Les gouvernements arabo-musulmans seraient-ils l'héritage du colonialisme européen ? L'Afrique et le proche orient seraient-ils encore sous l'emprise de lobbies économiques et financiers occidentaux qui maintiendraient leurs marionnettes au pouvoir pour mieux piller leurs ressources ?
C'est évident ! … Et pire encore. Il est probable qu'en sous-mains et toujours pour des raisons économiques, nos États occidentaux exacerberaient toutes formes de fanatismes idéologiques pour mieux manipuler les dirigeants et les peuples dont ils exploitent les richesses naturelles.
Le simple citoyen que nous sommes doit-il se taire et laisser faire au prétexte que ces mécanismes lui échappent, mais encore et surtout, parce qu’il n’en est pas la victime immédiate mais au contraire le bénéficiaire final ?
Voilà bien la racine du mal : les déséquilibres et les injustices dans le partage des richesses de notre planète. De là naissent la colère et l’incompréhension, qui habilement exploitées, mènent aux guerres.
Alors que faire à notre niveau ? Chercher à comprendre puis dénoncer dés que nous le pouvons, ce qui ne nous parait pas moralement acceptable, non pas simplement au nom de la morale et de la justice, mais plus largement pour inciter nos gouvernants à prendre des décisions qui aillent dans le bon sens, pour le bien de tous, et non pour servir les intérêts court-termistes de quelques ’uns.
Dans des nations démocratiques, où le peuple a la possibilité de choisir ses dirigeants, l'opinion est entendue et respectée, même si elle est un peu manipulée. Nombre de gouvernements sont tombés en raison de leurs excès ou de leur absence d'intervention sur les pratiques que l'opinion publique dénonçait.
L'exploitation des richesses et la manipulation des dirigeants de pays pauvres (en structures sociales et démocratiques, plus qu'en richesses de sol) est le fait de tous les pays qui le peuvent financièrement et techniquement (la Chine ne se gène pas). Il faut le dénoncer même si il sera toujours très compliqué de l'empêcher (voire de le prouver).
Que pouvons-nous y faire, à notre niveau de simple citoyen si ce n’est en votant, en parlant, en manifestant ou en communiquant sous toutes formes et à tous niveaux possibles pour que le plus grand nombre ait, si ce n’est la meilleure information (on fait avec ce que l’on a), tout au moins la meilleure analyse critique de celle qui nous parvient ?
Voilà pour les sources, les origines du mal. Qu’en est-il de son développement actuel ?
Le fondamentalisme religieux qui n’est qu’un instrument de pouvoir, de manipulation des peuples, comme il l’a toujours été, en Europe comme ailleurs, depuis que la civilisation existe, atteignant son paroxysme de l’absurdité intellectuelle pendant l’inquisition avec le catholicisme et aujourd’hui avec l’islam. Il puise ses sources dans la pauvreté matérielle et morale de populations exploitées, avec l’apparence de la seule réponse à l'iniquité du monde des humains. Or l’extrémisme, comme la haine, s’auto-entretiennent, avec un risque de racisme et de montée de l'anti-islamisme.
Les solutions ? Combattre la misère, les dogmes dont sont tissées les religions, la corruption. Tout cela ne peut se faire que collectivement, avec patience et opiniâtreté sur le long terme. Mais encore faut-il « commencer » à le faire !
Nos outils : la pression populaire dans les pays démocratiques pour que leurs gouvernements imposent des règles éthiques aux grands lobbies économiques de la planète, incitant à la démocratisation des pays qu'ils exploitent. Pour qu’ils mettent en place des mécanismes permettant l’accès gratuit, facilité, subventionné, à la connaissance pour tous. Pour que des règles internationales soient clairement édictées et surtout appliquées en vue de reconnaître à chaque enfant, dés sa naissance et où qu’il soit, un droit intangible à l’enseignement et au bien sûr, l’un n’allant pas sans l’autre, le droit au minimum vital (aucune tête ne peut se remplir si le ventre est vide).
Pour l'instant et dans l'urgence, c'est la dénonciation de toutes formes d'extrémisme.
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“Les hommes ne font jamais le mal si complètement et joyeusement que lorsqu'ils le font par conviction religieuse.” Citation Blaise Pascal.