Entre une Chine répressive et Occident liberticide, un article intéressant :
Péril réel et pouvoir virtuel (La Tribune - 11/11/2019)
Extrait (conclusion) :
Bien loin de la promesse originelle d'Internet qui était de permettre l'expression de la liberté et de la différence, les réseaux sociaux sont devenus une formidable machine de consensualisme des esprits et de formatage des corps. Et c'est là que subsiste le paradoxe de notre époque : pour être libres et pouvoir bénéficier des effets positifs de la toile, il y a urgence que nos comportements soient encadrés.
Ce qui est sûr, c'est qu'il ne peut y avoir de liberté sans règles, autrement dit, la liberté sans restriction est privative de liberté.
S’il est évident que "la liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres", faut-il maintenant penser à instaurer des règles pour "protéger" notre "libre arbitre" ?
Depuis que la civilisation existe, nous “pensons sous influence" (du groupe, familial, national, politique, culturel, religieux, …), mais nous ne pouvons nier la formidable emprise des réseaux sociaux sur la libre pensée et le risque des ravages intellectuels, voire psychiatriques, qu'ils peuvent causer (… et pas que sur les ados).
Alors devons-nous, comme la Chine, légiférer sur le droit et la manière de les utiliser ?
Entre une société "formatée" où plus personne ne pense vraiment et le libre accès à l'information, quel qu'en soit sa forme ou son contenu, il va peut-être falloir trouver le juste milieu avant que les choses ne dégénèrent, ce qui pourrait revenir à faire le choix entre les "bons" et les "mauvais" vecteurs d'information. Et dés que l'on fait cela, on limite l'information … et donc la liberté de penser.