20 octobre 2011

Banques Européennes et rémunérations de leurs dirigeants


Que le monde de la finance ne soit pas moral, vous le saviez, ... mais à quel point ?

Banques européennes : La rémunération totale des dirigeants de grandes banques a progressé de 12,5% en 2010, selon AlphaValue, alors que le secteur bancaire a perdu 11,5 % de sa valeur en Bourse.
Petit calcul vite fait, un banquier Anglais se palpe environ 480.000 € par mois en moyenne (11.7 Millions d'euros pour l'année 2010 au PDG de Barclays, dit l'article). En Espagne ils arriveraient en 3ème position avec une moyenne de 308 K€/mensuel, plus que l'année dernière, alors que leur pays au bord de la faillite, se porte plus mal.
Remarquez comme « nos banquiers à nous » sont sages : un peu moins de 72 K€ par mois.
... Une misère par rapport à la rémunération moyenne d'un banquier New Yorkais (non évoquée dans l'article, mais que je vous laisse imaginer tenu compte du salaire de Robert Diamond, DG de Barclays).

On comprend mieux pourquoi ce sont les banques Européennes, Allemandes en tête, qui rechignent le plus sur les plans d'aide à la Grèce. C'est bien leurs salaires qu'ils veulent sauver, pas l'Europe. Mais qu'ils n'aient crainte, nous allons bientôt remettre la main à la poche pour les renflouer, ces banques qui ont déjà « mangé » les aides de 2008/2009.

Ils font courir à leurs clients, investisseurs particuliers et institutionnels, États compris, des risques souvent phénoménaux auxquels ils ne participent jamais à titre personnel (financièrement s'entend), si ce n'est en tant que citoyen comme nous tous. Ils utilisent votre argent, votre épargne ou celle qu'ont collectée pour vous vos caisses de retraites, pour faire plonger un pays au travers des intérêts de sa dette ou de la valeur de sa monnaie. Ils peuvent décider du jour au lendemain de bloquer l'argent en circulation, paralysant l'économie avec les effets dévastateurs que l'on connaît (ce n'est pas la crise des subprimes qui a mis l'économie réelle en panne, mais bien l'assèchement du crédit).
J'allais oublier : de temps en temps pour faire bonne figure, ils dénoncent et chargent l'un de leur sous-fifre de leurs vilaines spéculations.

Et ce n'est pas Oliver B. ou Marine L. qui y changeront quelque chose. Une prise de conscience à l'échelle planétaire, ... peut-être. En tout cas, la révision en profondeur du système bancaire ne peut s'envisager qu'à l'échelle Européenne, au minimum. Raison de plus pour préserver et améliorer cette union !

Et dire qu'il y a des gens qui en sont encore à jalouser leur voisin parce qu'il gagne quelques petits milliers d'euros de plus qu'eux. Tout juste la cotisation chômage de ces grands seigneurs de la finance. Et oui, ce sont des salariés, avec toute la protection qui va avec ce statut, ne courant que le risque de se faire licencier en cas de mauvaise gestion ... de « votre » argent.



@+
Jack