02 novembre 2009

Répartition des richesses et mécanismes

Ou comment, à partir de fondements sains, a pu se pervertir un système économique.

Certains d'entre-vous trouveront cet article un peu hard, mais il explique très bien le monde dans lequel nous vivons, pourquoi certains sont et resteront (si rien ne change) riches ou pauvres, pourquoi les mécanismes économiques actuels creuseront inévitablement l'écart (avec les conflits sociaux qui vont avec), et au bout du compte (j'extrapole), pourquoi nos sociétés (j'entends à un niveau planétaire) iront à leur perte.

Si les pouvoirs en place (politiques et économiques, généralement liés), persistent à maintenir ces graves distorsions inégalitaires, si ceux qui les mettent en place, les maintiennent ou les acceptent tels quels (nous ! ... les consommateurs) sans prendre conscience qu'il est temps de réviser les mécanismes sociaux-économiques dans lesquels nous baignons actuellement (avec complaisance, par force ou par méconnaissance) pour revenir à des fondements plus sains, alors ces mécanismes dont le degré de perversion approche du point de non retour, broieront tout le monde pour finir dans une explosion de tout "le système" à moyen terme (ou implosion, ce qui fera tout aussi mal .. et à tout le monde, riches ou pauvres).

N'allais pas croire que je vois "un complot" de qui que ce soit, mais plutôt des mécanismes que personne ne maîtrise totalement qui se sont mis en place progressivement (comme l'explique d'ailleurs très bien cet article) avec la révolution industrielle et plus particulièrement dans la deuxième moitié du XX° siècle, entretenus pas ceux qui détiennent le capital (et donc le pouvoir) et passivement accepté, plus par naïveté que par volonté, par tous les autres (ceux qui mettent les pouvoirs en place, par le biais politique ou par celui de la consommation), c'est à dire nous tous.

Bref, je trouve cet article très réaliste et "la critique" pleine de bon sens (ne prenez pas peur aux premières lignes et poussez la lecture, vous verrez que c'est simple à comprendre).

Vivant de mon capital (quoique restant très éloigné, à mon grand regret avoué, du "cercle des grands capitaux"), je n'ai aucun intérêt à le relever ! ... et pourtant (idéalisme et honnêteté intellectuelle oblige).

De plus je ne suis, comme vous, qu'un pauvre consommateur berné (pas totalement, je crois) par tout un tas d'illusions que notre "société de consommation" et ceux qui ont les moyens de le faire entretiennent religieusement, bien impuissant à manipuler ou changer quoique ce soit dans ces mécanismes sociaux-économiques.

 

http://contreinfo.info/prnart.php3?id_article=2867

Extraits :

Que l’humanité dans son ensemble soit devenue plus riche n’implique pas nécessairement une augmentation du bien-être de l’ensemble de la population.

L’accroissement de la richesse n’est pas du tout la même chose que la réduction de la pauvreté.

Avec l’accroissement de la capacité de produire des biens et services dans une telle société, il est nécessaire que les classes inférieures ne parviennent pas à imiter parfaitement les habitudes de consommation de la classe aisée.

... création artificielle de besoins illimités à la fois pour les riches et pour le reste de la société, afin que les riches continuent à élever la barre que les salariés luttent pour atteindre. ...En limitant artificiellement la production pour créer la pénurie.

Les techniques de vente permettent d’atteindre le premier objectif (avec ce que nous appelons la publicité et le marketing) tandis que le second repose sur ce que Veblen nomme le « sabotage industriel », qui consiste en une limitation du potentiel de production de l’économie de manière à maintenir un taux élevé de rendement sur le capital (par le maintien de prix élevés).

Très concrètement, comme chez Platon, la richesse est une cause de pauvreté.

La part de la création de richesse qui contribue au bien commun en permettant d’accroitre la production et les innovations technologiques est elle aussi monopolisée et contrôlée pour maintenir la rareté de la richesse. La richesse est créée non pas par le développement technologique, mais par le contrôle et la limitation de ce développement.

 

@+

Jack