Les musulmans et leurs sympathisants se mobilisent pour la cause palestinienne dans les rues des différentes capitales mondiales, pour crier leur colère et leur indignation. Soit, mais quand se sont-ils « manifestés » pour dénoncer, ou au minimum se désolidariser, des diverses exactions commises au nom de leur propre religion par les extrémistes islamistes ?
Manifester contre la guerre, toutes les guerres et toutes les horreurs qu’elles infligent, est parfaitement louable. Mais le faire de façon aussi sélective et aveugle, ne l’est pas. Assurément ces foules en colère sont manipulées, évidemment dans les pays arables mais également dans nos démocraties (ce qui n’exonère pas de la responsabilité individuelle de chaque manifestant participant de son plein grès).
Est bien suspecte cette soudaine compassion envers les Gazaouis après leur totale indifférence envers bien d’autres musulmans en souffrance. Quand se sont-ils levés pour dénoncer le sort des musulmans du Xinjiang en Chine (Ouïghours), de Tchétchénie (plus que copieusement et aveuglément bombardée par la Russie), de Syrie ou d’Irak sous Daesh (là aussi, nombre de musulmans piégés n’ont pas étés à la fête) ? Les conflits entre musulmans (chiites/sunnites) seraient-ils plus tolérables ? Une famille musulmane souffrirait-elle moins lorsqu’elle est opprimée, agressée, meurtrie par des musulmans ? Qui parle de « deux poids deux mesures » ?
Que dire du silence de la communauté musulmane suite aux inqualifiables exactions du Hamas perpétrées le 7 Octobre en Israël ? Un massacre de civils faisant la fête (au nom de la paix de surcroit) ou dans des Kibboutz reconnus pour être anti-guerre (gauche israélienne). Des actes de barbarie avec une intention délibérée et assumée (filmée) de torturer, bruler vif, décapiter, nourrissons compris ! Au sortir de la présentation des films récupérés par Israël, la réaction horrifiée des reporters de guerre aguerris à faire face à l’horreur, en dit long.
À part quelques intellectuels, il n’y a pas eu de désapprobation ni d’indignation musulmane. Pire, certains se sont réjouis de l’évènement, d’autre l’ayant nié ou qualifié de « mérité ».
Ce que fait Tsahal à Gaza n’est pas comparable à ce que le Hamas a fait (ou Daesh en son temps). Le nombre de morts d’un côté ou de l’autre ne change rien, ne peut être comparé. Ce serait comparer les civils morts sur les champs de bataille des deux dernières guerres mondiales et ceux exterminés dans les camps de concentration nazis. L’intention génocidaire et la chosification de l’être humain font toute la différence.
Et comment ne pas voir ou refuser de voir que le Hamas, organisation profondément fasciste, utilise le peuple palestinien de Gaza comme bouclier humain ? Même les Gazaouis, après des années d’oppression et de corruption, doivent en avoir conscience, sans pour autant pouvoir s’y opposer. Ils ont bien essayé cet été (en Juillet-Aout il me semble), mais leur manifestation a tourné court, les participants ayant été rapidement dispersés, certains arrêtés par le Hamas.
Le 7 Octobre, ce groupe mafieux a surpassé Daesh, dans l’horreur et la déshumanisation. Pire, sachant très bien qu’il y aurait des représailles militaires contre Gaza, il est allé s’enterrer avec les seuls otages comme civils, laissant leurs compatriotes à leur triste sort de victimes collatérales.
En fait, tous les civils à Gaza sont otages du Hamas. Les Gazaouis sont directement et indirectement leurs victimes et il est étonnant que la communauté musulmane qui n’est pas sous ce joug et pouvant librement s’exprimer, ne le relève pas.
Bombardements Israéliens sur Gaza :
Pour leurs crimes contre l’humanité et leur capacité à les reproduire, à défaut de pouvoir être attrapés et jugés, tous les membres du Hamas doivent être éliminés. Mais comment le faire lorsqu’ils se fondent dans la population ?
En 1945, les alliés n’ont pas éliminé les fanatiques nazis et leurs dirigeants bunkérisés à Berlin, sans détruire totalement la ville. Cela n'a pas éradiqué l’idéologie nazie (on n’élimine pas une idée), mais on ne peut pas dire que depuis, elle rameute les foules comme dans les années 30. Quelques milliers d'abrutis incultes manipulés, plus ou moins inégalement répartis sur la planète. L’idéologie salafiste du Hamas peut aussi, tout comme celle du III° Reich en son temps, être réduite à son stricte minimum par la force (à défaut d’avoir le temps de le faire par les mots)..
Il est vrai que depuis le siècle dernier les lois de la guerre et les droits humains ont évolués, et même si ce n’est pas le cas de la barbarie, il faut en tenir compte. Raison pour laquelle Tsahal a demandé à la population de quitter les lieux des bombardements et que ceux- ci ont été bien mieux ciblés, avec des armes beaucoup plus précises qu’en 1945. Certes pas au point d’épargner les civils maintenus aux côtés des combattants du Hamas dans les bâtiments visés.
Toujours est-il que les Israéliens ont droit à l’autodéfense. S’ils ont bien des tords, il faut reconnaître qu’ils se font souvent attaquer. Avant celles du Hamas (mouvement, rappelons-le, élu à la majorité par les Palestiniens en 2006), à maintes reprises dans le passé par les pays Arables les entourant, et ce depuis que l’État d’Israël a été créé et reconnu par l’ONU. Il est vrai qu’après chaque attaque, ils récupèrent un peu plus de territoire. Mais n’est-ce pas légitime ?
Je ne suis pas trop d’accord avec le principe de proportionnalité en matière de légitime défense (même si en tant que juriste, j’en connais et comprends les fondements). En droit national comme international, cette proportionnalité est très difficilement mesurable et contrôlable. Mais encore et surtout, celui qui agresse doit prendre son risque. Je trouverais normal qu’il puisse « prendre » au moins « le double » de ce qu’il comptait infliger. Si tel était le cas, au militaire comme au civil, il y aurait peut-être moins d’agresseurs !
De « l’autre côté » il y a les colons israéliens de Cisjordanie dont le comportement envers les palestiniens est parfaitement injustifiable. Les justifications des extrémistes juifs ne valent pas mieux que celles des extrémistes musulmans. Le fait que le gouvernement Israélien d’extrême droite ne les empêche pas (voire même les y aide parfois) est scandaleux. Dans les faits, il y a là une vraie stratégie de colonisation condamnable … et condamnée par la communauté internationale, comme d’ailleurs une grande partie de la population Israélienne.
Mais si cette attitude explique largement la colère et le ressentiment des Palestiniens (dans le monde) et on peut le comprendre, elle n’excuse ni ne justifie aucunement le massacre du 7 Octobre perpétré par le Hamas.
Je ne retire pas aux Palestiniens leur statut de victimes, tant durant cette guerre déclenchée par le Hamas, qu’auparavant, et ce depuis la création d’Israël.
Quant à déterminer où sont les torts entre Palestiniens et Israéliens, entre les extrémistes de chacun des deux camps (Hamas et colons de Cisjordanie), il faut dire qu'à l'époque des opinions tranchées, incolores et sans nuance, tout avis mitigé est inaudible. Et ce qui n’est pas entendu, ne peut pas être compris.
Mon point de vue sur la question israélo-palestinienne, que je crois assez bien connaître, est très partagé. Il sera donc in-entendable pour les plus convaincus « de la cause » de l’un ou de l’autre. Je pense en effet qu'il y a des torts des deux côtés, sans pour autant avoir un avis définitif sur celui qui en cumule le plus. Le sujet est complexe, chargé d'histoire et ce qui n'arrange vraiment rien, notablement alourdi de références et considérations religieuses relevant de la croyance et non de la raison (l'un excluant l'autre). C'est un long débat que je n'ouvrirai pas ici.
Pour faire court, je retiens surtout que les deux peuples aspirent à la paix et que dans l'ensemble, malgré tout ce qui les oppose, ils sont prêts à abandonner leurs rancœurs pour y parvenir.
La Palestine et Israël l'ont maintes fois approchée, de très près même, sans pourtant y parvenir. Pourquoi ?
Parce qu'il a toujours eu, de part et d'autre, une toute petite minorité d’activistes « jusqu'au-boutistes » pour l'empêcher. Certes, soutenus par quelques obscurs intérêts géopolitiques mondiaux.
L'histoire de l'humanité ne cesse de démontrer que le sort de millions de gens peut être décidé par quelques hommes seulement, voire un seul. C’est ainsi que ce conflit qui n'en finit pas, ne trouvera pas de solution pacifique tant que les Palestiniens seront à l'écoute de leurs fondamentalistes religieux, bien aidés par les colons de Cisjordanie et l'extrême droite Israélienne il est vrai.
Tous ces extrémistes politico-religieux, attisant haine et divisions, sont bien plus motivés par leurs intérêts personnels (égo, pouvoir, argent) que par le bonheur de leurs concitoyens. Je trouve d’ailleurs très étonnant que tous ceux qui s’indignent du sort des Gazaouis, ne relèvent pas la responsabilité dans ce désastre humanitaire des dirigeants du Hamas, bien à l’abri, nourris et dorlotés dans des palaces au Qatar ou aux alentours. Ces milliardaires enrichis par la corruption et les trafics que tout conflit génère, semblent avoir tout intérêt à ce que la situation s’enlise.
Comment expliquer toute la misère populaire tant au Liban qu’à Gaza, depuis des décennies ? Deux territoires au soleil et en bord de la mer, qui auraient pu se développer en paix et très avantageusement dans le tourisme mondial. Le blocus partiel de la bande de Gaza par Israël entravant tout développement économique ? Ce serait oublier les envois sporadiques de roquettes et missiles du Hamas délibérément ciblés sur les civils israéliens. Sans cela, Israël aurait permis le libre développement de Gaza.
Où sont allés les milliards de dollars versés par le Qatar et comment expliquer qu’au fur et à mesure que les Gazaouis s’appauvrissaient, leurs dirigeants s’enrichissaient ?
Alors à quand la paix ?
Si le problème est complexe, la réponse à cette question me parait simple : quand la majorité de chacun des deux camps tournera le dos à sa propre minorité d’extrémistes, qu’elles les auront virés, répudiés ! Les bonnes volontés et l’intelligence ne manquent pas, d’un côté comme de l’autre. Il suffit simplement de les laisser s’exprimer.
Citation pour la circonstance : « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » (Paul Valery).
@+
Jack
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.