24 mars 2026

Poutine, le détonateur

Poutine a peut-être déjà déclenché la 3ème guerre mondiale

Espérons qu'elle ne soit pas "thermonucléaire globale" !

La Russie (en fait, Poutine et ses sbires, car dans une dictature le peuple n'a son mot à dire) n'a pas que renié ses engagements garantissant l’indépendance et la sécurité de l'Ukraine pris lors de la signature du mémorandum de Budapest en 1994.

Elle a également violé le droit international (principe de l’intangibilité des frontières).

Mais encore et surtout, de par cette invasion perpétrée sous couvert de l'arme atomique, qu'elle utilise autant comme outil de terreur que de bouclier pour mener sa guerre de conquête territoriale, elle a provoqué une profonde perturbation des mécanismes de dissuasion.

... Mais également un désordre géopolitique mondial !

Quand les conflits menacent de fusionner

Extraits de cet article qui décrit assez bien la situation :

Tout ceci constitue une « incitation », au sens précis que donne à ce terme la théorie des jeux (une hausse de la récompense pour une action, ou bien une réduction du risque), à utiliser la force pour remodeler son territoire et les équilibres entre puissances. Jusqu’à remettre en cause la nature même du système international ?

Pour prendre une métaphore tirée du domaine de l’électricité, pendant la guerre froide (1947-1991, ndlr) et la période de monopole de puissance américain, les conflits fonctionnaient en dérivation sur le circuit international. Chacun pouvait éclater ou s’éteindre indépendamment des autres, sans perturber le système dans son ensemble. Un court-circuit sur un point n’affectait pas le reste.

Notre époque est peut-être en train de les réinstaller en série : les conflits sont désormais connectés les uns autres aux autres, de sorte que chaque nouveau foyer de tension amplifie les précédents et accroît la charge pesant sur l’ensemble du circuit.

Qu’adviendrait-il alors si un nombre important de conflits s’installait en série ? Aucune puissance ne serait en mesure de réguler les conflits locaux par une projection de puissance suffisante.

Or, un monde sans puissance régulatrice serait un monde où la dérégulation de la dissuasion pourrait finir de produire ses effets : la création d’un chapelet de conflits qui signerait peut-être le retour aux formes de violence hyperbolique des deux premiers conflits mondiaux. Une fois enclenchée, cette violence incontrôlée pourrait mettre en danger la sécurité des États nucléaires eux-mêmes. On se rapprocherait ainsi des conditions d’une utilisation des armes de destruction massive, non pas en début de conflit comme on le pense souvent, mais après l’installation dans un état de violence durable.

Une politique de sécurité passive, fondée sur la seule existence d’arsenaux nucléaires et d’alliances défensives, ne suffit plus à protéger les démocraties. Il leur faut donc contribuer, par leur réaffirmation, à bâtir de nouveaux mécanismes de régulation capables de maintenir les conflits en dérivation, c’est-à-dire de les empêcher de fusionner. Cela suppose non seulement de restaurer des normes partagées sur l’usage de la force, mais aussi de construire un nouveau régime de sécurité, fondé sur des équilibres de puissance régionaux capables de fonctionner sans dépendre d’un seul garant de plus en plus erratique.

L'allusion au "garant de plus en plus erratique" fait est bien sûr référence à l'Amérique. Non pas que "celle de Trump". Il n'est que le résultat et l'expression de ce que l'Amérique a permis ! Même si cette grande démocratie se reprend, éjecte ce clown du pouvoir, prématurément ou dans les prochaines élections, le mal est irrémédiablement fait : les USA ne sont plus dignes de confiance et ont démontré être capable de porter au pouvoir un dangereux mégalomane (ce qui est arrivé, peut à nouveau arriver).

Jack

22 mars 2026

Conflit Irano-Américain-Israélien

Je ne me suis pas encore exprimé sur ce conflit, si ce n’est en privé bien sûr et brièvement ici.

En tant que laïc convaincu, je suis bien évidemment de tout cœur avec la grande majorité du peuple Iranien qui souffre depuis des décennies de la dictature et des outrances d’un régime qui n’a aucune limite la transgression des droits humains fondamentaux, maintenant universellement reconnus.

Au nom et sous couvert de préceptes religieux détournés, le régime des Mollahs impose sa loi (non celle de dieu) et sa force brute au seul bénéfice de ses dignitaires et affiliés, dont les motivations ne sont que celles du pouvoir et de l’argent.

Ce régime est une insulte à la grande histoire et l’érudition du peuple Perse. Derrière la religion, instrument de pouvoir et de manipulation, il n’y a que mercantilisme et mégalomanie.  

Je comprends la volonté des Israéliens qui souhaite profiter du soulèvement de la rue et donc de l’affaiblissement théorique de ce régime, pour enfin s’en débarrasser, libérant du même coup un peuple opprimé.

De fait, en brandissant comme étendard (voire même dans sa constitution) la destruction d’Israël, l’Iran lui a depuis longtemps déclaré la guerre, et non le contraire.

Mais comment vaincre un régime qui s’arme, s’enterre, s’organise politiquement et militairement depuis plus de 40 ans ?

Toute l’ingéniosité du Mossad et de Tsahal n’y suffisent pas sans la puissance militaire américaine. Mais dans cette équation il y a le fantasque, le mégalomane et bouffon « Trump » ! … Et c’est là que les choses pourraient dérailler.

A ce sujet j’ai apprécié :

Hubris et stratégies militaires (2 premiers articles de la lettre)

Un leader à l’égo démesuré (pour ne pas dire carrément fou) enfermé dans une bulle cognitive de vérités alternatives, deux stratégies militaires très différentes qui s’affrontent, une économie mondiale impactée, un risque 

A priori, deux issues probables à ce conflit :

-          La pire : les USA tournent brutalement les talons après avoir complètement déstabilisé le Moyen Orient, le laissant en plan, sans dessus-dessous, avec un régime Iranien renforcé dans son idéologie, encore plus brutal envers son peuple, reprenant sa rhétorique guerrière et sa production d’armement, dont le nucléaire militaire bien sûr, pour au final être toujours aussi menaçant et dangereux, tant envers Israël que le monde.  

-          L’espérée : l’effondrement intérieur du régime, du fait de dissensions internes, voire d’un retournement de l’armée régulière contre les « gardiens de la révolution ».

Pour ma part, je reste optimiste sur ce conflit qui pourrait ne pas s’enliser comme le laisse présager les derniers développements et de l’avis de certains experts et analystes (ils sont divisés).

Sans tête et peut-être bientôt sans finance, le régime des Mollahs pourrait s’effondrer d’un coup, du jour au lendemain. Leurs combattants ne devraient pas rester longtemps organisés et surtout, ils ne se battent pas que pour Allah. Faute d’argent, ça va sans doute être « sauve qui peut » dans leurs rangs.

Je vois bien la prise militaire de l’ile de Kharg, coupant ainsi la principale source financière  du régime, le temps qu’il s’effondre. La condition essentielle de cette action me parait être de laisser intact les installations pétrolières, car il faut penser à la reconstruction du pays et sa viabilité future, financière et donc politique (celle du régime qui remplacera celui des Mollahs, celui que le peuple souhaitera).

Cette issue reste une probabilité que j’espère, pour tous ceux qui n’aspirent qu’à la paix, à commencer par les Iraniens eux-mêmes.

Par contre, la généralisation des guerres à haute intensité me parait rester à l’ordre du jour, du moins tant que Poutine et Trump seront au pouvoir.

 … Et ce pour les « raisons de fond » invoquées en début de cette newsletter (hubris, capitalisme débridé, algorithmes des réseaux sociaux) auxquels je rajoute la perte de confiance en nos politiques (quel que soit leur bord, ils font tout pour) ainsi, et c’est plus grave, qu’en nos « sachants » (perso, j’ai toujours confiance en la science, nos chercheurs, historiens et enseignants … et tout comme bon nombre d’entre-nous, beaucoup moins en nos politiques).

L’actualité mondiale n’a pas fini d’être sinistrement « riche » : quand le « point chaud Iran » se refroidira, un nouveau le remplacera ailleurs (et en attendant, on laisse Trump tranquille sur l’affaire Epstein).

 

Jack

15 mars 2026

Entre respect du droit international et valeurs morales

Dans les conflits internationaux le dilemme est souvent celui du respect du droit international (ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays) et des valeurs morales (laisser un peuple se faire massacrer), l’un n’allant malheureusement pas forcément de pair avec l’autre, comme la théorie juridique le voudrait.

Mon cœur balance pour les valeurs morales, mais j’admets que cela ne puisse pas régler le problème, voire même l’aggraver. L’histoire a déjà démontré que vouloir libérer un peuple d’une dictature, pouvait au contraire amener à empirer la situation pour ce peuple, soit en resserrant la dictature ou en la remplaçant, soit mener leur pays au chaos.

En ce sens je comprends la position du premier ministre Espagnol (et certains autres dirigeants Européens) : ne pas se mêler du conflit Iran-Usa-Israel.

La réponse n’est donc pas simple et seule l’histoire pourra dire qui à postériori « avait » raison.

Il y a néanmoins une raison qui me parait à elle seule parfaitement justifier l’intervention militaire (US + Israël) : tenter d’anéantir les capacités de l’Iran à se doter de l’arme nucléaire.

Non seulement parce que les dirigeants actuels sont dangereux (tous les idéologues le sont, les religieux plus que tous), mais aussi pour ne plus laisser un pays, quel que soit-il, se doter d’une telle arme.

On est déjà assez nombreux à l’avoir et il ne faut pas prendre le risque d’une prolifération en ce domaine. Si l’Iran se dote, tous les pays du golf se doteront (et on les comprend).

Ce n’est pas très juste (*) et le risque de la disparition de toute vie sur terre n’est pas pour autant écarté avec les seuls pays déjà dotés, mais ce n’est qu’un « risque ». Laisser la prolifération s’opérer, transformerait ce risque en certitude et à court terme.

(*) « pourquoi nous et pas eux » : j’ai des arguments et pourrait faire (ferais ?) trois pages sur le sujet. Mais ce n’est pas le thème de ce post.

Conflit Russo-Ukrainien :

Pour ce qui me concerne, je m’en tiens à l’essentiel : l’origine de ce conflit. C’est la Russie qui a militairement attaquée l’Ukraine !

Et là, le droit international rejoint les valeurs morales.

La Russie n’était menacée ni par l’Ukraine ni par l’un des pays de l’OTAN (organisation purement défensive pour rappel, même si on peut lui reprocher la « bavure » du bombardement de Belgrade pour mettre fin à l’agression de la Serbie dans les Balkans).

Les raisons invoquées par la Russie pour justifier son « opération spéciale » (en fait, une invasion pure et simple) sont toutes mauvaises et mensongères (pure propagande) : d’abord les Ukrainiens martyrisés par un Gvt néo-nazi (sous prétexte d’un petit corpuscule d’extrême droite comme il y en a dans toutes les démocraties), ensuite préventivement contre une probable agression de l’OTAN (pas le moindre signe ou début de vérité à cela).

La véritable raison, si on écarte celle de la volonté d’un seul homme, d’un parfait mégalomane (pour ne pas dire psychologiquement gravement instable), est la peur du régime, à savoir toute la cleptocratie autour de Poutine, d’un courant démocratique à ses frontières.

La crainte qu’il puisse un jour se réinfuser en Russie, comme cela avait commencé avec Gorbatchev, avant que Poutine n’y mette un terme. La démocratie est effectivement un danger mortel pour toute dictature. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle après l’Ukraine (si on ne les arrête pas), ce sera le tour des pays Baltes.

Hors arguments directement tirés de la propagande du Kremlin (et donc sans valeur), j’en entends quelques’ uns qui méritent discussion :    

La corruption en Ukraine : bien sûr qu’il y en a (comme dans tous les pays), mais le pays essaie de s’en débarrasser et c’est tout à son honneur. C’est aussi l’une des raisons majeures pour laquelle le peuple a voulu et veut plus que jamais se détacher de l’influence Russe. Dans ce pays, par contre, la corruption est érigée en véritable système d’Etat, comme c’était le cas dans l’ex-URSS, régime que l’Ukraine a subi pendant 70 ans (ils savent mieux que quiconque de quoi il retourne).

Il y a des Ukrainiens prorusses : en démocratie, le 100% n’existe pas ! Ce score n’est approché que dans les dictatures voulant se donner une apparence démocratique en organisant des simulacres électoraux. Le cas le plus emblématique est bien sûr celui de la Corée du Nord où le dirigeant suprême est également « élu par le peuple ». Ce fût d’ailleurs le cas dernièrement et Kim Jong-un a été élu à l’unanimité (malheur à celui ou celle qui aurait voté contre). Faut dire qu’il était le seul à se présenter. Quant au taux de participation, ce fût 99.9% (aucune démocratie n’atteint un tel score).

Blague à part (ce qui est le cas des référendum ou élections truquées, de mascarade), ce qui compte, c’est la volonté d’un peuple (majorité s’entend), sur le principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Après l’éclatement de l’URSS, il y a eu en 1991 des référendums en Ukraine pour ou contre l’indépendance (sous contrôle international) dans les différentes régions (oblasts). Toutes ont voté pour l’indépendance à plus de 80% (92% pour et taux de participation à 84%).

Même les oblasts du Donetsk et du Donbass à majorité soi-disant prorusse (selon la propagande) a voté pour l’indépendance à plus de 80% ! Seule la Crimée a répondu pour à 56%. C’est donc moins que les autres, mais une majorité quand même. L’explication est que la Crimée avait déjà été fortement « russifiée » (déplacement de la population locale, Ukrainienne, au profit de Russes venus de la Russie profonde, encouragés et aidés par le Gvt Russe comme le font généralement tous les envahisseurs).

Toujours est-il qu’avant la guerre, 80 à 90% des Ukrainiens, pourtant à forte proportion russophone (à ne pas confondre avec « russophile ») voulaient couper les ponts avec la Russie, ne plus rien avoir à faire avec son régime autocratique et corrompu, ni revoir les marionnettes qu’il mettait au pouvoir à Kiev. Maintenant, en raison de l’invasion, mais aussi des exactions et bombardements ciblés sur les civils (politique délibérée de la terreur), c’est au moins 97% des Ukrainiens (pour ne pas dire 100%, incluant ceux qui n’approuve pas le Gvt de Zelensky) qui détestent la Russie ! … Russophones compris !

Quoiqu’il en soit, quels que soient les défauts et imperfections du Gvt au pouvoir en Ukraine (aucun Etat n’est parfait et 100% d’approbation d’un Gvt n’existe pas), n’en reste pas moins que l’Ukraine a été agressée par son voisin, … doté de l’arme nucléaireet membre permanent de l’ONU de surcroit ! C’était impensable avant que cela n’arrive. Aucune excuse pour les dirigeants Russes qui ont initié cette infamie. J’espère qu’ils en paieront un jour le prix (sans trop y croire, malheureusement).

J’ai beaucoup de compassion pour ces Ukrainiens qui se prennent des missiles et des drones sur la tête depuis 4 ans … et toujours à ce jour, malgré qu’actuellement l’attention soit portée sur un autre endroit du monde.

Ils résistent et ce n’est pas que de la volonté de leur gouvernement. Hors exceptions, ils ne sont pas forcés et contraints d’aller sur le front (quoi qu’en dise la propagande Russe). Dans son ensemble, la population est au contraire dans l’état d’esprit « plutôt mort qu’esclave » et « vu ce qu’ils nous ont fait, nous ne leur pardonneront jamais ».

Bien sûr il y a des déserteurs, comme c’est le cas dans toutes les guerres. Bien sûr qu’aller se battre et risquer de mourir sur le front n’attire personne, mais la volonté générale reste de continuer à se battre pour préserver la nation et ses valeurs, pour préserver leur liberté et leurs espoirs de démocratie.

Assurément, ils perdront tout cela si ils perdent cette guerre, capitule (comme le veut Poutine). S’en suivra déportations et déplacements de populations, dans un objectif de russification. C’est ce qui s’est passé sur les 15 années qui ont suivi la fin de la 2ème guerre mondiale, dans tous les pays libérés de l’occupation Allemande puis annexés par l’URSS. Les Ukrainiens s’en souviennent et en ont parfaitement conscience. Ils n’ont pas non plus oublié l’Holodomor (sous Staline entre 1928 & 1930).

Pour l’instant les Ukrainiens souffrent et voudraient en finir, mais pas à n’importe quel prix. Je les comprends et suis même assez admiratif envers ce peuple « pro-européen », né de la « révolution Maïdan ».

J’irai même jusqu’à penser que les Ukrainiens ont beaucoup plus conscience que nous les Français, de la valeur et de l’importance de ce qu’est une démocratie (même avec toutes ses imperfections). En France comme un peu partout en Europe, la démocratie, régime fragile par essence, est considérée comme un acquis définitif. Rien n’est plus faux ! Pire, nombre d’électeurs commencent à plus ou moins la remettre en question (bien aidés par l’influence Américaine des Banon et consorts, de Trump et ses maîtres à penser). C’est grave et inquiétant.

Voilà donc mon point de vue sur le sujet. Ma conviction est que le droit et la morale vont à l’Ukraine et qu’elle mérite d’être aidée comme nous l’avons été dans notre résistance à l’Allemagne nazie. Bien sûr cette aide (civile et militaire) reste contrainte à nos propres moyens (s’entend « Européens »). Nous ne pouvons bien évidemment pas gravement nous démunir nos capacités économiques et militaires, ni déclencher une guerre thermo nucléaire globale avec la Russie. C’est là aussi, un sérieux dilemme.

Mes opinions et l’idée que je me fais de « la vérité » est le consensus de ceux qui sont censés savoir : les journalistes (les vrais, les pros qui contrôlent leurs sources et vont sur le terrain), les experts (militaires, chercheurs d’instituts divers, historiens, ONG), en un mot « les sachants ». Tous ne sont pas totalement objectifs (personne ne l’est) et certains d’entre eux se trompent, quand ils ne mentent pas délibérément (intox). A ce titre, je me méfie et écarte par principe tous les « politiques » (même si j’approuve leurs idées). Un politique de parfaite bonne foi, ça n’existe pas.

Sans parler du raz de marée d’absurdités qui circulent sur les réseaux sociaux, trop de gens se font une idée de ce conflit sans aller au bout de l’information, ou ne s’en tenant qu’à tel ou tel témoignage qui leur parait crédible simplement parce qu’il l’on entendu d’un proche de confiance.

Pour ma part, j’ai pour principe de ne pas m’informer par les réseaux sociaux et ne faire confiance qu’aux médias reconnus pour leur sérieux et leur professionnalisme. Pas « un » média, mais « plusieurs », et de préférence d’obédience différentes pour ainsi croiser l’information.

Je me méfie également de l’information en direct, réactive. Je préfère attendre le lendemain, voire quelques jours, que les faits soient confirmés et analysés par les experts de la question. 

Je ne suis pas expert et comme la majorité d’entre-nous, les « spectateurs du monde qui nous entoure », ne vais pas par moi-même « contrôler les faits sur le terrain », sans compter qu’on pourrait m’embrouiller.

Si je crois que la terre est ronde sans pourtant être allé dans l’espace pour le vérifier, c’est que le consensus affirme que c’est le cas. Les « hors consensus » sont ceux qui croient qu’elle est plate (tout de même 7% de la population dans les pays dits développés, … et pas que dans des milieux sous-éduqués, de mémoire et de ce que j’ai pu lire à ce sujet).

Je me fais donc une idée, comme tout le monde, de l’info qui circule autour de moi et ne donne du crédit qu’au « consensus », c’est-à-dire à ce que dit et pense la majorité des « sachants » qui vont dans le même sens, dont les retours d’infos se recoupent et ce d’autant plus s’ils sont « concurrents » (commercialement ou idéologiquement).

Et si le « consensus des sachants » se trompe (toujours possible, bien sûr) ? … Alors je me trompe ! … Et si l’histoire le démontre (c’est toujours elle qui au bout du compte, a raison), … alors je ferai amende honorable. Mais je préfère prendre ce risque, plutôt que celui de me faire embrouiller au premier ragot venu et croire à toutes les sornettes qui circulent.

Bien sûr, si ce « consensus » représente la quasi-unanimité, sans ou très peu d'avis contraires, d'autant plus si le sujet n'est pas spécifiquement scientifique, méfiance !  C'est ce qui se passe dans les dictatures où l'information est contrôlée. Même dans ce cas, comme en Russie, certaines informations contradictoires circulent pour donner l'illusion d'un environnement médiatique libre. Ces infos, savamment distillées par des médias apparemment libres, sont tout aussi contrôlées.

Là intervient la logique et l'esprit critique ! L'analyse et le recoupement d'une information doit évidemment se faire avec raison. Une information manipulée, dirigée, trafiquée, peut se détecter. Ce n'est certes pas toujours facile et nous pouvons tous nous faire berner. Avec les réseaux sociaux toujours plus métastasés de fakes, une IA toujours plus performante, l'exercice va être toujours plus difficile.

L'aspect positif c'est que tel un muscle, « l'esprit critique ça se travaille » ! Plus il y aura matière à ce qu’il s'exerce, plus il sera performant. C'est en tout cas la seule véritable arme personnelle que nous avons pour ne pas être victime de la désinformation.

Ah oui, et au fait : je ne crois pas une seule seconde en une info manipulée et co-dirigée par une petite poignée d’hommes « gouvernant le monde » (la théorie du complot mondial).

J’ai un autre principe : ne jamais me faire une opinion à partir de l’expérience personnelle de mon interlocuteur, fusse-t ’il indéniablement de bonne foi. Encore moins d’une expérience rapportée par tel ou tel « soi-disant » témoin (« l’homme qui a vu l’homme, qui a vu l’homme qui a vu l’ours »). J’écoute et attend confirmation ultérieure. Ce n’est qu’une expérience pami d’autres et comme toutes les expériences personnelles elles sont chargées d’émotion, de ressenti, de subjectivité. Bref, elles n’ont rien d’objectif.

Comme le font trop souvent les gens, un cas particulier ne doit pas se transformer en généralité. Une vision d’un point ou sous un angle particulier, ne donnera jamais une vision d’ensemble correcte. C’est plutôt la démarche intellectuelle inverse qu’il faudrait avoir : partir du général vers le particulier.

Pour conclure au sujet de « l’information qui nous parvient » et grâce à laquelle nous nous faisons une idée du monde dans lequel nous vivons :

Nous sommes bien sûr tous plus ou moins influencés, mais le pire ennemi de la vérité est le « biais de confirmation » : ne croire, ne rechercher et ne retenir que l’info qui va dans le sens que l’on est déjà, préalablement prêt à croire.  

C’est d’ailleurs l’une des raisons majeures de l’intox par les réseaux sociaux et ses algorithmes qui agrègent et dirigent l’info dans le sens de ce l’internaute regarde.

Les gens qui n’ont pas conscience de ce biais ne croient plus ce qu’ils voient, mais voient ce qu’ils sont prêts à croire.

 

Jack

31 janvier 2026

Derrière Trump, de dangereux idéologues

 Je soupçonne que TRUMP n'est que le bras armé des ingénieurs du chaos qui se cachent (à peine) dernière lui. C'est leur marionnette qui ose ce qu'eux-mêmes n'auraient jamais osé : Stephen Miller (le marionnettiste le plus proche), Steve Bannon (l’ex conseiller/marionnettiste du 1er mandat, celui qui a dit que « pour manipuler les foules, il fallait inonder les réseaux sociaux de merde pour qu’elle ne sache plus quoi penser »), Peter Thiel et Nick Land (qui ont théorisé la destruction-reconstruction civilisationnelle).

A son tour, en homme de spectacle, Trump marionnettiste sa base MAGA jusqu'à l'absurde, tel le gourou d'une secte.

Pour comprendre de quoi il s’agit, un peu de lecture :

L’hyperstition, un concept au cœur de la vision de Nick Land, idéologue des Lumières sombres autour de Trump

« Les Lumières sombres », cette doctrine néoréactionnaire qui influence le trumpisme

Peter Thiel, le prophète

Ces théories, dites celle des ingénieurs du chaos, sont largement approuvées par JD Vance (l'opportuniste, qui après comparé Trump à Hitler, dit qu'il était nocif, en ait arrivé à l'idolâtrer) ainsi que par Elon Musk (plus idéologue que businessman) et bien d’autres autour de Trump.

Pour ces gens, pour « la secte Trump », la démocratie est à bout de souffle et il faut revenir à des régimes autocratiques (voire oligarchistes et cleptocratiques), seuls capables de libéraliser les énergies créatrices, notamment technologiques.

Non que les démocraties n'en soient pas capables, mais qu’elles seraient des freins, que sous ces régimes les progrès sont trop lents. Ce qui est bien dans « l’air du temps », celui de l’immédiateté, de l’action sans recul, comme si le temps de la réflexion n’était plus permis ou inutile, l’action et la superficialité primant sur tout le reste. Le temps du tweet et des réflexions à l’emporte-pièce.

Derrière ces idéologues funestes, se cache aussi des chefs d'entreprises qui craignent, avec les démocrates, le démantèlement de leurs empires financiers.

Sans même parler des situations de monopole (délétères pour les consommateurs), quand le budget d'une entreprise dépasse celui de certains Etats, alors le danger pour elle est de se faire découper en petits morceaux, c’est le « démantèlement ».

Quand deux géants sont en concurrence, ici l’Etat et le trust, alors l’un des deux doit disparaitre … et c’est toujours le trust. Les grands Etats ou groupes d’Etats ont depuis longtemps prévu des mécanismes juridiques pour y arriver (loi anti-trust aux USA, règlements sur l’abus de position dominante en Europe).

Cela est déjà arrivé aux USA (démantèlement Cies pétrolières) et ne manquera pas d’arriver à nouveau. Dans le viseur, une plusieurs des GAFAM avec le retour probable des démocrates.

... Sauf à ce que les républicains Trumpistes s'accaparent réellement des pleins pouvoirs pour installer durablement une autocratie, en supprimant, manipulant ou contournant toutes élections à venir (comme Poutine l'a fait).

C'était encore totalement impensable il y a quelques mois. Mais combien d'autres évènements déclenchés par Trump l'étaient également depuis qu'il est au pouvoir ?

Trump n'a-t ‘il pas commencé à abimer la démocratie Américaine, bafouer ouvertement leur constitution et déjà démontré que s'il n'acceptait pas les résultats électoraux, il pouvait mettre le feu au pays ?

Son Gvt n'a-t'il pas déjà commencé à démonter "l'Etat de droit" (cour suprême, direction FBI, CIA et autres points clefs dans le fonctionnement fédéral) ?

Si personne ou aucune instance n'arrête Trump et le mouvement qu'il a enclenché, alors s'en est terminé de leur démocratie.

Sur le plan économique, le mal est déjà fait ! Après avoir déstabilisé le monde, s’ils ne se déstabilise pas de l’intérieur, l’économie Américaine va connaître des jours difficiles et pour longtemps en raison de la confiance internationale perdue.

Après la perte de confiance politique suivra celle de leur monnaie, avec comme conséquence un effondrement des obligations d’Etat en dollars, source de financement de leur dette pharaonique. A partir de là, l’économique US rentrera en récession, voir en dépression (à l’image de celle de 1929).

Ce ne sera pas MAGa, mais MACi : Make America Collapse Inside !

Quant à nous les Européens, j'espère que nous avons compris qu’il faut maintenant couper le cordon ombilical avec les USA, tant militaire qu'économique. Nous devons construire une autonomie totale. Nous en avons les moyens (économiques, financiers, intellectuels).

Après la France, parfois même "avant" sur certains côtés, j'ai toujours été un admirateur de la culture Nord-Américaine (USA mais aussi Canada). J'ai même un drapeau américain dans un coin (et ce depuis plusieurs décennies).

Alors je regrette ce "divorce" avec l'oncle Sam et j'écris ces lignes avec un peu d'amertume et de nostalgie.

Aucun pays (comme aucune personne) n'est exempt de défauts. Les USA avaient bien des côtés négatifs, quelques excès agaçants, mais dans l'ensemble c'était et c'est encore une culture riche, dynamique et inventive.

Mais la démonstration récente de leur instabilité politique, fait qu'ils ne sont plus des alliés fiabilité, économiquement et militairement.

« Élisez un clown, vous aurez un cirque » (vu sur une pancarte lors d’une manif aux USA).

 

Jack

24 janvier 2026

Les USA ont perdu la confiance

 Avec l'affaire du Groenland, TRUMP a détruit la confiance entre alliés.

Il vient de piétiner 250 ans d'amitié. Quand il dit et répète que sans l'aide Américaine en 1944 nous parlerions sans doute allemand, il oublie que c'est l’Allemagne qui leur a déclaré la guerre début 1942 (selon leur alliance avec le Japon), et surtout, que sans la France et LAFAYETTE en 1781 (bataille de Yorktown, scellant l’indépendance), il n'y aurait tout simplement pas d'Américains ! 

Cela dit en passant, la France de Lafayette s’est endettée pour cela et n’a jamais demandé à en être remboursée. Doit-on faire les comptes avec le coût de la libération en 1944-45, déduction faite des avantages tirés de l’influence culturelle et économique américaine sur le vieux continent ? En sommes-nous là ?

Quand Trump remet en cause les droits du Danemark sur le Groenland et ses habitants depuis 300 ans, il oubli également comment les USA ont acquis les leurs sur les territoires Nord-Américains et les indiens qui les peuplaient.

Mais tout cela n'est que de l'histoire et Trump qui n'est pas homme à écouter les sachants, ne se prive pas de la déformer, de la travestir jusqu'à l'absurde et au grotesque.

Trump ne Trump que les plus incultes de son électorat.

Il ne s'embarrasse ni de la vérité, ni des faits et des réalités. Obligé de faire "machine arrière toute" sur son projet d'annexion, sous la détermination des Européens (enfin !) et de la pression des républicains au congrès (encore une petite résistance au « grand n'importe quoi »), il annonce "avoir obtenu pour l'Amérique tout ce qu'il voulait" ... alors qu'il n'en est rien !

Le Danemark et les Groenlandais ne se sont jamais opposés aux installations militaires américaines (j'entends parler de 15 à 20 bases militaires et 15 à 20 mille soldats pendant toute la guerre froide). C'est un échange de bons procédés : en assurant leur protection militaire avancée (radars principalement), les USA assure également la sécurité des Groenlandais.

Quand Trump parle d'accord "définitif" (en fait, un simple projet d'accord entre lui et RUTTE, secrétaire de l'OTAN, non entériné ni même serait-ce que simplement vu par les ministres Groenlandais et Danois), c'est du pur bluff ! ... Juste pour ne pas perdre la face.

Les seules qualités que l'on peut reconnaitre à Trump sont l'art du spectacle populaire et de la répartie. Sa place est bien sur une scène, mais on aurait préféré que ce soit celle du théâtre des guignols, et non celle de la politique et de l'international.

Je pense qu'il ne fait rire que ses électeurs inconditionnels, pour la plupart des déçus en mal d'une illusoire revanche envers les élites et les sachants. Quand l'économie de ce pays va commencer à montrer les dégâts fait par leur idole (en la matière, ce n’est que très rarement avant 12/18 mois), ils passeront du rire aux pleurs.

Quant aux dégâts dans les relations internationales, avec évidemment d'inévitables répercussions économiques, là aussi les délais entre les décisions et les effets qu'elles produisent, ne sont jamais immédiats, voire assez longs.

Le temps que les ex-partenaires nouent d'autres alliances, planifient et réorientent leurs économies pour devenir complètement indépendants, et surtout se départisse du "roi dollar". Cette monnaie ne doit surtout plus continuer à être la monnaie de référence des échanges internationaux.

A la différence des dégâts économiques nationaux, ceux produits à l'international, surtout s'il s'agit de confiance, sont quasi-irrattrapables (plusieurs générations au minimum).

Pour ce qui concerne les Européens, je pense que la confiance envers les USA n'est pas prête à se rétablir. Et pour ne serait-ce que l'envisager, je pense que la condition sera que ce pays réforme et renforce sa constitution (elle n'a pratiquement pas évolué depuis sa création). A ce texte fondateur devront notamment être ajoutés des précisions et des barrières claires pour figer et préserver les conditions d'un 'Etat de droit", respectueux de celui de ses citoyens comme celui des nations.

Quant à notre dépendance économique et militaire aux USA, elle devra appartenir à l'histoire. En tout cas, je l'espère. 

Trump est un showman, un clown destructeur :

On avait depuis longtemps compris l'égo surdimensionné du personnage. On supportait sa démesure et sa mégalomanie. On s’inquiétait et on s'inquiète toujours de son équilibre mental.

Mais là, son hubris a atteint des sommets. De mon point de vue (et de celui de bien d'autres, y compris aux Etats Unis), ce type est vraiment tordu ! Menteur et mal intentionné !

Après ses propos agressifs et ses menaces tous azimuts, y compris envers ses alliés historiques et l'Europe,

Après ses mensonges incessants, tant à l'international qu'envers son propre électorat,

Après le lâchage de l'Ukraine et le quasi-copinage avec POUTINE,

Sa menace d'annexion du Groenland a enfin, me semble-t ‘il, définitivement convaincu les Européens et peut-être le reste du monde libre, que le gouvernement TRUMP n'était pas fiable.

… Et si le peuple Américain a été capable de porter au pouvoir un tel personnage, entouré de tels idéologues de l'extrême, alors les USA ne peuvent plus être fiables !

"La confiance, c'est comme l'âme : une fois partie, ne revient jamais !"

Nous ne sommes certainement pas encore au bout de nos surprises. Les projets Trumpistes d'interventionnisme ne vont pas s'arrêter au Vénézuéla et au Groenland. Nous aurons certainement droit à des velléités agressives un peu partout dans le monde (au moins en paroles). Sans doute Cuba prochainement et d’autres petits pays d’Amérique du Sud.

Face à péripéties et paroles véhémentes à l’égard de l’Europe, à l’égard de la France, devons toujours considérer les USA comme nos alliés ? Sous l’administration Trump, la question se pose.

En tant que 2ème nation avec la plus grande étendue ultramarine au monde, la France devrait ‘elle s’attendre à être un jour militairement agressé par son allié historique ?

 

… Et pendant ce temps, la Russie continue de bombarder massivement l’Ukraine !

Des civils souffrent, meurent, sont mutilés, perdent leur logement. Sur le front, des militaires Ukrainiens souffrent, meurent et sont mutilés pour défendre leur patrie et leurs valeurs civilisationnelles, Ukrainiennes et Européennes. Des militaires Russes souffrent, meurent et sont mutilés sans trop savoir pourquoi, si ce n’est pour de mauvaises raisons, … car à aucun moment l’Ukraine n’a attaqué la Russie et ses propres valeurs.

« La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » (Paul Valery).

 

Jack

11 janvier 2026

TrumPoutine

Trump et Poutine ont assez de points communs pour être "fusionnables".

Avez-vous déjà remarqué dans les débats télévisés, à quel point les intervenants intervertissent leur nom par erreur ?

Même s’ils ne sont pas à égalité, tant en dangerosité qu’en prédominance, Trump admirant un Poutine qui le manipule, ont peut citer ce qui objectivement les rapproche :

Mégalomanes :

TRUMP veut rendre sa « grandeur à l’Amérique ». Avec ses décisions erratiques et économiquement absurdes, il a déjà commencé à déstabiliser l’économie mondiale et ne va pas manquer de déstabiliser son propre pays avec de graves conséquences économiques tant internes qu’externes, dont la perte de confiance en leur monnaie.

POUTINE souhaiterait reconstruire « la grande Russie » des tsars. Il va la faire imploser ! … Et le peuple Russe, faute d’avoir été suffisamment uni à refuser la dictature tant qu’il le pouvait encore, en souffrira sur plusieurs générations, tellement l’économie sera exsangue et les luttes régionales de pouvoir durables.

Menteurs :

Tous deux ont l’art de travestir les faits (c’est avec eux que le concept de « réalités alternatives » a pris tout son sens) et d’inverser les responsabilités, notamment en reportant toujours la faute sur les autres (Biden pour Trump, l’OTAN pour Poutine) et en reprochant à leurs adversaires ce qu’ils font ou vont faire (les Démocrates sont des voyous et perturbateurs, les Ukrainiens des néo-nazis qui tuent des civils).

Cleptocrates :

De par leur pouvoir, ils enrichissent grassement et directement leur entourage (famille, complices). S’ils le font dans des proportions rarement atteintes dans les dictatures du XX° siècle, Trump le fait au grand jour.

Quant à Poutine, qui n’est officiellement propriétaire que d’une petite voiture et d’un petit appartement à Moscou, il a le privilège d’un usage exclusif, pour lui seul (et quelques amis), de tous les biens de luxe du pays (villas, palais, yachts, …). Son compte en banque est celui du pays. En fait, l’ex-URSS avait un service secret qui s’appelait le KGB. Cette institution devenue FSB et aux ordres de Poutine qui en est issu, a maintenant un pays qui s’appelle la Russie.  

Gouvernance aux méthodes mafieuses :

En temps normal, toute négociation est la confrontation de moyens et de pressions. Lorsque ceux-ci sont démesurés et principalement basés sur la force brute, militaire notamment, nous sommes dans le schéma de l’extorsion mafieuse. Menacer de mort une personne ou militairement un pays (ou un Etat fédéral) pour obtenir ce que l’on veut, c’est du pareil au même. C’est la fameuse réplique dans le film « le parrain » : « j’ai une offre que vous ne pouvait pas refuser ».

Jusqu’à présent Trump utilise cette méthode en paroles. Poutine est depuis longtemps déjà passé aux actes.    

Antidémocrates :

C’est sans doute l’un des signes le plus flagrants de renversement des faits : la critique faite aux Européens de brider la liberté d’expression (JD Vance dernièrement en Europe faisant « la leçon aux Européens » pour leur règles de régulation des réseaux sociaux) et de ne pas permettre à la vérité d’émerger.

… Alors que côté Américain, leur Gvt ne cesse de faire pression sur leur justice, essaye de museler la presse qui ne lui est pas favorable (pour l’instant avec par la pression financière), quand ce n’est pas en tuant quelques manifestants, tout en inondant parallèlement les réseaux sociaux de fausses informations.

… Alors que côté Russe, où la presse libre est déjà remplacée par une propagande mensongère et nauséabonde, les opposants sont assassinés, où est interdit et sévèrement puni toute simple manifestation de désaveu de la politique officielle, le soupçon étant suffisant comme dans les pires moments du Stalinisme.

La démocratie, la liberté d’expression, la pensée libre, sont effectivement ce que tout autocrate redoute le plus. Une dictature ne survit que par le mensonge et meurt par la vérité.

L’histoire n’est pas encore écrite :

Ces deux égotistes peuvent être sûrs avoir leur nom dans les livres d’histoire. Mais sans doute pas comme ils l’espèrent encore.

TRUMP, s’il en reste au niveau actuel de malfaisance essentiellement économique et politique (au sens large, national et international), sera sans doute classé parmi les pires présidents des USA.

POUTINE, qui s’est déjà rendu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Ukraine, sans même parler des emprisonnements arbitraires et de l’assassinat de tous ceux qui ont osé désapprouver ses plans (opposants politiques et oligarques), a déjà un ticket aux côtés des grands despotes de l’humanité. Quelque part entre Néron et Hitler ou Staline.

Sans qu’il soit exclu que l’humanité puisse encore avoir une histoire à écrire, tant peuvent être dangereux pour elle les délires de deux mégalomanes simultanément à la tête des deux plus grandes puissances nucléaires au monde.

Citations :

Pour Trump : « Trump est à la politique ce que l’héro est à un toxico » (JD Vance avant qu’il ne retourne complètement sa veste).

Pour Poutine : « L'ignorance et la bêtise du peuple font la force du dictateur » (Jdan Noritiov).

Pour les deux : « Ce n’est que dans le désespoir d’un peuple que naissent et sombrent les dictatures » (extrapolé de la citation de Georges Bernanos : « La force et la faiblesse des dictateurs est d'avoir fait un pacte avec le désespoir des peuples »).

 

… Et pendant ce temps, la Russie continue de bombarder massivement l’Ukraine !

Des civils souffrent, meurent, sont mutilés, perdent leur logement. Sur le front, des militaires Ukrainiens souffrent, meurent et sont mutilés pour défendre leur patrie et leurs valeurs civilisationnelles, Ukrainiennes et Européennes. Des militaires Russes souffrent, meurent et sont mutilés sans trop savoir pourquoi, si ce n’est pour de mauvaises raisons, … car à aucun moment l’Ukraine n’a attaqué la Russie et ses propres valeurs.

« La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » (Paul Valéry).


Jack

04 janvier 2026

... Et pendant ce temps

 … la Russie continue de bombarder massivement l’Ukraine !

Partout dans le pays des civils souffrent, meurent, sont mutilés, perdent leur logement.

Sur le front, des militaires Ukrainiens souffrent, meurent et sont mutilés pour défendre leur patrie et leurs valeurs civilisationnelles, Ukrainiennes et Européennes.

Des militaires Russes souffrent, meurent et sont mutilés sans trop savoir pourquoi, si ce n’est pour de mauvaises raisons, … car à aucun moment l’Ukraine n’a attaqué la Russie et ses propres valeurs.

Citation : « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » (Paul Valery).

 

Jack