08 juin 2016

Ne soyez pas dupe (société de consommation et ses excès)

Le marché, c'est le vol

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/le-marche-c-est-le-vol-576757.html#xtor=EPR-2-[morning-briefing]-20160607
Par Robert Jules  |  07/06/2016
Dans « Marchés de dupes » (1), les prix Nobel d'économie Robert Shiller et George Akerlof montrent, exemples à l'appui, que la logique à l'œuvre dans les marchés, loin d'être efficiente, relève d'abord d'une « économie du mensonge et de la manipulation »
Extraits :
... la logique à l'œuvre dans les marchés, loin d'être efficiente, relève d'abord d'une « économie du mensonge et de la manipulation ».
Tout est organisé pour pousser à la consommation, quitte à tricher.
... faire « la différence entre ce que les individus veulent vraiment  (ce qui est bon pour eux) et ce qu'ils croient vouloir ...
... Le marketing, un des secteurs qui, dans les entreprises, captent une bonne part des investissements, ne fait que cela : « changer l'attention des individus » ...
Comment remédier à cette asymétrie où le consommateur se fait duper ? Selon eux, il faut imposer des règles puisque le marché ne peut pas s'auto-réguler ...
 
 
En tant que libéral “non ultra”, approuvant le système économique actuel dans son principe mais pas sans limites et garde-fous, je suis totalement d’accord avec cette vision (de deux prix Nobel d’économie ... s’il vous plait !).

Je n’en vois pas de meilleur, mais reconnais qu’il est temps de le remettre sur la bonne voie et de fermement l’encadrer, le réguler, avant qu’il ne déraille complètement, peut-être définitivement, pour la dernière fois (fin démocratie, retour aux systèmes féodaux, et pourquoi pas à terme, fin de notre civilisation).

Tout comme moi, ces auteurs sont très critiques sur les dérives actuelles de notre économie de marché, sans pour autant le rejeter :
« Qu'on ne s'y trompe pas : nous admirons le système du libre marché ; nous espérons simplement aider les gens à mieux y trouver leur place. Or le système économique est pavé de mensonges et il n'est plus possible de l'ignorer », avertissent-ils.
 
En fin d’article vous constaterez que cette vision de l’économie soulève néanmoins quelques critiques, ... et la réflexion « type » que l’on entend souvent en matière de choix économiques :
« Finalement, on retrouve le dilemme où nous devons choisir entre un Etat paternaliste, qui dit à l'individu ce qui est bien pour lui, et une liberté individuelle, où être trompé est moins important que suivre son désir. »
 
La sempiternelle réflexion à l’emporte-pièce du « tout blanc ou tout noir », sans nuance.

 
Pour ma part je pense justement que les équilibres sont dans les nuances (c’est presqu’un pléonasme).

 
@+
Jack