24 octobre 2020

Histoire et laïcité

De Clovis à nos jours, le long combat de la laïcité

L’auteur : Alain Bauer. J’aime bien ce gars. Il est souvent invité dans « C dans l’air » (sur la 5) et ses interventions sont toujours pertinentes (en plus de ne pas être dénuées d’humour).

Cet article nous rappelle que l’État et la religion catholique se sont toujours disputé le pouvoir. Dans les pays islamistes, la religion est le pouvoir. Il s’agit en fait de dictatures aux apparats de religiosité, qui sous le couvert d’écrits ancestraux, interprétables à souhait, peuvent tout se permettre (pratique, non ?).

Dans ses formes fondamentalistes, dogmatiques, l’objectif d’une religion, quelle que soit-elle, à toute époque et en tous pays, n’est pas d’ouvrir les consciences à la spiritualité, mais au contraire d’abêtir, et à terme d’asservir. Le tout sur la base de textes sacrés, écrits par on ne sait plus trop qui et quand, pour donner des réponses toutes faites aux grandes questions que tout être humain pourrait se poser. Idéal aussi pour alterner récompenses et châtiments divins, dont les représentants ici-bas sont « autorisés » à donner quelques acomptes. Leurs prédicateurs ne cherchent donc pas à « élever » l’âme des fidèles comme ils l’affirment, mais bien au contraire à « élever » ces derniers comme du bétail, tel un troupeau de moutons serviles et obéissants.  

Il ne peut y avoir de libre arbitre sans connaissance (au sens cartésien) et la libération des peuples et des consciences ne passe que par son partage. Tant que le minimum n’est pas fait, l’obscurantisme occupera le terrain, avec comme terreau la misère économique et intellectuelle. Les extrémistes de tous bords continueront à manipuler et utiliser ceux qui les croient comme des armes, au sens premier du terme comme au sens politique, pour assouvir leurs projets politico-financiers. Ce n’est donc pas par hasard que les islamistes cherchent à démolir l’un des piliers de notre société occidentale, l’éducation. D’abord en contestant l’enseignement et maintenant en tuant ceux qui sont en charge de le dispenser.

Et pour leurs basses œuvres, leurs stratèges savent subjuguer les plus psychotiques, déracinés et autres inadaptés sociaux pour les envoyer au front. N’est-ce pas une idée aussi machiavélique qu’efficace que de trouver ses soldats parmi les plus fous d’entre-nous ?

Ces islamistes radicaux nous font la guerre, une guerre idéologique. Nous ne pouvons la combattre que sur le même terrain, en n’ayant de cesse de démontrer les absurdités sur lesquelles ils l’argumentent. Pour ce faire nous n’avons que deux armes : l’enseignement et la laïcité, qui inclus la liberté d’expression.

Alors soutenons et aidons du mieux que nous pouvons nos enseignants, chacun à notre niveau, en affirmant et en revendiquant haut et fort la laïcité de notre nation (une particularité Française dont nous pouvons être fiers et que nous devons préserver à tout prix), sans rien concéder, sans rien laisser passer, en rappelant à ceux qui pourraient l’oublier, que seule la laïcité permet l’expression de tous les courants de pensée, un partage sans parti-pris de la connaissance, et au bout du compte la liberté de culte. Dans notre société, la religion, quelle que soit-elle, a sa place … tant qu’elle ne cherche pas à se placer devant ce principe de laïcité, seule garantie d’une expression libre et apaisée de toutes les religions.

Ce qui rassemble un peuple (de mon point de vue et à notre époque, je l’entends au niveau Européen), c’est avant tout de partager « un vivre ensemble selon les mêmes codes et valeurs ». Ce choix, celui de la majorité, les minorités doivent le respecter. Cela ne veut pas dire que ces dernières sont rejetées, bien au contraire (nous avons tous à apprendre de nos différences), mais que dans l’espace public, elles doivent se soumettre à nos principes essentiels, dont celui de la laïcité … ou partir, … ou se taire (je ne serais pas contre la déchéance de nationalité pour ceux qui en ont au moins une autre, et à défaut, le retrait des droits civiques et la perte des prestations sociales).

Il n’est donc nullement question de choix ou de confession religieuse, d’origine ethnique et culturelle, de couleur de peau ou de je ne sais quelle autre différence, mais de la façon dont les personnes, quelles que soient leurs affinités spirituelles ou culturelles, se comportent et acceptent le « vivre ensemble » choisi par la majorité des citoyens du pays dans lequel elles vivent.


@+

Jack