tabagisme, ce qui m'empoisonne le plus, c'est « l'activisme » des non-fumeurs envers les fumeurs.

En ce domaine comme dans d'autres, les faux prétextes et la mauvaise foi sont le plus toxique dans les relations humaines.

  

Pour me calmer, je vais m'en griller une !

Double raison qui me permette encore de le faire : mon PC n'est plus sous garantie et surtout, ce n'est pas un Mac ! 

  

  

@+

Jack 

Il est beaucoup moins dangereux d'utiliser son intelligence pour des conneries, que sa connerie pour des trucs intelligents.

20 novembre 2009

Voile, burqa, la France en plein débat

Je suis tombé sur ce débat (par hasard, non pas que je sois UMP ... aucune attache politique) :
http://la-burqa-en-debat.fr/votre-avis.html?page=15
Faites-y un tour, on peut s'y exprimer.

Dans un pays laïque, France comme tout autre pays d'Europe, on peut et doit pouvoir s'exprimer, dire ce que l'on pense, même si cela déplaît.
 
Quand à faire tout ce que l'on veut ?
Pas ceci quand même :
Exemple tenue vestimentaire pour braquage de banque.
J'ai lu quelque part qu'il y aurait eu un précédent (non vérifié).

Personnellement, je suis contre ! ... le vol ... et le voile.
Dans les lieux publics s'entend (se voler ou se voiler soi-même et chez soi n'a rien de répréhensible).
 
Alors ?
Sourate 24 à 33 du Coran : Et dit aux croyantes ....
ou Art. 311-3 à 311-10 du code pénal : le voile (pardon) vol est puni de ...

Bon, je déconne (pas pour les articles du CP). On peut se voiler sans voler, mais il est totalement interdit de voler voilé.

Il me semblait qu'en dehors d'un carnaval (exception coutumière), il n'était pas autorisé de circuler masqué sur la voie publique. Je n'ai pas retrouvé le texte et ai bien peur que le code pénal ne l'interdise pas (expressément du moins). Demain, je vais me promener cagoulé devant le commissariat, histoire de vérifier en pratique.
 
Ha la "religion" ! ... C'est plus une source d'embrouille que de paix sociale.

Pour les amateurs de dictons, je viens d'en découvrir un nouveau : "L'expérience est la somme de toutes les conneries qu'il ne faut plus refaire" (Eric Tabarly).
Hors sujet ? Pas tant que cela : faites une petite révision de l'histoire du catholicisme dans les 2.000 dernières années en Europe.

Je précise (ou rappelle) à toutes fins utiles, que je n'ai absolument rien contre les musulmans (ni contre aucune autre religion) et ne fais pas plus l'amalgame avec les orientaux, tout comme je ne crois pas plus qu'un occidental est forcément chrétien, mais suis opposé à tout prosélytisme, quelque soit la religion, considérant qu’il s’agit d’une déviance menant quasi-inévitablement au fanatisme, donc à l'oppression. 

Toujours est-il, et ce débat le prouve une fois de plus, que la religion est source de discorde. Elle a très exactement un résultat pratique diamétralement opposé à l’objectif théorique qu’elle était sensée avoir.

Une croyance est, et doit rester une affaire personnelle. Quant à en parler publiquement, le sujet doit rester sur un terrain purement philosophique.

Je ne suis pas un “nationaliste”, mais un Européen très attaché aux valeurs laïques. Que chacun pratique le culte qu'il veut, chez lui ou en des lieux appropriés, mais pas ostentatoirement et publiquement, forme de provocation à la laïcité, contraire au choix de la majorité des citoyens Européens.

Quant à ma méfiance sur les religions ... voir le dicton ci-dessus.
 


@+

Jack 

19 novembre 2009

Milliardaires Indiens à la peine !

Inde : le nombre de milliardaires remonte mais leur fortune a subi la crise

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=cbb191a9b85e3f4c039fa5a6bc2f81d4

Extraits :

“Le nombre de milliardaires indiens a quasiment doublé en un an, notamment grâce au rebond de la Bourse après une année 2008 catastrophique, mais leurs fortunes n'atteignent cependant pas encore leur niveau d'avant la crise.

...

En 2007, les quarante plus riches Indiens cumulaient un patrimoine de 351 milliards de dollars, contre 229 milliards cette année.

... Leur fortune globale est estimée à 276 milliards de dollars, soit près du quart du Produit intérieur brut (PIB) indien.

...

L'Inde compte aussi entre 455 millions et 620 millions de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar ou 1,35 dollar par jour, selon les statistiques de la Banque mondiale ou de la Banque asiatique de développement.”

 

Encore une info biaisée !

On compare “fortune” et “dépense journalière”, ce qui n'est pas la même chose ! 

On évoque la fortune personnelle de ces quelques dizaines de milliardaires indiens, sans préciser lesquels d'entre-eux ne dépensent pas plus d' 1.35 $ par jour.

… Et on ne précise pas plus la fortune personnelle de chacun des 620 millions d'indiens, parmi ceux qui atteignent un tel niveau de dépense journalière.

N'est-ce pas scandaleux ?

 

@+

Jack

02 novembre 2009

Répartition des richesses et mécanismes

Ou comment, à partir de fondements sains, a pu se pervertir un système économique.

Certains d'entre-vous trouveront cet article un peu hard, mais il explique très bien le monde dans lequel nous vivons, pourquoi certains sont et resteront (si rien ne change) riches ou pauvres, pourquoi les mécanismes économiques actuels creuseront inévitablement l'écart (avec les conflits sociaux qui vont avec), et au bout du compte (j'extrapole), pourquoi nos sociétés (j'entends à un niveau planétaire) iront à leur perte.

Si les pouvoirs en place (politiques et économiques, généralement liés), persistent à maintenir ces graves distorsions inégalitaires, si ceux qui les mettent en place, les maintiennent ou les acceptent tels quels (nous ! ... les consommateurs) sans prendre conscience qu'il est temps de réviser les mécanismes sociaux-économiques dans lesquels nous baignons actuellement (avec complaisance, par force ou par méconnaissance) pour revenir à des fondements plus sains, alors ces mécanismes dont le degré de perversion approche du point de non retour, broieront tout le monde pour finir dans une explosion de tout "le système" à moyen terme (ou implosion, ce qui fera tout aussi mal .. et à tout le monde, riches ou pauvres).

N'allais pas croire que je vois "un complot" de qui que ce soit, mais plutôt des mécanismes que personne ne maîtrise totalement qui se sont mis en place progressivement (comme l'explique d'ailleurs très bien cet article) avec la révolution industrielle et plus particulièrement dans la deuxième moitié du XX° siècle, entretenus pas ceux qui détiennent le capital (et donc le pouvoir) et passivement accepté, plus par naïveté que par volonté, par tous les autres (ceux qui mettent les pouvoirs en place, par le biais politique ou par celui de la consommation), c'est à dire nous tous.

Bref, je trouve cet article très réaliste et "la critique" pleine de bon sens (ne prenez pas peur aux premières lignes et poussez la lecture, vous verrez que c'est simple à comprendre).

Vivant de mon capital (quoique restant très éloigné, à mon grand regret avoué, du "cercle des grands capitaux"), je n'ai aucun intérêt à le relever ! ... et pourtant (idéalisme et honnêteté intellectuelle oblige).

De plus je ne suis, comme vous, qu'un pauvre consommateur berné (pas totalement, je crois) par tout un tas d'illusions que notre "société de consommation" et ceux qui ont les moyens de le faire entretiennent religieusement, bien impuissant à manipuler ou changer quoique ce soit dans ces mécanismes sociaux-économiques.

 

http://contreinfo.info/prnart.php3?id_article=2867

Extraits :

Que l’humanité dans son ensemble soit devenue plus riche n’implique pas nécessairement une augmentation du bien-être de l’ensemble de la population.

L’accroissement de la richesse n’est pas du tout la même chose que la réduction de la pauvreté.

Avec l’accroissement de la capacité de produire des biens et services dans une telle société, il est nécessaire que les classes inférieures ne parviennent pas à imiter parfaitement les habitudes de consommation de la classe aisée.

... création artificielle de besoins illimités à la fois pour les riches et pour le reste de la société, afin que les riches continuent à élever la barre que les salariés luttent pour atteindre. ...En limitant artificiellement la production pour créer la pénurie.

Les techniques de vente permettent d’atteindre le premier objectif (avec ce que nous appelons la publicité et le marketing) tandis que le second repose sur ce que Veblen nomme le « sabotage industriel », qui consiste en une limitation du potentiel de production de l’économie de manière à maintenir un taux élevé de rendement sur le capital (par le maintien de prix élevés).

Très concrètement, comme chez Platon, la richesse est une cause de pauvreté.

La part de la création de richesse qui contribue au bien commun en permettant d’accroitre la production et les innovations technologiques est elle aussi monopolisée et contrôlée pour maintenir la rareté de la richesse. La richesse est créée non pas par le développement technologique, mais par le contrôle et la limitation de ce développement.

 

@+

Jack