26 novembre 2012

mariage gay : France moyenâgeuse

Cela ne se passe pas en dehors de nos frontières et démontre une fois de plus, que l'intégrisme n'est pas une spécificité religieuse musulmane.

Pour les catholiques aussi, la religion c'est tolérance, amour et bon esprit :
http://www.france24.com/fr/20121118-manifestation-contre-mariage-gay-militantes-feministes-femen-agression-civitas-catholiques-integristes
Regardez bien :
- les premières images : coup de pied et coup de poing ... dans le dos en plus ! 
- et un peu plus loin, quand une manifestante se rebiffe ... le mâle recule !
 
D'autres images :
https://www.youtube.com/watch?v=sU6ZJTJAMF0

Tabassage d'une journaliste (dernière vidéo) :
http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/manifestation-contre-le-mariage-homosexuel-caroline-ia0b0n836283

Extraits TV5MONDE France-Belgique-Suisse :

https://www.youtube.com/watch?v=WeeQpifidXY

 
Ben ouais ! Le mariage des homos c'est contre-nature et dangereux. A les écouter, l'homosexualité serait encouragée au détriment de l'hétérosexualité, ce qui mettrait la famille "procréatrice" en danger. Même à plus de six milliards d'être humains, nous risquerions alors l'extinction.
Ben voyons ! Si comme moi la majorité n'est pas homo, c'est sans doute parce que c'est interdit ou mal noté par le bon dieu !
 
Un bon exemple de la profondeur de pensée antiévolutionniste :
http://www.spi0n.com/discours-choquant-a-la-manif-contre-le-mariage-gay/
Caricatural, il est vrai, mais ce que cette brave dame dit devant la caméra, est ce que beaucoup d'autres "braves personnes" pensent en silence dans leurs chaumières. On peut s'inquiéter que ce type de raisonnement puisse encore avoir cours de nos jours.


C'est bien cela le côté malsain de toute religion : nous dire ce qui est bien ou mal, autoriser ou proscrire selon ses décrets, "penser à notre place" (très pratique pour n'importe quel pouvoir). Sans la religion et ses interdits, nous ferions n'importe quoi, même ce que nous n'avons pas envie de faire, ce pourquoi nous n'avons aucun penchant ni prédisposition. En fait, quand les religieux parlent d'ordre naturel, ce n'est que pour mieux cacher leurs ordres dogmatiques.

Mariage homo aujourd'hui, bébés éprouvette demain. Nous serions donc tous homosexuels par nature et c'est grâce aux règles de bonne conduite des "bien pensants" inspirés de dieu, que notre espèce perdure, s'épanouit dans la paix sociale et la sérénité familiale. Voilà l'argumentaire principal que j'ai retenu des opposants.

Au fond, pour un bon catho il y aura plus de pédés à cause des lois "permissives" de la république. Le vrai danger étant que nous le devenions tous. Voilà bien le type de déviance que peut redouter un curé !
 
L'homosexualité existe dans la nature de façon marginale. Il est donc tout aussi naturel qu'elle existe aussi dans l'humanité, dans les mêmes proportions et c'est bien ce qui est constaté depuis l'aube de la civilisation. Dans aucun règne animal l'exception d'homosexualité n'a été la cause de désordres ou d'extinctions. Les lois humaines peuvent la cacher mais pas l'empêcher. Alors si la vivre au grand jour peut rendre plus heureux certaines personnes, y compris les enfants qu'elles pourraient être amenées à élever, c'est tant mieux. Grand bien leur fasse et je ne vois pas en quoi le bonheur d’autrui peut nous être néfaste. Bien au contraire, il me semble.

 

@+
Jack  

05 novembre 2012

Douleur animale : sans doute au delà de ce vous pouviez imaginer

Des études démontreraient que la douleur animale ne s'arrête pas aux mammifères ou aux seuls vertébrés. Ce n’est pas une évidence pour tout le monde. Chaque animal humain devrait s’intéresser à ce que la science découvre en ce domaine, avant de faire souffrir un autre animal, quelque soit sa forme ou son règne, le pire étant de le faire sans le savoir car il n’y a alors que peu d’espoir que cela s’arrête. Comme le disait Baudelaire, “On n'est jamais excusable d'être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu'on l'est, et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise”.

Les animaux: êtres sensibles, sujets de droit
LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 25.10.2012 à 14h34 • Mis à jour le 31.10.2012 à 09h51
Par Catherine Vincent

Extraits :

"On distingue ainsi successivement la nociception (la capacité de réagir de façon réflexe à des agents extérieurs qui menacent l'intégrité de l'organisme), la douleur (lorsque à la nociception s'ajoute une émotion, un ressenti) et enfin la souffrance, lorsque à cette douleur s'ajoute la capacité d'en être conscient."

"… Ou encore les crevettes : quand on dépose sur leurs antennes un produit irritant, elles les frottent de façon prolongée, et cessent si on leur administre un anesthésique local. Sans parler des céphalopodes (pieuvres, calmars, seiches), qui se sont vu attribuer une mention spéciale : bien que seuls des réflexes nociceptifs aient pu être mis en évidence chez ces animaux, leurs capacités cognitives et mnésiques sont si élaborées qu'on les considère aujourd'hui comme des êtres sensibles. Au point qu'ils figurent, aux côtés des mammifères et des oiseaux, dans les principaux textes européens de protection de l'animal. Car ce que la science démontre, le droit l'entérine... Du moins en principe."

Vous regarderez maintenant les pêcheurs d’un autre œil ! Sans doute avec moins de romantisme … et ne tolèreraient plus que l’on frappe un pauvre poulpe contre la jetée.

Reste à ce que les dispositifs contraignants accélèrent le pas, car si le droit entérine ce que la science démontre, il tarde toujours trop à le faire (il "claudique" comme dit l'article), encore et toujours pour des raisons économiques, on s'en doute. Il est vrai que le problème vu dans son ensemble, n'est pas simple à résoudre.

Mais avant que notre société choisisse de modifier diamétralement son mode alimentaire (dans un ou deux siècle sans doute), je pense que nous pourrions au moins sacrifier un peu de rentabilité (et donc accepter de payer un peu plus cher) en faisant en sorte que les animaux d'élevage que nous tuons ne souffrent plus. Cela ne me semble ni techniquement, ni juridiquement insurmontable.

Pour y arriver, c'est à nous de faire pression, chacun à notre niveau et dés que nous en avons l'occasion (vote, façon de consommer, sondages et communication). C'est d'ailleurs ainsi, comme le rappelle l'article, que les choses ont évolué.

Les pouvoirs publics ne sont pas indifférents :
"Au sortir d'une expertise sur la souffrance des animaux d'élevage, réalisée en 2009 à la demande du ministère français de l'agriculture, l'INRA concluait ainsi que la douleur animale ne pouvait plus être évaluée "seulement en fonction d'impératifs économiques ou sanitaires". "La question de la douleur est désormais posée dans la société, par les consommateurs et les citoyens", observaient les experts. La problématique, ajoutaient-ils, s'est même élargie à la notion de bien-être, laquelle intègre la douleur dans un cadre plus large, "sur le modèle de la définition de la santé humaine", avec ses composantes psychologiques et sociales. D'où l'évolution du droit en faveur de la protection des animaux, fondée sur leurs capacités à ressentir de la douleur ou à éprouver des émotions."

Bonne lecture.

Je conclus sur une petite phrase de Mahatma Gandhi : "La grandeur d'une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés de la manière dont elle traite les animaux".

Et je rajouterais volontiers, "... certainement pas au travers de sa ferveur religieuse" ! … Si vous voyez ce que je sous-entends.


@+
Jack  

02 novembre 2012

Les catastrophes sont-elles économiquement viables ?

En fin de compte, l'économie c'est quoi ? … Un déplacement continuel d'argent d'une poche à une autre, et ponctuellement, par paliers, un accroissement de richesses au rythme des "bonds technologiques".
Si ce déplacement ralentit, l'économie ralentit de même. Quant aux avancées technologiques créatrices de richesses, elles sont plus difficiles (voire impossibles) à réaliser dans une économie atone.
Très schématiquement, l'argent va de l'épargne (les investisseurs) aux entreprises, puis des entreprises à ses acteurs (sous-traitance et investissements, impôts, salaires, intérêts aux actionnaires et prêteurs), puis retourne à parts inégales, en partie vers les entreprises (pas forcément les mêmes, ni dans les mêmes États) avec la consommation des ménages et les dépenses d'État, et en partie vers l'épargne au travers de différents agents (placements, banques, fonds, assurances, ...). La boucle est bouclée.

Mais tel un goulet d'étranglement, cette épargne ne se constitue ni ne se redistribue pas de façon homogène, continue et régulière dans l'économie. De plus elle "voyage" d'une économie à une autre, d'un pays à un autre et subit des variations de change (monnaies). Quant aux nations, elles peinent à contrôler ces flux. Ainsi et c'est en fait tout le problème, l'épargne constituée par l'économie d'un pays, peut lui échapper et être utilisée par une autre (investie dans une autre économie).

Alors dans ce contexte, les guerres ou les catastrophes stimulent-elles l'économie ?
 
Cercle Finance le 01/11/2012
http://www.boursorama.com/actualites/paris-bonne-entame-de-novembre-3-bonnes-stats-us-en-soutien-76b98e7c65e386f0cc24c29dae668d93
"Avec les 50Mds$ de dégâts estimés après le passage du cyclone Sandy (le coût en est révisé à la hausse tous les jours), des économistes tablent sur un bon coup de pouce à la croissance des Etats Unis du fait des travaux de réparation et de reconstruction qui vont être engagés."

Ce même jour, le CAC40 grimpait de 1.35% (une excellente performance par les temps qui courent) et le Nasdaq (USA, pays d'accueil de Sandy) ... de 1.44% !
Tout serait-il dit ?

Si les catastrophes (naturelles ou humaines) sont dans un premier temps et à l'évidence destructrices de richesses, elles provoquent aussi un important déplacement de celles-ci, qui à lui seul, peut "stimuler" l'économie.

L'évènement imprévu va forcer l'épargne à se dénouer, et ce prioritairement dans le pays où l'évènement a eu lieu. Cet afflux de capitaux essentiellement consacré à la reconstruction, stimulera l'économie et celle-ci pourra à son tour stimuler la créativité, génératrice de richesses.

Connaissez-vous ou vous rappelez-vous de "la théorie de la vitre cassée" (j'avais fait un billet à ce sujet en Avril 2011, suite à un débat sur les effets positifs ou négatifs de la catastrophe de Fukushima au Japon) ?
Cette théorie censée faire taire ceux qui disent qu'une catastrophe est bonne pour l'économie, évoque un évènement imprévu (la vitre cassée) qui va détourner une dépense initialement prévue pour autre chose. Au lieu de s'acheter des souliers et faire ainsi travailler le cordonnier, le consommateur va devoir remplacer la vitre et faire travailler le vitrier à la place. Il n'y là aucune création de richesse mais seulement un déplacement. Pour un État, une catastrophe va consommer des budgets qui étaient initialement prévus pour autre chose (redistribution sociale ou grands travaux par exemple). Jusque là, on ne voit effectivement pas en quoi l'économie est stimulée. On a simplement remplacé une dépense par une autre.

La parabole “de la vitre cassée", qui parait-il servirait encore d'illustration dans les écoles de commerce et que certains économistes se plaisent à rappeler, est néanmoins trop simpliste. Il est vrai qu'elle date quand même du XIX° siècle. A cette époque les mécanismes économiques étaient plus simples et l'ingénierie de l'assurance encore à ses balbutiements. Si on replace l'évènement de la vitre cassée de nos jours, le consommateur s'achètera quand même ses souliers et puisera dans ses économies pour remplacer la vitre ou actionnera son assurance habitation. Les dégâts d'une catastrophe seront payés, non pas uniquement par l'État, mais en grande partie par les assurances, qui ne sont autre que des "réserves financières" (économies du consommateur ramenées à l'échelle d'une nation). Cette "réserve" accumulée par les assurances, n'est autre qu'une épargne plus ou moins forcée (primes d'assurances plus ou moins obligatoires).

Aucune création de richesse d'accord, du moins à court terme, mais qu'en est-il de la "stimulation économique" en raison de ce déplacement d'argent, de l'épargne vers l'économie ? Et cette stimulation, si elle a lieu, ne pourra-t-elle pas au final, créer un peu de richesse supplémentaire ?

En fait, un évènement imprévu "oblige" à puiser dans l'épargne et "la canalise" en désignant son affectation immédiat. Aucune hésitation, pas de discussion, pas de controverse, il faut le faire et c'est urgent ! En période calme, sans cette urgence, l'épargne serait restée inutilisée ou pire, aurait pu être mal utilisée. Un évènement météorologique par exemple, obligera les décideurs locaux ou nationaux à débloquer des fonds (ou obligera les assureurs de le faire) pour réparer, reconstruire. Certes des usines auront été touchées et des emplois provisoirement perdus, mais d'autres seront immédiatement créés et des pans entiers de l'économie profiteront de la manne financière. La reconstruction sera une manière de refaire plus neuf et mieux, et sera donc source créatrice de richesses supplémentaires.

Un individu ou un État qui a des réserves financières (ne serait-ce qu'au travers son système d'assurances obligatoires ou fortement suggérées), qui sera de surcroit assez solvable ou "prometteur d'avenir" pour emprunter, une catastrophe pourra effectivement stimuler son économie. Pour un individu ou un État déjà sur la corde raide, pas ou mal assuré, l'imprévu ne fera que l'enfoncer encore un peu plus. Entre les répercutions d'une catastrophe en Haïti et aux USA, il n'y a pas photo. On pourrait juxtaposer les lois économiques à celle du vivant : si l'arbre ou l'animal était robuste, il pourra résister à l'agression et ne s'en sortira que plus robuste. Malheur aux faibles, l'économie comme le nature, ne connaissent pas la compassion.

Mais tout raisonnement correct s'avère généralement faux quand on le pousse à l'extrême. Si un évènement imprévu, voire catastrophique, peut doper l'économie, ce n'est pas systématique, ni gagné d'avance. Cela dépend bien évidemment de l'importance des évènements, de leur fréquence, de la solidité du pays qui les subit et surtout de la qualité des plans de refinancement et de la mise en œuvre de la reconstruction. Au-delà d'un certain seuil, l'économie peut être anéantie et le pays s'enfoncer dans la spirale de l'endettement.

Aucune catastrophe n'est donc à souhaiter pour relever une économie. Cela n'empêche pas que l'on puisse se poser la question de ses effets, une fois celle-ci arrivée. Même pour les USA, un coût estimé de cinquante milliards de dollars pour Sandy, ce n'est pas rien.
Mais à titre de comparaison, l'ouragan Katrina a coûté plus de cent milliards de $. Le bénéfice annuel des grandes entreprises Américaines se chiffre aussi en dizaines de milliards ($ 39.5 Mds en 2006 pour Exxon Mobil, un record certes) et le coût direct de la guerre en Irak (hors coûts indirects ou retombées économiques trop difficiles à chiffrer) avoisinait quand même les 100 Mds de dollars par an (des chercheurs ont avancé un coût total actualisé de 2.267 Milliards engagé depuis 2003, ce qui fait une moyenne de $ 200 Mds/an - un sénateur a estimé le coût moyen de cette guerre à 246 Millions par jour, soit $ 90 Mds par an).

Les américains attribuent surtout les causes de leur déficit public (abyssal) aux déviances du système bancaire, mais oublient un peu trop facilement le coût des deux guerres qu'ils ont mené en Afghanistan et en Irak. En ce sens, le discours des républicains est parfaitement hypocrite ou dénué de sens. D'un côté ils veulent une réduction immédiat de ce déficit (sans hausse d'impôts, mais en coupant dans le social), et de l'autre une augmentation du budget militaire (voire même avec maintient de la présence en Afghanistan et en Irak).

Toujours est-il que dans ce déficit budgétaire Américain, la guerre d'Irak qui était une dépense décidée, pèsera certainement beaucoup plus que les dépenses imposées pour réparer les dégâts des deux dernières grandes catastrophes climatiques. D'accord, l’un et l’autre s'additionnent, mais l'hémorragie budgétaire des dépenses militaires en Irak est maintenant stoppée (pour 98%) ce qui devrait laisser de la marge.
Précision : la dette n'est pas autre chose que de l'épargne ... future (au lieu de mettre régulièrement de l'argent de côté en prévision de le dépenser plus tard, on le dépense tout de suite en s'engageant de le rembourser régulièrement). Voilà pour l'illustration d'une épargne plus ou moins bien utilisée, de façon plus ou moins volontaire.

Beaucoup d’économistes répugnent à admettre qu'une catastrophe puisse doper l'économie en raison des malheurs humains qu'elle soulève. La remarque pourrait paraître choquante et risquerait surtout d'être mal interprétée, mais "constater" n'est pas "souhaiter".
Poussons le cynisme encore un peu plus loin (pour rappel, le cynisme est l'art de dire des vérités déplaisantes).
Tout comme on peut s'interroger sur l'impact économique des catastrophes, on pourrait aussi s'interroger au sujet des retombées économiques éventuelles des guerres, comme les actions militaires menées par les USA dans le monde (ventes d'armes et toute l’industrie qui tourne autour, pressions et implantations économiques).
Et pourquoi pas, tant qu'on y est, une bonne vielle guerre mondiale pour enfin sortir de cette crise qui semble s'éternise, voire même s'aggraver ? « Vingt dioux, rien d’telle qu’une bonne guerre pour relancer l’économie ! », comme disent certains adeptes d'aprioris stupides à la vie dure.

Dans un premier temps, une guerre ne relance que l'industrie de l'armement. A la sortie, elle abouti à la ruine du perdant avec éventuellement une relance économique du gagnant. Un endettement long terme pour les deux belligérants, c'est sûr. Avec les vies, des biens durables sont perdus. Les ressources alimentaires sont également à reconstituer. A la fin de la dernière guerre (prés de 50 millions de morts, ce qui laisse imaginer le nombre d'handicapés et de familles détruites), ce fut plusieurs millions de personnes sur les routes, autant d'individus déracinés, des souffrances humaines pendant plus de dix ans. Il fallut pratiquement le double pour que l'économie se relève en Europe.
A l'inverse, l'économie des pays non directement touchés (matériellement s’entend) comme les USA, de surcroit contributeurs à la reconstruction de ceux qui l’ont étés, fut rapidement et fortement stimulée. Mais l'histoire a prouvé qu'au fur et à mesure de l'avancée des civilisations, les guerres sont toujours plus destructrices. Il n'est donc pas certain qu'une prochaine guerre mondiale puisse enrichir qui que ce soit. Comme le disait Einstein "je ne sais pas à coup de quoi sera faite la 3ème guerre mondiale, mais ce qui semble sûr, c'est que la 4ème se fera à coup de pierres et de bâtons".

Seule certitude : un évènement imprévu majeur modifie toujours l'économie et la technologie. En bien ou en mal, faut voir !
La dernière guerre mondiale a été à l'origine d'un "saut technologique" important et indéniable, alors que la suivante pourrait bien nous ramener au moyen âge (ce qui est aussi une modification économique et technologique).

Les paris sont ouverts sur les retombées probables, non plus radioactives mais économiques, suite à l'écrasement sur la planète d'une comète de type Chicxulub (*) au Mexique (mais oui rappelez-vous, celle qui a causé la disparition des dinosaures).
 
@+
Jack 
(*)  Chicxulub (en Maya) : la queue du diable.

01 novembre 2012

Quand des chercheurs n'ont rien à chercher

Une étude qui expliquerait enfin pourquoi depuis l'aube de l'humanité, les minorités arrivent à se gaver toujours aussi copieusement et facilement sur le dos des majorités (quand on est honnête, il est naturel de partir du principe que les autres le sont).
 
C'est prouvé: l'homme est intrinsèquement honnête !
La Tribune - Romaric Godin - 31/10/2012
"Une étude allemande montre que les individus ne mentent pas naturellement, même avec un gain financier à la clé et avec un risque très faible. Un résultat surprenant et important pour la modélisation économique."
 
Voilà bien une recherche aussi inutile que peu pertinente (un échantillon non représentatif, une mesure non significative et un résultat "statistique").
Pour chûr qu'avec châ, notre économie va être fichtrement bien "modélisée" !

@+   
Jack 

25 octobre 2012

Médecine et alternatives ...

Pourquoi les médecines alternatives auraient-elles tant de succès ? Quelles raisons pourraient nous amener à douter de notre médecine traditionnelle, si scientifiquement éprouvée et officiellement approuvée ?
Personnellement je pense que ce n'est pas un phénomène nouveau. Quand nos médecins "accrédités" au summum de la science du royaume de Louis XIV pratiquaient la saignée pour soigner indifféremment la grippe ou l'arthrite, il y avait bien des braves gens qui, constatant que la méthode restait sans effet, allaient voir la sorcière locale pour qu'elle leur prescrive une potion à base d'extrait de couilles de chat cuite à la bave de crapaud.

Entre les hypocrisies de la médecine officielle et les espérances sur les médecines alternatives, petit tour sur le sujet :
La médecine et ses « alternatives » par Richard Monvoisin

http://cortecs.org/outillage/670-la-medecine-et-ses-qalternativesq-quelques-outils-dautodefense-pour-militant-es
 
A mon sens, l'auteur a au moins raison sur un point : l'effet placébo, ... quelque soit le type de "médecine". Quand on y croit très fort, il peut y avoir des résultats très positifs ... au bilan des industries pharmaceutiques ou sur le compte en banque des charlatans, c'est certain. Pour les "patients", faut voir. Quant aux incrédules comme moi, ils se préparent une vieillesse pénible, car ils ne pourront même pas avoir recours à leur imagination pour se soigner.

Quelques remarques sur l'article :

Il commence un peu mal en affirmant qu'il n'y a "pas d'exercice illégal de la loi". C'est faux ! ... Tout comme la médecine, l'exercice du droit est hautement légiféré, surveillé ... et jalousement protégé par leurs ordres respectifs (des avocats, des huissiers, des notaires). Remarquez au passage que les juristes sont plus malins (en fait, mieux placés) que les médecins : ils ont plusieurs "ordres" pour compartimenter et protéger leurs "activités non commerciales". Ne traitez jamais un juriste de commerçant, car ce n'en est pas un ! De la catégorie des professions libérales règlementées (comme les toubibs), c'est un auxiliaire de justice au dessus de tous soupçons, dont l'objectif n'est absolument pas de s'enrichir (quelle avilissement), mais de garantir vos libertés, vos intérêts, la bonne application du droit et la pérennité de notre état de droit, tout comme le médecin n'aspire qu'à vous guérir et faire avancer la science, pour le bien de l'humanité.

Malgré ses dérives et ses hypocrisies, il faut quand même reconnaître que l'exercice de la médecine (comme du droit) doit être règlementé et contrôlé, les charlatans "pseudo-médecins" poursuivis pour des raisons évidentes de santé publique. Dans le cas contraire, nous aurions d'autres dérives qui ne seraient plus "seulement commerciales", mais carrément mortelles.

Si cet article dénonce à juste titre les aspects économiques et politiques qui se cachent derrière l'objectif de santé publique, j'ai bien cru à mi-lecture qu'il allait faire l'apologie des médecines alternatives, derrières lesquelles peuvent se cacher des pratiques dangereuses, pour ne pas dire aussi folles que leurs promoteurs. Mais il n'en est rien.

Après nous avoir parlé de l'effet placébo, l'auteur évoque quatre "médecines alternatives" très connues et pratiquées en France. L'homéopathie est à la fête ! Son approche semble assez bien documentée et recoupe l'information que j'en avais par ailleurs. J'ai bien aimé sa conclusion au sujet de l'acupuncture : "On entend parfois dire que « tout de même, si les Chinois s'en servent depuis des millénaires, c'est qu'il y a une raison ». Non seulement on peut se servir des millénaires de choses inefficaces (comme les lavements ou les ventouses en France), mais on se sert aussi de l'effet placebo depuis des millénaires."

Ce pourrait être la conclusion à tirer au sujet de toutes les médecines ancestrales dont les effets n’ont pas été scientifiquement prouvés. Mais aussi dans notre médecine actuelle, les millénaires en moins, au titre de certaines pratiques ou médicaments autorisés dont seule l’innocuité a été démontrée. Tant que cela ne fait pas de mal, “placere” (plait) au consommateur et rapporte gros à l’industriel comme à l’État (plus ou moins de sécu d'un côté, mais beaucoup de taxes diverses, charges sociales et impôts sur les bénefs de l'autre !), pourquoi se priver d’une bonne occasion de faire tourner la boutique ?

Aucune médecine n'étant au dessus de tous soupçons, n'en condamnons pas pour autant les alternatives. En plus de leur réel effet placébo, elles ont surtout l'intérêt d'amener les chercheurs et les curieux du monde médical, à sortir des sentiers battus (pas d'innovation sans cela, quelque soit le domaine de recherche). Et si nous voulons vraiment y recourir, outre la ferme conviction qu'elle nous soit bénéfique, assurons-nous par différentes sources indépendantes et fiables, qu'elle ne représente aucun danger.

A l'inverse, n'accordons pas non plus une confiance démesurée en notre bonne vielle médecine officielle. La médecine n'est qu'un domaine de la recherche scientifique, avec ses certitudes plus ou moins fondées et surtout ses aléas. Si en occident, ce que l'industrie pharmaceutique met sur le marché est contrôlé, les garanties d'innocuité ne peuvent être assurées à 100% (défaillances systèmes de contrôle, effets à très long terme mal mesurés, corruptions, intérêt financiers supérieurs à ceux de la santé).

N'en déplaise à mon toubib, je n'avalerai pas le médicament qu'il m'aura prescrit sans lire et tenter de comprendre préalablement la notice (quitte à faire un tour sur Internet pour m'y aider). A contrario, comme tout le monde, je ne suis pas à l'abri de me faire embobiner par une présentation avantageuse et un beau discours. Mais si je ne comprends pas et que mon médecin ne m'y aide pas, au diable sa prescription. Par contre, si j'ai mal à la tête, je préfère avaler une aspirine qui n'aura que très peu de chance de me soulager, plutôt que d'ingurgiter une potion utilisée parait-il avec succès depuis des millénaires par une tribu du fin fond de l'Amazonie et fortement recommandée par mon cousin, à l'appui d'un article (le seul) qu'il aura trouvé à ce propos sur Internet.

Pour ma part, j'accorde une présomption de confiance à notre médecine officielle et une présomption de méfiance aux alternatives.
 

@+
Jack 
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.

06 octobre 2012

Peine de mort, et si on en reparlait ?

Dans une société civilisée, la sanction pénale n’est plus comme au moyen-âge, une façon de calmer la colère populaire, de soulager son désir de vengeance et sa soif de sang. C’est d’abord et avant tout, une mesure de protection sociale. Le sort du délinquant et la prise en considération de la victime, s’ils ne sont pas ignorés, sont surtout envisagés pour atteindre cet objectif.

Alors que le débat semblait clôt et que nous ne devrions pas y revenir en Europe (pour rappel, aux USA certains États l’ont rétablie), cette nostalgie de la peine capitale ne ressurgit pas que dans les rangs de l’extrême droite. En tout cas, face à certains crimes horribles, assortis d’actes de barbarie.

 

Marine Le Pen : "Je suis pour la peine de mort", comme Obama

Le Monde.fr | 10.10.2012

http://www.lemonde.fr/politique/video/2012/10/10/marine-le-pen-je-suis-pour-la-peine-de-mort-comme-obama_1772848_823448.html

“Conformément à la ligne suivie précédemment par son père, Marine Le Pen s'est faite l'avocate de la peine de mort, mercredi 10 octobre sur BFM TV. "Je pense que les Français doivent être interrogés", a-t-elle défendu. La présidente du Front national s'est pour l'occasion comparée à Barack Obama qui "est pour". Effectivement, le président américain ouvertement déclaré en faveur de la peine de mort en 2008 mais à certaines conditions, pour des crimes extrêmes.”

 

Sans doute découvrez-vous comme moi qu'Obama "était pour". L'est-il toujours ? Le penserait-il vraiment ou le dit-il parce que la majorité des américains le pense ? Et qu'en pense la majorité des européens ?

Il est vrai qu'au regard de certains crimes particulièrement odieux avec un fort risque de récidive, on pourrait sérieusement se poser la question.

Dans son principe, face à la délinquance criminelle, notre système pénal essaie de répondre à deux questions : comment protéger efficacement la société dans l'immédiat et comment faire en sorte que cela ne se renouvèle pas ?

Si la réponse à la première question semble évidente (mise à l’écart du délinquant), ce n'est pas le cas pour la deuxième. D'abord parce que l'emprisonnement n'a qu'une durée limitée, ensuite et surtout parce qu'il ne concerne que le délinquant lui-même (non tous ceux qui pourraient le devenir). Vient alors la recherche de la juste peine pour décourager, non seulement l’auteur de renouveler son acte, mais également ceux qui auraient pu en avoir l’idée. C’est la punition et la dissuasion.

Et comme nous ne sommes plus des bourrins moyenâgeux, notre société accompagne ces deux notions par deux autres concepts un peu plus subtils : la réinsertion et la prévention. Mais il s’agit là d’un autre débat (et si je l’aborde, on n'est pas rendu). La prévention et le traitement de la délinquance est un sujet bien plus vaste que celui de la peine de mort. Il est même sans fin car il concerne le fonctionnement de notre société dans tout son ensemble, elle-même en constante évolution (y sont liés l’économie et le juste partage de ses richesses, la sociologie, la psychologie, l’histoire même des civilisations et la nature humaine profonde).

Il y a aussi le cas "à part" des malades mentaux qui échappent à la justice et donc à la sanction pénale, quelque soit-elle. C'est le tant contesté "non-lieu" qui met parfois les foules en colère. Cette formule (mal choisie, il est vrai) ne veut bien évidemment pas dire qu'il n'y a pas lieu de s'intéresser à l'acte et à ses victimes (comme s'en était étonné, publiquement avec malice populiste, Mr Sarkozy pourtant avocat de métier, à la suite d'un massacre qui avait choqué le pays), mais qu'il n'y a pas lieu que se prononce la justice pénale (*), le cas relevant de la médecine. On dit d'ailleurs que "l'auteur n'est pas accessible à une sanction pénale", la punition n’étant d’aucune utilité et la dissuasion sans objet (on ne peut dissuader les fous de commettre des actes fous). Ce qui n'exclut aucunement la mesure d'enfermement, mais dans un autre cadre. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que l'auteur risque de rester bien plus longtemps interné (physiquement et chimiquement), qu’il ne l’aurait été en prison. Quant à un suivi médical strictement encadré et contrôlé à leur éventuelle sortie (avec engagement de la responsabilité personnelle de ceux qui en ont la charge), je suis bien évidemment "pour".

(*) L'action judiciaire au civil, notamment au titre de la "Responsabilité Civile" qui n'est pas la même que la "Pénale", reste ouverte (avec une éventuelle mise en cause des assurances). Et oui, quoique l’auteur déclaré pénalement irresponsable, sa RC reste quand même engagée. Elle peut aussi être recherchée "aux alentours" (mise en situation ou absence de précautions) et dans certains cas, cette responsabilité peut même être "sans faute" (la preuve de la faute n'est pas à faire pour ouvrir droit à réparation, ce qui est notamment le cas des accidents en milieu hospitalier). Pour exemple, dans l'affaire "Romain Dupuy", la justice au civil n'a pas du chômer (rappelez-vous, ce schizophrène qui avait été déclaré non responsable pénalement, après avoir décapité deux infirmières en s'introduisant dans une unité de soins, alors que ses parents avaient à plusieurs reprises alerté les médecins du danger et que ceux-ci n'en avaient pas fait cas). Les détracteurs du non-lieu avec pour seul argument la recherche de la vérité, ont tout faux ! Toute la lumière sur les circonstances peut être faite dans le procès civil. A mon avis, ce que veulent au fond les partisans d'un procès pénal contre un malade mental, c'est satisfaire leur émotionnel (soif de vengeance ? besoin d'un procès public et d'une publicité médiatique ?).

Et pourtant, tous les crimes de sang ne relèvent-ils pas, plus ou moins, de la psychiatrie ? Hors légitime défense (qui n’est pas un crime, mais une “excuse d’homicide”), ne faut-il pas être un peu instable pour décider de tuer quelqu'un, et gravement atteint pour le faire avec acharnement ?

Les tribunaux interprètent de façon très restrictive l'article 121-1 du Code Pénal qui évoquent des "troubles psychiques ou neuropsychiques au moment des faits". L'exonération de la sanction pénale pour cause psychiatrique au sens pénal, est aujourd'hui plutôt rare. De plus en plus d'ailleurs, tant cette disposition juridique pourtant de bon sens et qui ne date pas d’hier, est impopulaire. Schématiquement, le non-lieu n'est prononcé que pour les cas cliniques particulièrement lourds et évidents, qui dépassent largement le cadre des déséquilibres psychologiques plus ou moins couramment rencontrés dans la population. L'abolition de la conscience au moment des faits n'est même plus suffisante seule. Elle est d'ailleurs particulièrement difficile à démontrer sans antécédents psychiatriques. De plus, les troubles ne doivent pas avoir été sciemment provoqués (cas d'usage de drogues).

En fait, les termes “troubles au moment des faits” sont plus là pour écarter les fous qui auraient un moment de lucidité pendant l’acte, que pour exonérer les personnes normalement équilibrées qui auraient un moment de folie à cet instant. Raison pour laquelle il y a de vrais fous dans les prisons et que celui qui ne l’est que par moment, a de fortes chances de s’y retrouver aussi. Faut dire également qu'un malade mental coûte plus cher à la société qu’un taulard.

Il semble que la médecine comme la justice, marquent de plus en plus la distinction entre "maladies mentales" et "troubles de la personnalité", alors que l'un et l'autre peuvent indifféremment amener aux crimes les plus abjects.

Toujours est-il qu’un grand crime n’est pas systématiquement associé à un grand déséquilibre psychologique, et vis et versa (heureusement). Une personne moyennement déséquilibrée, peut commettre la pire des atrocités. Il en va ainsi des meurtres avec actes de torture, de ceux commis envers des personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, handicapés), des assassinats de masse (génocides) et de toutes les horreurs dont seul l’être humain est capable.

Donner la mort est une chose. Faire souffrir en est une autre. Pour ma part, l’acte de torture, la barbarie et plus généralement le fait d’infliger sciemment la souffrance physique à autrui, est pire que le meurtre.

On entend souvent “ce qu’il a fait n’est pas digne d’un être humain !”. Bien au contraire, c’est justement parce que c’est un être humain qu’il a pu commettre ce que l’on qualifie d’atrocité. Un animal n’aurait pas assez de vice, de ressentiment, autant de désordre dans son psyché pour éprouver du plaisir à faire souffrir. Seul un être humain peut être déviant à ce point.

Bien heureusement, il ne s’agit que de cas exceptionnels, rarissimes même (c’est l’écho médiatique qui nous donne l’impression du contraire). Mais quand leurs actes nous sont rapportés, nous sommes pris d’écœurement, autant pour ce qu’ils ont fait que pour ce qu’ils sont.

Certains grands philosophes ou avocats de talent vous diront qu’il faut détacher l’acte de son auteur. Que l’acte soit horrible n’implique pas que l’on puisse retirer à l’auteur le respect qui est du à tout être humain. Rien à voir avec le droit à la défense auquel toute personne doit bien évidemment avoir pleinement accès quel que soit son crime (certitude de culpabilité, compréhension, possibles circonstances atténuantes), le rapport étant plutôt celui du caractère précieux (sacré) de l’humain.

Nous devons considérer comme sacrée la vie de tout homme, quoiqu’il ait fait. Il s’agit d’une injonction claire de toutes les religions, implicitement consacrée dans les lois de tous les pays. Mais l’origine est instinctive : protéger notre propre espèce. Alors quand l’une de ses composantes la met en danger, la protection de la communauté humaine me semble être prioritaire sur les aspects métaphysiques que certains veulent prêter à l’homme.

Je crois que l’on se définit plus par ses actes que par ses pensées, même s'il est évident que tous nos actes ne suffisent pas à nous définir pleinement et encore moins exactement. Mais quand ceux-ci sont extrêmes et surtout réitérés, pour le bien ou pour le mal, alors ils ne sont pas détachables de ce que nous sommes. Mère Theresa s’est définit dans ses actes, Hitler et Goebbels dans les leurs. Tout comme nous avons du respect pour l’auteur d’un acte respectable, nous n’avons pas à culpabiliser de n’avoir que mépris envers celui qui commet ce qui est méprisable.

Remarquez que dans notre civilisation moderne, il y a plus de débats sur la peine de mort que sur le bombardement d'une ville, comme s'il y avait plus de honte à vouloir éliminer l'auteur d'un crime abject, que de tuer 300.000 civils innocents (ce fut le cas de la ville de Dresde en 1945, et je n'évoque pas Hiroshima). On a un peu réduit le nombre ces dernières années, mais cela ne semble toujours pas soulever les passions (sans doute parce que cela se passe loin de chez nous). Par contre, décider de la mort d'un tueur-violeur récidiviste, serait sacrilège !

Je respecte la vie sous toutes ses formes, végétale ou animale, à l'exception des moustiques, des mouches ... et de quelques êtres humains. Mais cet irrespect, qu’il s’agisse de l’un de mes congénères ou non, ne s’accompagne pas d’un esprit de vengeance ou de consolation (malsaine), mais seulement d’une volonté d’écartement (définitif quand il s'agit d'un moustique, car j'ai la certitude qu'il récidivera).

Alors devant ces crimes abominables, accompagnés d’une quasi-certitude de récidive même après plusieurs décennies d’enfermement, comment la société doit-elle répondre pour assurer sa sécurité ?

Les deux seules réponses sont la véritable perpétuité (difficile à mettre en œuvre) ou la mort ("politiquement incorrecte”). La perpétuité réelle est difficilement tenable.

Matériellement d'abord. Outre un risque d'évasion, le problème de places disponibles et de coûts, un condamné qui n'a plus rien à perdre (aucun espoir de remise de peine) pourrait s'avérer très dangereux, autant envers les codétenus que les gardiens. Quelques reportages sur l’environnement carcéral aux USA où la perpétuité est effective, nous donnent une idée de l’ampleur du problème.

Moralement ensuite. Continuer à considérer un individu dangereux et non réinsérable au bout de plusieurs décennies, alors que tout démontrerait le contraire, laisserait planer un doute insoutenable : celui d'une simulation de la part du condamné ou celui de l'inhumanité dont nous ferions collectivement preuve.

A y réfléchir, une véritable perpétuité ne serait-elle pas une peine bien plus cruelle que la peine de mort ? C'est en tout cas ce que je pense, ce qui me ferait opter pour la peine de mort.

Et pourtant je suis contre, pour trois raisons bien précises et dans l’ordre :

- le risque d’erreur judiciaire qui bien évidemment n’est plus réparable. L’actualité judiciaire de nos pays dits “civilisés”, démontre que ce risque n’est pas aussi marginal que l’on pourrait le croire à priori. Par ailleurs, je fais partie de ceux qui pensent que condamner une personne à tort, est plus grave que le crime qui lui est reproché.

- la peine de mort n’est d’aucun effet dissuasif. Des études le démontrent. Pour ma part, je préfèrerai la mort à une privation de liberté de plusieurs décennies (même si ce n’est que deux). Et ce d’autant plus quand on imagine ce qui se passe dans une prison. Mais là, à chacun ses préférences (et les miennes ne vont pas vraiment à la promiscuité).

- une communauté qui décide froidement de “l’assassinat” d’un meurtrier, s’abaisse au même niveau que lui. On est loin d'une logique d'autodéfense, individuelle (légitime défense) ou collective (guerre), qui se déroule concomitamment à l'agression. Flinguer le criminel dans les minutes qui suivent son acte serait moins choquant, si ce n'est l'absence de jugement. La peine étant généralement exécutée plusieurs mois (voire des années) après la décision, il s’agit là d’un meurtre largement prémédité, planifié, de surcroît sur une personne qui au jour de l’exécution, pourrait bien ne plus être la même qu’au moment des faits ou de son jugement.

Il y a néanmoins une forme de peine de mort pour laquelle je serais d’accord. C’est le suicide. Le condamné à perpète aurait le choix. Ce serait faire preuve d’humanité que de lui proposer une autre alternative que celle d’endurer l’enfermement à vie et ce serait une présomption irréfragable de culpabilité qu’il se donne lui-même la mort. Le problème serait la mise en œuvre d’une telle peine (réalité et qualité du consentement).

Au fait, quelle est la définition du meurtre ? C'est donner volontairement la mort à autrui, et l'acte ne s'applique qu'entre êtres humains (d'où le terme juridique "homicide volontaire"). Qu’il soit décidé par un homme ou par plusieurs, par vengeance ou en raison de la loi, en temps de paix ou de guerre, c'est toujours un meurtre. Qu'il soit justifié ou non, ne change pas sa définition.

 

En ce qui concerne Obama, qu'il soit "pour" ou "contre", je vote toujours pour lui (certainement pas pour l'autre "cul-béni").

 

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Jack

05 octobre 2012

L’approvisionnement en jouets des aires de jeux mondiales est assuré

Le monde n'est pas prêt de changer. Les grandes puissances exportatrices de jouets High Tech (la France fait aussi partie du club) continuent à approvisionner les aires de jeux dans le monde.

 

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20120930trib000722164/defense-le-retour-des-armes-russes-en-irak-.html#xtor=EPR-2-[Morning+Briefing]-20121001

Défense : le retour des armes russes en Irak ?

Emmanuel Grynszpan, à Moscou | 01/10/2012, LA TRIBUNE

Selon l'agence de presse irakienne Shafaq, un contrat de 5 milliards de dollars pourrait être signé en octobre pour la livraison d'avions et d'hélicoptères russe à Bagdad.

 

New rassurante, car en bonne logique cela veut dire que les Irakiens ne sont plus dans la misère et que leurs recettes pétrolières servent à quelque chose, comme au bon vieux temps de Saddam.

Mais que font nos commerciaux ? ... Encore en vacances en Lybie ou licenciés pour cause de restrictions budgétaires ?

 

 

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Jack 

24 septembre 2012

Les minorités s'expriment contre la liberté d'expression

Des réactions marginales débiles en réponse à un film de série z débile.

Film stupide et effet papillon
Les caricatures publiées par Charlie Hebdo mobilisent ce vendredi 22 septembre les services de sécurité de vingt pays où l'on craint les actes de violence de quelques centaines d'extrémistes à la haine déjà attisée par un film islamophobe. Le commentaire sarcastique du quotidien beyrouthin francophone L'Orient-Le Jour.

D'accord ! ... Sauf que ce n'est pas l'Internet et sa capacité à faire circuler l'information qu'il faut critiquer, mais l'absence d'esprit critique de ceux qui la reçoivent, et plus coupablement de ceux qui l'utilisent pour manipuler les incultes à mauvais escient.
Il termine son article en citant un universitaire (géopolitologue et islamologue) "Sans Internet, cet embrasement n'aurait pas eu lieu. Internet est une caisse de résonance et un outil de propagande pour tous les extrémistes et les marginaux".

Plutôt que de critiquer ce moyen de communication (qui de toute façon n'est pas contrôlable), ces mêmes journalistes, "géopolitologues" et "islamologues", feraient mieux de s'en servir pour limiter les embrasements populistes, contrecarrer la propagande extrémiste et rendre inopérant le message des marginaux. Ils oublient aussi que sans Internet les peuples ne se libèreraient pas de leurs dictatures ou de l'ignorance à l'origine des troubles en question.
 
Comme le feu ou l'atome, Internet est un outil comme un autre, pouvant faire autant de mal que de bien. Une avancée technologique pour permettre à l'homme de mieux communiquer et à priori le rendre plus libre, comme l'est l'invention de moyens énergétiques plus efficaces, à priori pour améliorer notre vie et notre confort (les premières applications de physique nucléaire furent civiles et non militaires).
Faut-il se plaindre que le couteau soit coupant, que des tueurs l'utilisent ou qu'il existe encore quelques demeurés qui ne font pas la différence entre le manche et le tranchant ?

Si l'on doit partir du principe qu'Internet présente plus d'inconvénients que d'avantages, alors autant retourner au féodalisme et accepter ouvertement qu'une petite minorité décide et pense pour nous tous. Si c'est encore ce qui se passe dans certaines régions du monde, ce n'est pas parce que le peuple le veut, mais au contraire parce qu'il ne peut faire différemment, en raison de l'oppression ou du manque de savoir (les deux allant généralement de paire).

Le journaliste de "L'Orient-Le jour" a raison sur un point : le film comme les caricatures de Charly Hebdo n'ont fait qu'attiser la haine d'une minorité d'extrémistes religieux et augmenter la souffrance de ceux qui la subissent.
Effectivement, l'exercice de la libre expression dans un pays où elle est possible, peut au contraire mener à plus d'oppression dans les pays ou c'est encore impossible.

La liberté est un bienfait fragile qu'il faut manipuler avec délicatesse. Comme en tous domaines, l'abus est destructeur. Celle de la presse et de l'expression en sont l'exemple parfait : il peut être stupide et irresponsable d'en user à tort et à travers, de façon outrancière et de surcroit dans les pires moments, car en dressant les communautés les unes contre les autres, ont abouti a un durcissement des pouvoirs en charge de l'ordre public. Et si les différences culturelles ou religieuses sont en cause, c'est également le meilleur moyen d'exacerber l'expression de la stupidité humaine : le fondamentalisme religieux et le racisme.

La liberté en général ne pourrait exister sans son contraire, à savoir des règles pour l'encadrer ("la liberté de l'individu s'arrête là où commence celle des autres"). Tout le problème est donc celui des limites à poser. En matière de liberté d'expression, ce qui diffère de celle des actes, même si elle peut y mener, je pense que les limites doivent être très larges, voire même laissées à l'appréciation de celui qui s'exprime.

Encadrer l'expression et donc la pensée dont elle est le prolongement, revient à décider ce qui faut dire ou pas, ce qui est bien ou non, et au final à imposer une morale, une façon de penser. C'est très exactement ce qui se passe sous toutes les dictatures, qu'elles soient religieuses ou militaires. Le degré de liberté d'expression est donc la seule véritable mesure démocratique. Il est donc essentiel que la parole soit totalement libre.
Ce qui ne veut pas dire que ses conséquences ne soient pas sanctionnées. Il en est ainsi de la parole adressée à l'enfant ou de l'ordre auquel celui à qui il est adressé, ne peut raisonnablement échapper (sanctions ou représailles). Si les paroles sont suivies de conséquences préjudiciables, le véritable responsable est bien sûr celui qui a parlé.

Mais dans le contexte de ce billet, sauf à considérer que les quelques manifestants musulmans sont des enfants ou qu'ils aient répandu la violence sur ordre, qui sont les vrais responsables ? Ceux qui se sont moqué, ont appelé à la contestation, ou ceux qui ont répondu physiquement à la provocation ?

Ne nous trompons pas de coupables. Si les réalisateurs islamophobes, les caricaturistes, les prêcheurs fondamentalistes et tous ceux qui vocifèrent haine et divisions peuvent avoir une part de responsabilité dans les troubles qui s'en suivirent, les vrais coupables, ceux qu'il faut réellement combattre et maîtriser (ou éduquer), sont ceux qui mettent les paroles en actes. Une expression reste une expression, elle n'atteint physiquement personne. 



Même si elle prend sa source de façon très abstraite, au fond de chacun de nous, la liberté est au final quelque chose de très concret. Qu'il s'agisse de libertés individuelles ou collectives, clairement définies par les lois de nos sociétés démocratiques, ses limites sont surtout factuelles. Quoique non ignorés, les aspects moraux sont beaucoup plus vagues, voire laissés à l'appréciation des juges, et c'est bien ainsi (si l'on devait s'attacher aux petites vexations de chacun, on ne s'en sortirait plus).

Si le film est un navet, il ne doit logiquement mériter qu'indifférence. Si des caricatures n'atteignent pas leur objectif premier, faire rire, oublions-les. Les vrais responsables des troubles qui s'en sont suivis ne sont pas les réalisateurs, les dessinateurs, ni même les prêcheurs de foi d'un autre temps, mais bien ceux qui ont manifesté violemment, qui en réalité n'ont trouvé qu'un prétexte pour défouler leurs frustrations qui ne sont peut-être pas si religieuses qu'il n'y paraît.

Si certains croyants ont pris au mot les messages de révolte antioccidentaux de leurs leaders politico-religieux, nous ne pouvons que nous désoler qu'il y ait encore au XXI° siècle des gens qui érigent leurs croyances en savoir. Les seules choses que nous puissions faire, seraient d'abord de les empêcher de passer à l'acte (dans nos pays du moins) et ensuite de répandre la connaissance partout où nous le pourrons. Certainement pas de museler les humoristes, les philosophes et autres penseurs, bons ou mauvais, ni même les prêcheurs. Laissons la parole libre et apprenons seulement à écouter la plus sage.

Toutes les religions sont source de moqueries (et méritent bien de l'être à mon avis). Alors au nom de quoi seule la religion musulmane devrait-elle en être exemptée ?
Si certains musulmans s'estiment offensés, qu'ils s'en prennent à leur égo, leur vanité ou leur grande ignorance. Je ne vois pas en quoi les occidentaux que nous sommes, devrions nous excuser des quelques dérapages de notre liberté d'expression, de notre humour parfois lourdingue. Offenser inutilement est stupide, mais rester timoré par peur d'offenser est dangereux pour la liberté (et c'est bien ce qui prioritaire, qui doit nous tenir à cœur).

S'il est contreproductif de jeter de l'huile sur le feu, on peut aussi regretter que les leaders musulmans pacifistes d'occident, aient surtout réagis pour condamner les dérapages de notre liberté d'expression, plutôt que de dénoncer les dérives de leur religion. Pour eux, les criminels seraient presque les réalisateurs et les dessinateurs, les extrémistes religieux qui mettent les rues du monde arabe à feu et à sang, n'ayant au bout du compte fait que répondre à la provocation.

Et il serait temps qu'ils s'y mettent, car une réaction généralisée de rejet est en train de se former. En occident, l'islamophobie monte réellement en puissance et commence à influencer des personnes qui étaient pourtant jusqu'à ces dernières années, complètement détachées des phénomènes religieux. Normal pour une civilisation qui a très largement connue son heure d'oppression religieuse, normal aussi que soit rejeté tout ce que l'on essaie de nous imposer, de façon directe ou sournoise.

Maintenant, ne donnons pas trop corps au tapage inquiétant des médias. Sur les quelques plans larges des manifestations, on pouvait remarquer qu'il n'y avait pas foule. Quelques barbus et un pelé, deux gosses (cela m'a toujours attristé que l'on puisse les mêler à ces conneries) et une femme voilée (peut-être un barbu derrière).

Certes il y a eu morts, blessés et casse matérielle, mais encore une fois, ce n'était que l'œuvre d'une petite minorité agissante (des extrémistes qui ne se comportent pas de façon extrême, c'est rare). On ne peut non plus ignorer ce qui n'est pas toujours filmé dans ces pays : la souffrance des communautés religieuses minoritaires, premières victimes des islamistes fanatiques, bras armé d'une petite poignée de fondamentalistes politico-religieux avides de pouvoir, non pas d'un peuple. Encore une fois, ne nous trompons pas de coupables.


Qu’il s’agisse de titres médiatiques ou d’agitateurs, les plus visibles ou les plus actifs et bruyants, sont rarement les plus représentatifs. La réalité étant souvent déformée par les médias en mal de sensationnalisme, la question de la représentativité est la première que nous devrions nous poser avant d’approfondir une réflexion ou se faire une idée à propos d’un mouvement populaire.

Et plutôt que de chercher à empêcher les manipulateurs de manipuler, espérons que les peuples apprendront un jour à ne plus se faire manipuler, que les hommes penseront plus librement, par eux-mêmes.
Ce n'est pas la parole désuète de je ne sais quel dieu ou prophète qu'il faut répandre, mais la connaissance, tous les savoirs possibles et par n'importe quels moyens, l'Internet étant l'un d'entre eux.

S'il y a quelque chose qui doit et devrait en toutes circonstances être gratuit, c'est bien l'accès à la connaissance (au vrai sens du terme, unanimement reconnue par la communauté scientifique). Pour éviter qu'elle ne soit que parcellaire ou dévoyée, elle doit pouvoir être librement discutée et critiquée. Avec la libre circulation de l'information, sa qualité et sa neutralité sont donc indissociables d'une complète et totale liberté d'expression. ... N'en déplaise aux culs bénis !


 

@+

Jack  

20 septembre 2012

Autoréalisation : de la psychologie à l’économie

Les marchés financiers amplifient de manière souvent très exagérée les réalités économiques, à la hausse (bulle) comme à la baisse (krach). A ce stade tout n'est qu'affaire de psychologie, la spéculation n'étant qu'un pari sur l'avenir

D'un côté des opérateurs qui donnent le rythme, en s'enthousiasmant ou en s'affolant, quand ils ne feignent pas de le faire pour "jouer" le contraire. A l'autre bout de la chaine, des décideurs économiques et politiques, des entrepreneurs et des consommateurs qui dansent

L'ennui étant, qu'outre le fait que l'économie ne peut pas se passer de spéculation, l'optimisme ou le pessimisme des opérateurs a une répercussion bien concrète sur l'économie réelle. En la matière, comme dans toutes activités liées à des décisions humaines, il y a une part d’autoréalisation

Parfois, ce qui arrive n'est peut-être pas ce que l'on avait prévu, mais simplement la conséquence de ce que l'on a cru prévoir. Difficile de faire la différence, et pourtant ! Il tombe sous le sens que nous aurons toujours tendance à agir en fonction de ce que nous croyons (le contraire serait illogique) et ainsi influencer le réel qui nous entoure (malheureusement pas toujours dans le sens que nous voulons, mais plus certainement dans celui que nous croyons). 

De 2005 à 2007 l'économie était surachetée et cela a mené aux exagérations financières que l'on connaît (subprimes entre autres). On est maintenant dans une configuration diamétralement opposée. Le pessimisme ambiant est tel, que nous n'avons d'oreille que pour les cassandres. Qu'il s'agisse d'Europe ou du monde en général, seul le pire est envisagé. Cela commence par un massacre sur le prix des actifs (survente de titres à un prix très en dessous de la valeur économique du bien qu’ils représentent, qu’il s’agisse d’États ou d’entreprises), pour se terminer par des faillites d'entreprises (pouvant alors justifier la survente de titres qui précédait, illustrant l'un des aspects de l'autoréalisation économique). 

Il serait temps que les opérateurs qui animent les marchés et ceux qui les croient, du politique au consommateur que nous sommes, sortent enfin de leur dépression.
A défaut c'est l'économie mondiale qui y rentrera, et à ce stade le terme de "dépression" a une toute autre signification et des conséquences bien plus désastreuses. La différence entre récession (trois mois consécutifs sans croissance) et dépression économique, c'est un peu celle entre un blues passager et une bonne psychopathie bien caractérisée. 

Un avis que je partage :
 
La crise ? ... 99 % de psychologie !
Philippe Mabille | 18/09/2012 - LA TRIBUNE
Tout le paradoxe de la période que nous vivons, c'est que la crise est sans doute finie... mais que nous ne le savons pas encore !

Cela dit en passant, je partage aussi son opinion sur la façon subtile dont François et son gouvernement mènent notre barque (pour l'heure). Ils maintiennent leur électorat de base dans l'idéologie (ce qui nous évite des mouvements sociaux dont nous n'avons franchement pas besoin en ce moment) tout en tenant compte des réalités économiques qu'imposent le monde (et sans doute la nature humaine).
Personnellement, je trouve que notre président manœuvre beaucoup plus subtilement que nombre d'allergiques à la gauche semblent le croire. 

 
@+
Jack 

30 août 2012

Union Européenne et intégration budgétaire

Les raisons légitimes de l'Allemagne de n’accepter la solidarité financière qu’en contrepartie de garanties qui ne se limitent pas qu’à de belles promesses.

Berlin veut un nouveau traité européen pour une Europe plus intégrée et moins endettée
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120826trib000716127/berlin-veut-un-nouveau-traite-europeen-pour-une-europe-plus-integree-et-moins-endettee.html#xtor=EPR-2-[Morning+Briefing]-20120827
la tribune.fr | 26/08/2012,
Extrait :
"Selon Der Spiegel à paraître lundi, la chancelière allemande réclame un nouveau traité pour l'Union afin de faire avancer l'intégration européenne. Berlin voudrait notamment que la cour de justice européenne puisse avoir "le droit de surveiller les budgets des Etats et de punir ceux qui créent du déficit". 

Mais bien évidemment ! 

Sur le fond, l’Allemagne n'est pas contre une solidarité accrue pour sauver la zone-euro et son économie au travers d'un mécanisme global (euro-bonds ou assimilé), comme peuvent naturellement le faire les USA avec leurs rachats massifs d'obligations nationales (par la FED, ce qui certes revient à faire tourner la planche à billets, mais qui reste la meilleure solution pour relancer l'économie face à la concurrence, économique et monétaire Chinoise, et notamment quand il y a urgence). 

L’Allemagne n'est donc pas contre de se doter des "mêmes armes" pour rétablir la confiance (en l'euro) et remettre l'économie Européenne sur les rails ... à condition que tous les pays Européens, les plus endettés étant bien sûr les plus visés, apportent des garanties ! En l'espèce, s’engager sur leur budget national, accepter qu'il soit contrôlé et payer une amende en cas de débordements. 

Ces garanties passent par plus de fédéralisme. Pas de monnaie unique, sans politique monétaire unique, autrement dit, sans politique budgétaire unique (l'étape suivante sera "fiscalité unique"). Quand les citoyens Européens auront enfin compris cela, quand ils accepteront enfin d'échanger leur sacro-sainte souveraineté nationale contre l'unicité Européenne, alors leurs représentants politiques pourrons enfin agir plus efficacement et plus rapidement pour solutionner cette crise de la dette Européenne qui, si elle dure encore, mènera tous les pays Européens au casse-pipe économique (et politique, conséquence logique). 

Arrêtons de tergiverser et faisons enfin une union Européenne digne de ce nom, ... avant qu'elle nous explose à la figure. 

 
@+
Jack

20 août 2012

Affaire criminelle et grande justice

Une enquête judiciaire que vous avez peut-être déjà vue à la TV.

Pour ceux qui aurait manqué ce reportage et qui sont friands d'intrigues. Celle-ci est en partie dénouée aux assises (procès filmé), devant un juge tel que nous souhaiterions qu'ils soient tous : réellement à la recherche de la vérité et très humain, au sens le plus noble du terme. Un grand Monsieur. L'avocat n'est pas mal non plus.

Du reportage journalistique au verdict, le suspens est garanti.

De quoi je l'espère, et c'est surtout pour cela que je transmets, vous réconcilier un peu avec la justice (même si celle-ci est rendue en Belgique, leur système judiciaire étant le même que le notre).
 
Devoir d'enquête : La ferme du mystère
http://www.rtbf.be/video/v_devoir-d-enquete?id=1166683  
Posez-vous pour regarder (durée : 1 Heure 30).

 
 
@+
Jack

15 août 2012

Produits chinois et erreurs de jugement

Les chinois savent bien évidemment faire de la qualité. Alors pourquoi ne la retrouvons-nous pas sur les étalages de nos marchands ? 

Simplement parce que majoritairement, nous sommes d’abord intéressé par les plus bas prix. L’autre erreur de jugement consiste à croire que notre économie se porterait mieux si on leur achetez moins

La conso US étant en panne, ils sont les seuls à avoir la capacité de relancer l'économie mondiale. S'ils ne nous vendaient plus, ils ne pourraient rien nous acheter (ne serait-ce que des centrales nucléaires, des trains, de la haute techno et toutes les belles choses que nous exportons). 
Dans la mesure où la technologie évolue sans cesse, n’ayons crainte de leur vendre un peu de notre savoir faire (étant entendu qu’ils conditionnent souvent leurs achats à un transfert technologique). A nous de chercher à nous améliorer constamment pour conserver une longueur d’avance. 
Si la Chine vend plus qu’elle n’importe, elle accumule des devises (Euros et Dollars). Ce “trésor de guerre économique” devra bien être “dépensé un jour” et pour eux, le plus vite sera le mieux (les devises ont toujours la fâcheuse tendance de se dévaluer dans le temps). 
Tout ce que l’économie crée, retourne à l’économie (pour peu que quelque chose puisse lui échapper un moment). Cette richesse sera donc, soit redistribuée en interne, avec pour effet de stimuler l’appétit de plus d’un milliard de consommateurs en puissance, soit réinvestie en externe … chez nous (retours d’investissements). 

La crise économique actuelle s’explique en partie par la montée du prix des matières premières (énergie comprise) en raison des énormes besoins Chinois. Nous serions bien mal placés, moralement en tout cas, de critiquer leur envie d’accéder au confort dans lequel nous nous vautrons depuis un demi siècle. 
Plus pragmatiquement, cette demande et tout ce qu’elle sous-tend (besoins de produits finis et services) est aussi la seule qui puisse, pour les quelques années à venir, permettre à la machinerie économique mondiale de ne pas totalement caler
... Et puis arrêtez de flipper avec la Chine. Non seulement nous avons beaucoup à apprendre d’eux (leur ancestrale culture mérite vraiment d’être mieux connue), mais surtout, c'est en la boycottant qu'elle pourrait devenir vraiment dangereuse.
Voyons-les comme des partenaires économiques et culturels. 
Bon d'accord, reste le problème du dumping (forme de concurrence déloyale). Qui dit partenariat économique, dit lutes d'intérêts et discussions, non pas rejet et fermeture des frontières. 
L'intérêt de tous, qu’il s’agisse de nations ou de consommateurs, se situe entre dumping et protectionnisme, et cela ne date pas d'hier .


 
@+
Jack 

12 août 2012

Scandale monumental ...

 ... forcément "monumental" puisqu'il s'agit d'un "monument" :
 
Une statue de l’ancienne première dame vient d'être installée discrètement à Nogent-sur-Marne. Ce monument commandé par le maire est devenu le symbole de la décadence de l’ère Sarkozy, estime cette chroniqueuse du Guardian.
 
Extraits :

“ Expression éloquente de la vanité et de l’incurie propres à la classe politique française, ... non seulement par sa taille et son coût, fort coquet, mais aussi parce qu’elle dépeint l’héritière multimillionnaire en ouvrière.
Jacques J. P. Martin, le maire de Nogent, est l’artisan de ce monumental scandale, dont l’idée lui est venue alors que le mari de Carla, Nicolas Sarkozy, était encore à la présidence de la France. Ce membre ambitieux de l’UMP entendait même faire payer au contribuable les quelque 80 000 euros qu’allait coûter la statue. Mais son calcul carriériste est finalement tombé à l’eau, d’abord avec la défaite de Sarkozy à la présidentielle de mai dernier, puis avec son implication dans diverses affaires ... “
 
Cadeau empoisonné entre "amis de l'UMP", réelle vanité du couple ex-présidentiel d'en avoir accepté l'idée ... ou véritable démonstration que nos politiques prennent vraiment leurs électeurs pour des canards sauvages ?
 
Dans le film "l'associé du diable", Al Pacino incarnant le diable, disait : "mon défaut préféré chez l'homme, c'est sa vanité".
 
 
@+
Jack 
Louper une occasion de rire ou sourire, est un risque majeur pour la santé !
... d'autant plus que "Le rire n'est jamais gratuit, car si l'homme donne à pleurer, il prête à rire" (Pierre Desproges).