Après l'augmentation des contraintes et des amendes en matière de circulation auto, voici que vient le temps de celles de la circulation de l'information.
Projet en discussion.
Loi antipiratage: le gouvernement critiqué par la CNIL
La Tribune.fr - 03/11/2008 à 07:45
Vu le nombre d'internautes sans véritable connaissance informatique, qui pensent que la sécurisation de leur poste de travail est une perte de temps (et encore, quand ils savent de quoi il retourne), de "zombis" qui s'ignorent, ... l'Etat ("c'est nous !") ... devrait faire recette.
Je ne suis pas contre la protection des droits d'auteur (et même à 100% "pour"), mais si le mécanisme est trop étendu et restrictif, la loi trop strictement appliquée (et croyez moi, la législation Française existante en la matière va très loin), ce type de loi, tenu compte du manque de connaissances tant informatiques que juridiques de la grande majorité des internautes, aura un effet pervers : rare vont être les citoyens à oser transmettre ou mettre en ligne quoi que ce soit, même le tout à fait légal.
Ne resteront sur internet que "les tenants de pouvoirs", qu'ils soient financiers ou politiques. Nous perdrons alors que la démocratie aurait pu gagner avec ce formidable outils d'échange et de communication, pour retomber dans les travers d'une société commerçante n'aspirant qu'à des consommateurs décérébrés.
Si ce projet est accepté, ne serait-ce que dans son principe, s'en suivra (comme d'habitude) une pénalisation de plus en plus contraignante (et payante ! ... comme le code de la route) dans notre navigation sur les routes de l'information, avec son corolaire : une atteinte de plus à nos libertés individuelles si chèrement acquises.
La plus essentielle à mon avis, car seule garante de toutes les autres, étant la liberté de faire circuler l'information (la culture n'en est que l'une de ses multiples formes).
S'il n'y a pas de libertés sans quelques restrictions, il peut y avoir des restrictions sans aucune liberté.
@+
Jack
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.