... Respirer aussi, l'air contenant l'un des plus puissants oxydant, l'oxygène bien sûr.
En fait, il y a beaucoup plus dangereux : les « tueurs de libertés », tous les antitout qui sont à l'origine de toutes ces lois antitout.
Plutôt que de s'aménager les espaces aseptisés dont ils rêvent, ils cherchent à les imposer à tout le monde. Or vouloir « imposer » son point de vue ou sa façon de vivre, n'est ni plus ni moins que de l'extrémisme, tout aussi comparable aux prêches de quelques dictateurs ou fanatiques religieux.
MAIS il semblerait que l'on commence enfin à se réveiller, en France comme un peu partout en Europe.
A lire jusqu'au bout, car c'est la fin de l'article qui m'a paru le plus intéressant.
Extraits (pour les paresseux) :
Face à cette situation, quelques militants réagissent. Parmi eux, Marthe Lazarus, 32 ans, artiste et "activiste" de la nuit. En janvier 2007, elle a fait circuler un texte intitulé La Nuit irrespirable, qui mettait en garde contre l'interdiction de la cigarette. Refusé par toutes les rédactions sauf par le luxueux magazine Nuke, le texte se concluait ainsi : "La nuit est comme le rêve. Personne n'a le droit de le surveiller. Nous sommes peut-être de sales fumeurs, nous sommes peutêtre des hypersensibles, des marginaux, mais nous sommes beaux et indispensables à la société. Vous ne voulez plus de nous mais vous ne pourrez pas vivre sans nous. Alors si vous laissez ce crime contre la nuit impuni et répété, ne vous étonnez pas de voir ce que vous aimez du monde disparaître définitivement."
Pour beaucoup de défenseurs de la cigarette, la même loi ne peut régir le jour et la nuit. On pense à Amsterdam qui s'est dotée d'un "maire de nuit" chargé de dialoguer avec les acteurs de la nuit. Charitini Karakostaki, jeune sociologue grecque, doctorante à l'EHESS. "Dans l'affaire de la cigarette, le jour régit la nuit : cela m'apparaît comme un non-sens. Il faut parvenir à considérer la nuit comme un moment différent du jour.
Passée par Berlin avant de s'installer à Paris, Charitini Karakostaki évoque aussi la relative docilité des Français lors de l'arrivée de la loi antitabac. "Même avant l'arrivée de la loi, le manque de réaction m'a frappée. Quand l'Allemagne a décidé d'interdire la cigarette dans les lieux publics, il y a eu de nombreuses protestations. En France, personne n'a tenté d'inverser la marche, on a accepté, tout simplement. J'y vois la trace d'une certaine culture constitutionnelle. Les Français ont du mal à revenir sur une loi : une fois votée, elle s'impose. En Allemagne, on réexamine sans cesse les lois."
... On devrait aussi réfléchir à l'application de la loi. Les Berlinois sont arrivés à faire reculer l'interdiction dans les lieux de petite taille. C'est que le maire se porte garant de sa vie nocturne et qu'il a lui-même assoupli les règles de sa ville. En France, et notamment à Paris, les hommes et les femmes qui nous dirigent restent de fermes partisans de ces lois jacobines qui ne font pas de détail."
A Marseille :
... Enfin quelques voix s'élèvent pour rendre l'air social un peu plus respirable, enfin la nuit va peut-être retrouver ses incomparables attraits, enfin les « tellement sages de corps et d'esprit » qu'ils en deviennent insipides, vont peut-être laisser les autres respirer ce qu'ils veulent et quand ils le souhaitent.
Et alors ? Laissez-moi au moins "l'ultime" droit d'en décider !
« Ha ben non, car tu vas coûter" en sécu ! » ... Oui mais, je ferais faire des économies bien plus importantes aux caisses de retraite !
Mais au fait ! C'est bien à cause des interdictions qu'il y a des désobéissances, non ?
@+
Jack
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.