Exemple celle-ci :
http://www.fortuneo.fr/fr/actualites/-/397410/cgg-veritas-d-eacute-tails-sur-les-r-eacute-mun-eacute-rations-des-dirigeants-.jsp
CGG VERITAS (ex GEOPHYSIQUE) est une entreprise de "bonne" taille (compartiment A), mais reste encore loin des plus importantes (en France du moins) et n'est pas cotée au CAC40 (40 plus importantes entreprises Françaises de par leur capitalisation boursière).
Comme tout le monde s'en doute, la rémunération d'un dirigeant est généralement proportionnelle à la taille de "son" entreprise (CA ou autre paramètre lié), beaucoup moins souvent à ses résultats et encore moins à son endettement. Cet exemple de rémunération n'est donc pas exceptionnel, loin s'en faut, la moyenne annuelle dépassant très largement 2 à 5 millions d'euros par an pour un dirigeant d'une entreprise du CAC, qu'elle "gagne" ou "perde" (dernier exp : Patricia RUSSO, pdg d'Alcatel, rémunérée 1.8 M€/an + prime de départ et quelques millions d'euros de stock-options, alors que depuis son plus haut et pendant son mandat, le titre de la société a dévissé de plus de 98% !) .
Pour Mr BRUNCK, pdg de CGG VERITAS, nous disions donc 526.840 € fixe + 687.230 € variable, soit un salaire annuel (donnant bien sûr droit aux ASSEDIC à proportion si il est licencié ou si l'entreprise coule) d'un million deux cent mille euros (100.000 €/mois). Si on le vire, il percevra une indemnité supplémentaire de 200% de cette rémunération. A ce salaire, s'ajoute 200.000 actions gratuites ("stocks-options") d'une valeur actuelle d'environ 10 € (le titre, dans ses plus bas historiques oscille entre 8 et 10), soit 2 millions d'euros.
http://www.zonebourse.com/CGG-VERITAS-4653/actualite/-13147859/
Sachant que l'action a déjà atteint plus de 45 €, on peut estimer sa valeur à environ 30 €. dans 5 ans quand il pourra en décider la vente. Valeur : 6 millions d'euros.
Pour les dirigeants de plus grandes entreprises européennes vous pouvez multiplier ces rémunérations et avantages par 5 et 10 pour celles des USA.
Le PDG de 3M a été rémunéré 12,9 millions de dollars en 2008
J'avais noté un lien sur "la forte baisse de salaire des dirigeants d'UBS" (banque Suisse en difficulté). Rien que les montants "restants" à ces dirigeants maladroits donnaient une idée de l'échelle dans laquelle il faut se situer quand on parle de rémunérations à ces niveaux. Ce lien a disparu ... bien sûr ! Après le scandale des primes contractuelles pour les traders d'AIG (banque-assurance sauvée de la faillite par le contribuable américain à coups de milliards), on se fait de plus en plus discret sur les "hautes" rémunérations. Dans une émission télévisée vue dernièrement, un économiste estimait qu'il était normal qu'un patron gagne 10 à 20 fois ce que gagne son employé, mais moins acceptable que ce soit plus. Les convives de l'émission, toutes tendances confondues, partageaient cet avis (tout comme moi, cela dit en passant). La réalité est bien supérieure, et carrément astronomique quand on fait une comparaison de la "distribution des richesses" à l'échelle mondiale. Pour rappel, la poignée d'hommes les plus riches du monde gagnent en moyenne (à la louche) prés de 50 Millions de fois ce que gagnent les plus pauvres (pour eux, le smic est déjà un très très haut salaire). Un homme peut-il valoir, par son travail, son intelligence et ses autres qualités, plusieurs millions de fois un autre ? Si oui, je n'ai certainement pas tout compris. Si non, c'est bien que contrairement à ce que nous ont appris nos parents et maîtres d'école quand nous étions petits, personne n'est rémunéré en fonction de son travail et de sa valeur, mais bien en fonction d'autres paramètres beaucoup moins volontaires (opportunités, chances, naissance, ...). Cela dit (je me répète), je ne suis pas jaloux et loin d'en vouloir à ces messieurs (j'en ferais et en profiterais tout autant), mais ne fait que montrer du doigt un système qui le permet. C'est aussi ma façon d'exprimer mon exaspération sur les "petites jalousies franchouillardes moyennes" qui se manifestent "entre voisins" (employés et cadres) pour des différences de rémunération qui n'ont rien à voir avec les proportions que je cite. Rien de nouveau sous le soleil : quand les "petits" se battent pour quelques miettes, les "grands" se régalent. Méfions-nous des moralistes, des hypocrites et des imbéciles ("le travail c'est la santé", "nous n'avons que ce que nous méritons", "la valeur se juge à ce que l'on gagne"). Non non, je ne suis pas trotskiste, ni même de "gauche" (ou de "droite" d'ailleurs, cela n'ayant pas vraiment de sens pour moi). |