17 août 2019

Économie et politique : histoire de cycles

Une explication simple des cycles politico-économiques par François LENGLET :

"Si on ne s'occupe pas des peurs des français, cela risque de mal finir !", selon le journaliste François Lenglet

Question de mondialisation (mise en concurrence des savoirs, des produits … mais aussi des salaires) et de cycles (l'économie n'est que "cycles") ! Dans le fond, sous des formes et des aspects différents, l'histoire ne fait que se répéter depuis que la civilisation existe.

Les phases de libéralisme et d'interventionnisme se succèdent dès que l'une d'elle atteint son paroxysme, son seuil d'acceptabilité par le plus grand nombre de citoyens (dans les démocraties en tout cas).

Outre que ces "moments de bascule" sont économiquement et politiquement délicats à gérer, les populistes profitent du mécontentement populaire pour se faire une place sur la scène en surfant sur les peurs (de ce qui est, de ce qui pourrait être). Qu'importe que leur programme soit viable ou non, quand bien même ils en aient un, du moment que leur discours va dans le sens de leur auditoire angoissé (confirmer et attiser les craintes, puis promettre des solutions, rien de plus facile).

Mais tout étant absolument et irrémédiablement lié, on ne peut expliquer et solutionner un problème particulier sans s'occuper du reste.

C'est malheureusement ce que font les populistes pour capter des voix : présenter des solutions simples à des problèmes complexes. Et dans les phases de changement de cycle, c'est là le plus grand danger qu'une démocratie court.

La variante la plus importante dans ces mécanismes répétitifs est leur ampleur (tant économique que politique, les deux faces d'une même pièce). Plus il y a de monde, plus le risque est grand. Et donc, à chaque fois et plus on avance dans le temps, plus la civilisation “risque sa vie".

Je pense qu'au retournement qui arrive et qui a sans doute commencé à se produire, notre civilisation survivra (sauf guerre thermonucléaire ou pandémie de type Ébola), mais pas forcément nos démocraties qui, fragiles par essence, sont en réel et imminent péril (en France comme ailleurs). Peut-être vivons-nous ses dernières décennies. Démocratie et dictatures sont aussi une histoire de cycles, longs certes, mais cycles quand même.

Une autre constante s'applique en économie comme en politique (et sans doute en tous domaines) : tout excès porte en lui les germes de l'excès inverse. Elle explique aussi, en partie seulement, les phénomènes de cycles.

Mais comme le journaliste économiste, restons optimistes.


Jack

Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.