12 juin 2019

Addiction aux réseaux sociaux

Plus que les écrans eux-mêmes, ce serait la consultation compulsive des réseaux sociaux qui finirait par avoir des conséquences négatives sur la santé mentale. Cela commencerait par la perte de capacité à soutenir l'attention et pourrait, à l'extrême, mener à la dépression, voire à la paranoïa.

À voir tous ces gens (et pas que les ados) hypnotisés par leur smartphone, en tous lieux et à tous moments, on dirait que "la maladie" se propage tel un virus. En tous cas, il s'agit d'un phénomène de société à grande échelle, qui au mieux pose question et au pire commence à inquiéter.

On en parle pas mal en ce moment et c'est bien. Voici un interview qui fait une bonne synthèse des mécanismes à l'œuvre (captation addictive de l'attention et ses conséquences).

"Notre addiction compulsive aux smartphones n'est pas le fruit du hasard, mais le résultat d'un modèle économique !", selon Bruno Patino (Directeur éditorial d'Arte France)

Tout est donc fait pour vous rendre accro, … avec pour conséquence (outre de vous gaver de pubs et d'idioties diverses) de vous rendre mentalement malade, tel un drogué piégé dans son addiction. On parle alors de "nomophobie" (peur d'être séparé de son téléphone mobile) et "d'athazagoraphobie" (peur d'être oublié).

Autotest (pour ce qui concerne l'attention) : si vous arrivez à regarder cette vidéo jusqu'au bout (de façon concentrée), c'est que vos processus cognitifs ne sont pas encore trop "atteints" puisque vous seriez arrivés à soutenir votre attention bien plus de 9 secondes (1" de + qu'un poisson rouge) !


@+

Jack