27 octobre 2020

Réseau sociaux : un aspirateur à propos haineux

Lynchage de Samuel Paty sur les réseaux sociaux : comment réguler les algorithmes de la haine ?

Extraits :

Plus les posts montrent de l’indignation, plus ils seront relayés par la plate-forme dont le fonctionnement repose sur la conflictualité, la polarisation et l’hystérisation des expressions. C’est le levier émotionnel qui déclenche les like et les retweet : ce qui pousse à la réflexion passe en revanche inaperçu.

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Le rapport concluait que les algorithmes de Facebook exploitent « l’attrait du cerveau humain pour la division » dans le but d’attirer l’attention des utilisateurs et d’augmenter le temps passé en ligne.

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Qu’est-ce qui retient notre attention : un titre ? Sans aucun doute, surtout s’il y a une photo ou, encore mieux, une vidéo ; et surtout si le post arrive après la pause déjeuner ou après 18h… On s’interroge rarement sur la réaction que son auteur cherche à provoquer, ni sur la réalité qui se cache derrière ces 280 caractères soigneusement ponctués d’émojis incitant à cliquer sur partager/retweet avant même d’avoir regardé l’intégralité du contenu ; encore moins de l’avoir vérifié !


Si l’intelligence artificielle s’allie à la bêtise humaine naturelle, un monde meilleur n’est pas pour demain !

Plus sérieusement, que pourrait-on faire ?

Brider et policer les réseaux sociaux ?

Obliger les plates-formes à faire le ménage me parait impossible. D’abord parce qu’elles ne sont pas forcément soumises à la loi Française ou Européennes (les plus importantes obéissent à la loi Américaine, plus large en matière de liberté d’expression, cela dit en passant), ensuite parce que mettre un curseur entre ce qu’il est permis d’écrire ou non est déjà en soi, une atteinte à la liberté d’expression, quel que soit l’endroit où on le place.

Poursuivre un par un (par leur adresse IP, l’anonymat sur Internet n’étant qu’un leurre) tous ceux qui diffusent et relayent fake news ou appels à la haine ?

Pour peu qu’ils n’émettent pas depuis un territoire étranger hors d’atteinte de nos lois, cela demande beaucoup de moyens (humain et technique) pour finalement n’avoir qu’un effet limité. Poursuites pénales faibles voire nulle pour peu qu’ils aient un bon avocat et surtout, cela n’épuisera pas le réservoir intarissable des faiseurs et propagateurs de haine.

Éduquer, instruire, apprendre à réfléchir par soi-même ?

Ce serait bien la meilleure solution. Plus de savoir, c’est plus d’esprit critique, ce qui amène à plus de liberté et plus de responsabilité (plus on est libre, plus on est responsable, et vice et versa). Un sacré boulot, à grande échelle et sur du long terme !

En fait, c’est comme en matière de stupéfiants : le plus efficace serait de faire mourir d’elle-même l’offre en tarissant la demande. En faisant comprendre le plus tôt possible aux usagers avérés et potentiels, que la came comporte très largement plus d’inconvénients à long terme, que le plaisir de court terme qu’elle procure.

Toujours est-il que faire la chasse aux auteurs et vecteurs de ce que les gens peuvent lire ou voir, ne me parait pas être la solution. Ce serait prendre le problème par le mauvais bout. Et ce d’autant que ce serait porter atteinte à la liberté d’expression et de la presse (tous vecteurs d’info et de communication), voire même de communiquer (spécificité des réseaux sociaux). Ce sont les usagers des réseaux et les lecteurs de médias qu’il faut « soigner ».

Quoiqu’à y réfléchir, le problème de fond me parait surtout être la bêtise humaine. Et à ma connaissance, elle ne se soigne pas. Depuis que la civilisation existe, personne n’a encore trouvé le remède.

La différence avec « avant », c’est que les propos imbéciles vont beaucoup plus loin que le café du coin. Aujourd’hui ils font le tour de la planète et le réservoir d’abrutis pour y prêter attention est immense, grossissant proportionnellement avec la démographie planétaire.

Parfois on se demande comment des personnes peuvent être à ce point dénuées d’intelligence pour gober certaines des conneries des plus grossières et illogiques qui peuvent circuler. A tel point que l’on pourrait se demander si le niveau d’éducation et de connaissance y est pour quelque chose.

Ce n’est donc pas demain la veille que la haine et la stupidité, l’un et l’autre allant souvent de pair, s’arrêteront de circuler.


@+

Jack

24 octobre 2020

Histoire et laïcité

De Clovis à nos jours, le long combat de la laïcité

L’auteur : Alain Bauer. J’aime bien ce gars. Il est souvent invité dans « C dans l’air » (sur la 5) et ses interventions sont toujours pertinentes (en plus de ne pas être dénuées d’humour).

Cet article nous rappelle que l’État et la religion catholique se sont toujours disputé le pouvoir. Dans les pays islamistes, la religion est le pouvoir. Il s’agit en fait de dictatures aux apparats de religiosité, qui sous le couvert d’écrits ancestraux, interprétables à souhait, peuvent tout se permettre (pratique, non ?).

Dans ses formes fondamentalistes, dogmatiques, l’objectif d’une religion, quelle que soit-elle, à toute époque et en tous pays, n’est pas d’ouvrir les consciences à la spiritualité, mais au contraire d’abêtir, et à terme d’asservir. Le tout sur la base de textes sacrés, écrits par on ne sait plus trop qui et quand, pour donner des réponses toutes faites aux grandes questions que tout être humain pourrait se poser. Idéal aussi pour alterner récompenses et châtiments divins, dont les représentants ici-bas sont « autorisés » à donner quelques acomptes. Leurs prédicateurs ne cherchent donc pas à « élever » l’âme des fidèles comme ils l’affirment, mais bien au contraire à « élever » ces derniers comme du bétail, tel un troupeau de moutons serviles et obéissants.  

Il ne peut y avoir de libre arbitre sans connaissance (au sens cartésien) et la libération des peuples et des consciences ne passe que par son partage. Tant que le minimum n’est pas fait, l’obscurantisme occupera le terrain, avec comme terreau la misère économique et intellectuelle. Les extrémistes de tous bords continueront à manipuler et utiliser ceux qui les croient comme des armes, au sens premier du terme comme au sens politique, pour assouvir leurs projets politico-financiers. Ce n’est donc pas par hasard que les islamistes cherchent à démolir l’un des piliers de notre société occidentale, l’éducation. D’abord en contestant l’enseignement et maintenant en tuant ceux qui sont en charge de le dispenser.

Et pour leurs basses œuvres, leurs stratèges savent subjuguer les plus psychotiques, déracinés et autres inadaptés sociaux pour les envoyer au front. N’est-ce pas une idée aussi machiavélique qu’efficace que de trouver ses soldats parmi les plus fous d’entre-nous ?

Ces islamistes radicaux nous font la guerre, une guerre idéologique. Nous ne pouvons la combattre que sur le même terrain, en n’ayant de cesse de démontrer les absurdités sur lesquelles ils l’argumentent. Pour ce faire nous n’avons que deux armes : l’enseignement et la laïcité, qui inclus la liberté d’expression.

Alors soutenons et aidons du mieux que nous pouvons nos enseignants, chacun à notre niveau, en affirmant et en revendiquant haut et fort la laïcité de notre nation (une particularité Française dont nous pouvons être fiers et que nous devons préserver à tout prix), sans rien concéder, sans rien laisser passer, en rappelant à ceux qui pourraient l’oublier, que seule la laïcité permet l’expression de tous les courants de pensée, un partage sans parti-pris de la connaissance, et au bout du compte la liberté de culte. Dans notre société, la religion, quelle que soit-elle, a sa place … tant qu’elle ne cherche pas à se placer devant ce principe de laïcité, seule garantie d’une expression libre et apaisée de toutes les religions.

Ce qui rassemble un peuple (de mon point de vue et à notre époque, je l’entends au niveau Européen), c’est avant tout de partager « un vivre ensemble selon les mêmes codes et valeurs ». Ce choix, celui de la majorité, les minorités doivent le respecter. Cela ne veut pas dire que ces dernières sont rejetées, bien au contraire (nous avons tous à apprendre de nos différences), mais que dans l’espace public, elles doivent se soumettre à nos principes essentiels, dont celui de la laïcité … ou partir, … ou se taire (je ne serais pas contre la déchéance de nationalité pour ceux qui en ont au moins une autre, et à défaut, le retrait des droits civiques et la perte des prestations sociales).

Il n’est donc nullement question de choix ou de confession religieuse, d’origine ethnique et culturelle, de couleur de peau ou de je ne sais quelle autre différence, mais de la façon dont les personnes, quelles que soient leurs affinités spirituelles ou culturelles, se comportent et acceptent le « vivre ensemble » choisi par la majorité des citoyens du pays dans lequel elles vivent.


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Jack