On sait maintenant que la crise économique actuelle (pour rappel, aussi grave si ce n'est plus que celle des années 30) a pour origine profonde, en plus de la montée en puissance des économies émergentes (surenchère ressources planétaires), un excès d'endettement des ménages et plus largement de nos sociétés industrialisées (surendettement et surproduction s'auto-entretenant). Les excès du monde de la finance n'ont fait que précipiter l'échéance, même si ils y ont participé, ils n'en sont pas la cause principale (ils ont plus été la goutte qui a fait débordé un vase déjà bien plein).
Vu sous cet angle, c'est encore plus intéressant :
Lire à partir : "Avant de repartir vers le monde universitaire, M. Summers a estimé lundi que les inégalités étaient l'un des champs de recherche les plus importants pour les économistes aujourd'hui."
Pour faire court, trop d'inégalités sociales entrainent l'endettement et celui-ci finit par faire basculer tout le monde, y compris les plus riches, dans le trou. Bien avant d'avancer le risque de troubles sociaux ou les questions de charité, la compréhension des implacables mécanismes économiques devrait y suffire.
Politique et économie, les deux faces d'une même pièce, ... toujours posée sur la tranche. L'équilibre de l'un dépend de celui de l'autre.
Côté "Français", une parution qui tombe à pic, confirmant au moins deux choses :
- ce n'est pas parce que l'on est "patron" que l'on est "forcément" bien rémunéré
- les hauts salaires ont été les plus touchés par la crise, et ceci sans parler de la fonte d'une bonne partie de leur patrimoine (généralement placée en bourse) :
Ceci lu, ces "écarts" sont encore très loin de ceux constatés aux USA, et ne parlons pas de ceux existants entre nos salaires moyens et ceux des Bangladeshis. Le problème des inégalités à l'échelle mondiale, qui se pointe déjà, sera le déséquilibre politico-économique le plus important à régler dans les prochaines décennies (sauf à voir toute notre civilisation s'écrouler).
@+
Jack