09 juin 2016

La bourse ou la vie

Investir en bourse tient plus de la logique du poker (jeu de dupes ou la psychologie règne en maître) que de celle de l’économie réelle.

Cela ne veut pas dire qu’on ne peut y gagner sa vie (sans être trop gourmand).

NE PAS ESPÉRER TIRER UN REVENU EN BOURSE SANS :
- de solides connaissances ... et un minimum d’expérience (au début, on ne gagne que par chance)
- une stratégie (en fait plusieurs)
- la conscience que le jeu est pipé d’avance et que l’objectif n’est pas de devenir riche, mais de ramasser discrètement quelques miettes laissées par les grosses mains (justement pour appâter les naïfs)..
- ne surtout pas se frotter au très court terme qui la cour des grands : banques et leurs armées de traders experts (moyens humains et financiers conséquents), robots de trading à haute fréquence et algorithmes sophistiqués (ingénierie mathématique associée à des équipements informatiques dernier cri, ... totalement hors de portée d’un particulier). C'est le cas du "DayTrading". En fait il faut rester « à sa place », celle des « petits » ... et donc « jouer petit »
- surveiller constamment ses lignes et se tenir informé au jour le jour
- un moral d’acier pour se prémunir des sur-réactions face à l’information journalière (ne jamais paniquer, quelque soit la nouvelle)
- les décisions doivent être guidées par le calcul et la réflexion, non par les émotions (la croyance que l'intuition n'est pas du domaine du hasard, sera ici payée au prix fort)
- une bonne connaissance de notre principal ennemi : soi-même !
 
C’est d’ailleurs une « bonne école » d’auto-analyse et de maîtrise personnelle ... mais qui pourrait s’avérer beaucoup plus coûteuse qu’un psy !

Sans cela et si on veut y aller quand même (à l’heure actuelle, c’est sans conteste le meilleur rendement), ne pas dépasser dix lignes en portefeuille, de valeurs « solides » (ne pas sortir du compartiment A, voire même du CAC 40), achetées en période de baisse (perte de confiance comme actuellement), en vue de les conserver quelques années (5 ans environ; 3 au moins) sans pour autant hésiter à les vendre en cas de très forte hausse, tout en restant conscient d’un risque de perte et surtout sans trop espérer doubler sa mise à terme.

Les travers les plus ruineux en bourse sont « la frime » (croire pouvoir faire mieux que les autres) et les illusions.
Quant aux personnes à l’égo surdimensionné qui ne manqueront pas d'utiliser les effets de levier proposés aux "gourmands", leur parcours est tout tracé : argent dans un premier temps avec un peu de chance, ... et surendettement au final (au travers des forums boursiers, on devine pas mal de drames financiers entrainant des familles entières à la ruine).

A bon entendeur !
 
@+
Jack  … « bourso-cyberdépendant »

08 juin 2016

Ne soyez pas dupe (société de consommation et ses excès)

Le marché, c'est le vol

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/le-marche-c-est-le-vol-576757.html#xtor=EPR-2-[morning-briefing]-20160607
Par Robert Jules  |  07/06/2016
Dans « Marchés de dupes » (1), les prix Nobel d'économie Robert Shiller et George Akerlof montrent, exemples à l'appui, que la logique à l'œuvre dans les marchés, loin d'être efficiente, relève d'abord d'une « économie du mensonge et de la manipulation »
Extraits :
... la logique à l'œuvre dans les marchés, loin d'être efficiente, relève d'abord d'une « économie du mensonge et de la manipulation ».
Tout est organisé pour pousser à la consommation, quitte à tricher.
... faire « la différence entre ce que les individus veulent vraiment  (ce qui est bon pour eux) et ce qu'ils croient vouloir ...
... Le marketing, un des secteurs qui, dans les entreprises, captent une bonne part des investissements, ne fait que cela : « changer l'attention des individus » ...
Comment remédier à cette asymétrie où le consommateur se fait duper ? Selon eux, il faut imposer des règles puisque le marché ne peut pas s'auto-réguler ...
 
 
En tant que libéral “non ultra”, approuvant le système économique actuel dans son principe mais pas sans limites et garde-fous, je suis totalement d’accord avec cette vision (de deux prix Nobel d’économie ... s’il vous plait !).

Je n’en vois pas de meilleur, mais reconnais qu’il est temps de le remettre sur la bonne voie et de fermement l’encadrer, le réguler, avant qu’il ne déraille complètement, peut-être définitivement, pour la dernière fois (fin démocratie, retour aux systèmes féodaux, et pourquoi pas à terme, fin de notre civilisation).

Tout comme moi, ces auteurs sont très critiques sur les dérives actuelles de notre économie de marché, sans pour autant le rejeter :
« Qu'on ne s'y trompe pas : nous admirons le système du libre marché ; nous espérons simplement aider les gens à mieux y trouver leur place. Or le système économique est pavé de mensonges et il n'est plus possible de l'ignorer », avertissent-ils.
 
En fin d’article vous constaterez que cette vision de l’économie soulève néanmoins quelques critiques, ... et la réflexion « type » que l’on entend souvent en matière de choix économiques :
« Finalement, on retrouve le dilemme où nous devons choisir entre un Etat paternaliste, qui dit à l'individu ce qui est bien pour lui, et une liberté individuelle, où être trompé est moins important que suivre son désir. »
 
La sempiternelle réflexion à l’emporte-pièce du « tout blanc ou tout noir », sans nuance.

 
Pour ma part je pense justement que les équilibres sont dans les nuances (c’est presqu’un pléonasme).

 
@+
Jack