12 novembre 2020

Covid-19 : à l'attention de ceux qui ont un avis tranché sur la question

Covid-19 : quels pays ont été les plus touchés ?

Une lecture à transmettre à ceux qui, autour de vous et dont vous ne faites pas partie, pensent que l’étude de cette pandémie est quelque chose de facile à réaliser, qui ont toujours des réponses simples à des problèmes complexes (comme attendre l’immunité collective, citer tel ou tel pays en exemple et j’en passe), sans parler de ceux qui ne comprennent pas pourquoi les scientifiques ne sont pas tous d’accord et que les politiques ne prennent pas les bonnes décisions.

Bonne lecture, et bonne transmission (pour peu que vous pensiez que cela puisse servir à quelque chose).

Sûr que cette lecture n’aura aucun effet sur les indécrottables adeptes de théories du complot.



@+

Jack

09 novembre 2020

Laïcité. Point barre !

L’un des meilleurs plaidoyers que l’on puisse faire en faveur de la laïcité :


Ce texte a été écrit par Gérard BIARD dans CHARLIE HEBDO du 14 Janvier 2014 (n° 1178) tiré après la tuerie et titré « tout est pardonné, je suis Charlie ».

Généralement je commente, mais là je ne vois pas ce que je pourrais rajouter.


Jack

27 octobre 2020

Réseau sociaux : un aspirateur à propos haineux

Lynchage de Samuel Paty sur les réseaux sociaux : comment réguler les algorithmes de la haine ?

Extraits :

Plus les posts montrent de l’indignation, plus ils seront relayés par la plate-forme dont le fonctionnement repose sur la conflictualité, la polarisation et l’hystérisation des expressions. C’est le levier émotionnel qui déclenche les like et les retweet : ce qui pousse à la réflexion passe en revanche inaperçu.

…/…

Le rapport concluait que les algorithmes de Facebook exploitent « l’attrait du cerveau humain pour la division » dans le but d’attirer l’attention des utilisateurs et d’augmenter le temps passé en ligne.

…/…

Qu’est-ce qui retient notre attention : un titre ? Sans aucun doute, surtout s’il y a une photo ou, encore mieux, une vidéo ; et surtout si le post arrive après la pause déjeuner ou après 18h… On s’interroge rarement sur la réaction que son auteur cherche à provoquer, ni sur la réalité qui se cache derrière ces 280 caractères soigneusement ponctués d’émojis incitant à cliquer sur partager/retweet avant même d’avoir regardé l’intégralité du contenu ; encore moins de l’avoir vérifié !


Si l’intelligence artificielle s’allie à la bêtise humaine naturelle, un monde meilleur n’est pas pour demain !

Plus sérieusement, que pourrait-on faire ?

Brider et policer les réseaux sociaux ?

Obliger les plates-formes à faire le ménage me parait impossible. D’abord parce qu’elles ne sont pas forcément soumises à la loi Française ou Européennes (les plus importantes obéissent à la loi Américaine, plus large en matière de liberté d’expression, cela dit en passant), ensuite parce que mettre un curseur entre ce qu’il est permis d’écrire ou non est déjà en soi, une atteinte à la liberté d’expression, quel que soit l’endroit où on le place.

Poursuivre un par un (par leur adresse IP, l’anonymat sur Internet n’étant qu’un leurre) tous ceux qui diffusent et relayent fake news ou appels à la haine ?

Pour peu qu’ils n’émettent pas depuis un territoire étranger hors d’atteinte de nos lois, cela demande beaucoup de moyens (humain et technique) pour finalement n’avoir qu’un effet limité. Poursuites pénales faibles voire nulle pour peu qu’ils aient un bon avocat et surtout, cela n’épuisera pas le réservoir intarissable des faiseurs et propagateurs de haine.

Éduquer, instruire, apprendre à réfléchir par soi-même ?

Ce serait bien la meilleure solution. Plus de savoir, c’est plus d’esprit critique, ce qui amène à plus de liberté et plus de responsabilité (plus on est libre, plus on est responsable, et vice et versa). Un sacré boulot, à grande échelle et sur du long terme !

En fait, c’est comme en matière de stupéfiants : le plus efficace serait de faire mourir d’elle-même l’offre en tarissant la demande. En faisant comprendre le plus tôt possible aux usagers avérés et potentiels, que la came comporte très largement plus d’inconvénients à long terme, que le plaisir de court terme qu’elle procure.

Toujours est-il que faire la chasse aux auteurs et vecteurs de ce que les gens peuvent lire ou voir, ne me parait pas être la solution. Ce serait prendre le problème par le mauvais bout. Et ce d’autant que ce serait porter atteinte à la liberté d’expression et de la presse (tous vecteurs d’info et de communication), voire même de communiquer (spécificité des réseaux sociaux). Ce sont les usagers des réseaux et les lecteurs de médias qu’il faut « soigner ».

Quoiqu’à y réfléchir, le problème de fond me parait surtout être la bêtise humaine. Et à ma connaissance, elle ne se soigne pas. Depuis que la civilisation existe, personne n’a encore trouvé le remède.

La différence avec « avant », c’est que les propos imbéciles vont beaucoup plus loin que le café du coin. Aujourd’hui ils font le tour de la planète et le réservoir d’abrutis pour y prêter attention est immense, grossissant proportionnellement avec la démographie planétaire.

Parfois on se demande comment des personnes peuvent être à ce point dénuées d’intelligence pour gober certaines des conneries des plus grossières et illogiques qui peuvent circuler. A tel point que l’on pourrait se demander si le niveau d’éducation et de connaissance y est pour quelque chose.

Ce n’est donc pas demain la veille que la haine et la stupidité, l’un et l’autre allant souvent de pair, s’arrêteront de circuler.


@+

Jack

24 octobre 2020

Histoire et laïcité

De Clovis à nos jours, le long combat de la laïcité

L’auteur : Alain Bauer. J’aime bien ce gars. Il est souvent invité dans « C dans l’air » (sur la 5) et ses interventions sont toujours pertinentes (en plus de ne pas être dénuées d’humour).

Cet article nous rappelle que l’État et la religion catholique se sont toujours disputé le pouvoir. Dans les pays islamistes, la religion est le pouvoir. Il s’agit en fait de dictatures aux apparats de religiosité, qui sous le couvert d’écrits ancestraux, interprétables à souhait, peuvent tout se permettre (pratique, non ?).

Dans ses formes fondamentalistes, dogmatiques, l’objectif d’une religion, quelle que soit-elle, à toute époque et en tous pays, n’est pas d’ouvrir les consciences à la spiritualité, mais au contraire d’abêtir, et à terme d’asservir. Le tout sur la base de textes sacrés, écrits par on ne sait plus trop qui et quand, pour donner des réponses toutes faites aux grandes questions que tout être humain pourrait se poser. Idéal aussi pour alterner récompenses et châtiments divins, dont les représentants ici-bas sont « autorisés » à donner quelques acomptes. Leurs prédicateurs ne cherchent donc pas à « élever » l’âme des fidèles comme ils l’affirment, mais bien au contraire à « élever » ces derniers comme du bétail, tel un troupeau de moutons serviles et obéissants.  

Il ne peut y avoir de libre arbitre sans connaissance (au sens cartésien) et la libération des peuples et des consciences ne passe que par son partage. Tant que le minimum n’est pas fait, l’obscurantisme occupera le terrain, avec comme terreau la misère économique et intellectuelle. Les extrémistes de tous bords continueront à manipuler et utiliser ceux qui les croient comme des armes, au sens premier du terme comme au sens politique, pour assouvir leurs projets politico-financiers. Ce n’est donc pas par hasard que les islamistes cherchent à démolir l’un des piliers de notre société occidentale, l’éducation. D’abord en contestant l’enseignement et maintenant en tuant ceux qui sont en charge de le dispenser.

Et pour leurs basses œuvres, leurs stratèges savent subjuguer les plus psychotiques, déracinés et autres inadaptés sociaux pour les envoyer au front. N’est-ce pas une idée aussi machiavélique qu’efficace que de trouver ses soldats parmi les plus fous d’entre-nous ?

Ces islamistes radicaux nous font la guerre, une guerre idéologique. Nous ne pouvons la combattre que sur le même terrain, en n’ayant de cesse de démontrer les absurdités sur lesquelles ils l’argumentent. Pour ce faire nous n’avons que deux armes : l’enseignement et la laïcité, qui inclus la liberté d’expression.

Alors soutenons et aidons du mieux que nous pouvons nos enseignants, chacun à notre niveau, en affirmant et en revendiquant haut et fort la laïcité de notre nation (une particularité Française dont nous pouvons être fiers et que nous devons préserver à tout prix), sans rien concéder, sans rien laisser passer, en rappelant à ceux qui pourraient l’oublier, que seule la laïcité permet l’expression de tous les courants de pensée, un partage sans parti-pris de la connaissance, et au bout du compte la liberté de culte. Dans notre société, la religion, quelle que soit-elle, a sa place … tant qu’elle ne cherche pas à se placer devant ce principe de laïcité, seule garantie d’une expression libre et apaisée de toutes les religions.

Ce qui rassemble un peuple (de mon point de vue et à notre époque, je l’entends au niveau Européen), c’est avant tout de partager « un vivre ensemble selon les mêmes codes et valeurs ». Ce choix, celui de la majorité, les minorités doivent le respecter. Cela ne veut pas dire que ces dernières sont rejetées, bien au contraire (nous avons tous à apprendre de nos différences), mais que dans l’espace public, elles doivent se soumettre à nos principes essentiels, dont celui de la laïcité … ou partir, … ou se taire (je ne serais pas contre la déchéance de nationalité pour ceux qui en ont au moins une autre, et à défaut, le retrait des droits civiques et la perte des prestations sociales).

Il n’est donc nullement question de choix ou de confession religieuse, d’origine ethnique et culturelle, de couleur de peau ou de je ne sais quelle autre différence, mais de la façon dont les personnes, quelles que soient leurs affinités spirituelles ou culturelles, se comportent et acceptent le « vivre ensemble » choisi par la majorité des citoyens du pays dans lequel elles vivent.


@+

Jack

07 septembre 2020

Violence animale

En vouloir à des êtres humains, on pourrait comprendre, … mais à des animaux ? … Sauf bien sûr à être gravement psychotique !

On entend souvent « ce type n’est pas humain, c’est un animal ». Mais non, bien contraire même. Seuls les humains sont capables d’actes abominables, car seule la pseudo intelligence humaine peut engendrer des perversions que les animaux n’ont pas.

Comme je l’ai déjà lu quelque part, de par la confiance que nous accordent les animaux domestiques on devrait punir les auteurs de cruauté envers eux, de la même peine que les violences faites aux enfants.

Cet article fait le lien entre violence animale et humaine, en abordant toutes les nuances et paramètres sociologiques qu’il faut prendre en compte :

La cruauté envers les animaux est-elle synonyme de violences envers les humains ?

… Mais grosso-modo, ces nuances d’analyse mises à part, on pourrait quand même en déduire « qui a été cruel envers un animal dans son enfance, le sera probablement envers un humain à l’âge adulte ».


Si cet article fait la distinction entre animaux de compagnie ou non (notions différentes selon les cultures), vertébrés ou non, … pour évaluer « la violence » (aspect sociologique et culturel), un autre article plus ancien, abordait le fait que bien plus d’autres espèces, incluant certains invertébrés, sont sensibles à la douleur (différence entre nociception et souffrance) :

Les animaux: êtres sensibles, sujets de droit

J’en parlais dans ce billet : Douleur animale : sans doute au-delà de ce vous pouviez imaginer

Un autre article aborde d’autres motivations, en plus des “psychiatriques”, expliquant ces violences :

Comment expliquer les meurtres d’animaux ?


On dit toujours que « l’humain est sacré, et que lui faire atteinte est sacrilège ». Soit, mais pourquoi s’arrêter à lui (d’autant que nous ne sommes plus une espèce en voie de disparition) ? Je pense que ce n’est pas une forme de vie plus sacrée que les autres (en dehors des moustiques et de certains êtres humains).

25 août 2020

Histoire pandémie

La défiance envers les autorités dans les situations inquiétantes, n’est pas quelque chose de nouveau :

Les leçons de l’épidémie : la grande peste de Londres vue par Daniel Defoe

Article qui conclut bien à propos : « On pourra alors sourire avec amertume du caractère soi-disant « inédit » des événements présents qui ne sont que l’écume de temporalités plus profondes. »

Certes, mais on ne pourra nier qu’à l’époque ils étaient moins « à la fête » que maintenant.

Comme quoi et quoique certains puissent en médire, on a quand même bien évolué et dans le bon sens, social compris, même s’il reste vrai que les riches s’en sortent encore et toujours mieux que les pauvres (constante liée à l’égoïsme, lui-même lié à l’instinct de survie, … non ?).


06 juillet 2020

Biais cognitifs

« Biais » … de confirmation, de conformisme, de corrélation, d’encrage, …

Des biais qui se renforcent les uns les autres, largement à l'œuvre avec les réseaux sociaux, … la forme moderne des « ragots de village » à l’échelle de la planète.

Un article qui décortique ces mécanismes : objectifs de l’intox (cybercriminalité ou déstabilisation politique et sociale) et pourquoi nous pouvons être tentés d’y croire (mécanisme psychologique).

Covid-19 : entre remèdes miracles et thèses complotistes, retour sur la vague « infodémique »

5 juillet 2020


Le Covid-19 n’est ici abordé qu’à titre d’exemple, ces mécanismes étant à l’œuvre dans toutes les formes de désinformation, des théories du complot aux beaux discours populistes. … Et plus la période est incertaine, mieux ça marche !

En fait, l’auteure fait un parallèle entre deux pandémies, celle du coronavirus et celle de la désinformation infodémie »). Si la première va certainement finir par s’estomper et disparaitre (en attendant la suivante), j’ai bien peur que la deuxième s’amplifiera (circulation de l’information et technologie obligent) et que nous n’en viendront à bout qu’avec l’élévation du niveau culturel et intellectuel de l’ensemble de la population (encore quelques siècles à attendre).

Extraits :

« … de nombreux biais cognitifs … permettent de rapidement discriminer des éléments d’information, et donc de prendre des décisions paraissant intuitives. … cette rapidité, qui exclut le plus souvent le raisonnement de fond et l’analyse, …

… plusieurs biais pourront être observés, parmi lesquels l’illusion de contrôle. Cette dernière, en donnant le sentiment de maîtriser une situation, permet de contrecarrer l’incertitude et l’inconfort qui en résulte. Ainsi, une information donnant l’impression de reprendre le contrôle bénéficiera de ce biais.

Imaginons ensuite la personne influencée par ce biais partage ensuite cette information. Apparaîtra alors le biais de conformisme : si l’information est largement diffusée, elle est réputée faire l’unanimité et doit donc être vraie. …

Un corollaire sera alors le biais de corrélation qui donnera l’illusion d’une relation entre des éléments n’ayant pourtant pas ou peu de rapport entre eux …

une information revue à maintes reprises reviendra plus naturellement à l’esprit et paraître, à tort, d’autant plus crédible. Enfin, pour peu que cette information ait été vue en premier elle bénéficiera d’un biais d’ancrage : elle sera perçue comme une référence ce qui faussera gravement le jugement. »


Les biais de « conformisme » et de « corrélation » sont tout aussi intéressants que le premier (biais de confirmation). Ce sont des travers qui, si nous n’y prenons pas garde, pourraient nous amener à confondre « recoupement d’info » (ce qu’il faut faire) et « simple répétition d’une fake new » (le piège).

Mais plutôt que de nous plaindre du fléau que représente la désinformation, réjouissons-nous des occasions d’exercer notre esprit critique qu’elle nous offre !


Un exemple « parlant » de biais cognitif, apolitique et sans parti-pris (ne pouvant donc pas trop prêter à discussion), juste pour « illustrer » :

L’influence de la Lune est-elle réelle ou imaginaire ?

1 juin 2020

Entre ce que nous aurions facilement tendance à croire (« intuitivement ») et la réalité scientifique (« démontrée »).


Jack

Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.

05 mars 2020

Entre ce que l'on croit et ce qui est ("biais de confirmation")

Il y a ce que l’on croit, de manière intuitive ou passionnelle,
et il y a les faits, historiques et actuels, analysés de façon objective et documentée, par ceux qui, sans passion, se sont vraiment penché sur « la question », celle qui fait débat, qui divise.

Pour exemple :
Bonnes feuilles : « Pour en finir avec la complainte nationaliste ».

On peut aussi rejeter d’emblée tout ce qui ne correspond pas à ce que l’on croit déjà savoir et ainsi continuer à n’alimenter « notre soi-disant savoir » que par ce dont on est par avance persuadé (on restera donc dans le préjugé et les stéréotypes).

Encore et toujours « le biais de confirmation » qui nous guette au coin de chaque info, pour nous induire en erreur, fausser notre vision du monde … et au bout de compte, nous pousser à faire les mauvais choix, que ce soit dans notre vie professionnelle ou dans nos rapports sociaux.

Deux autres articles (pour rappel) qui résument très bien ce « travers cognitif » : ici et ici.


Jack
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.

09 février 2020

Musulmans modérés, islamistes et clichés

Que n’avons-nous pas déjà entendu « un musulman modéré ça n’existe pas », mais aussi « tous les musulmans ne posent pas des bombes, mais seuls des musulmans le font » (cliché occultant les attentats d’extrémistes de droite aux USA comme en Europe, ou de gauche comme ceux des brigades rouges dans l’Italie des années 80). Quant aux attentats suicides, ils n’ont rien inventé non plus. Outre les kamikazes de la guerre du pacifique, l’histoire des conflits regorge d’humains individuellement sacrifiés pour une cause (plus ou moins volontairement d’ailleurs, tout comme chez les islamistes).

Les nazis et ceux qui les suivaient (… et les suivent encore), avaient aussi leurs clichés sur les juifs (« il n’existe pas de juif honnête », « ils tiennent la finance mondiale, sont derrière le pouvoir et sont tous riches », …), mais aussi sur les slaves (les « Untermenschen »).

Tous les clichés ne sont que propagande à l’intention des esprits faibles ou peu instruits, pour rassembler et dresser une ou des communautés (majoritaires) contre une autre (minoritaire) à des fin purement politiques, immédiatement électoralistes ou pour masquer les vrais problèmes dans les périodes de crise. On en trouve parfois dans certains spots publicitaires (fins purement commerciales, bien sûr, … quoique).

J’ai été baptisé protestant et ai même eu droit à une instruction religieuse (église réformée, du soft donc). Aux USA existe les congrégations protestantes évangélistes, avec toutes sortes de variantes confessionnelles (méthodistes, créationnistes, … et je ne sais quoi encore). Ces fondamentalistes n’ont rien à envier à ceux des autres religions. Leur croyance irrationnelle et leur prosélytisme abêtissant, les rendent tout aussi dangereux les uns que les autres.

Sûrement qu’il doit exister quelques sectes extrémistes côté catholique, alors qu’en France les églises ne sont plus fréquentées que par des touristes Chinois (pas en ce moment, il est vrai), la très grande majorité des citoyens baptisés cathos ne pratiquant plus depuis des décennies. Quant à savoir s’il y a moins de croyants pour autant, dans le secret des consciences, mystère.

Question : au regard des fondamentalistes chrétiens, existe-t-il des protestants ou des catholiques modérés ?

Est-ce que la proportion plus importante de culs bénis dans certains pays (Italie et Espagne peut-être, USA, Amérique centrale et du sud certainement), y change quelque chose ? Rendrait les modérés moins modérés ?

Pourquoi en serait-il différemment avec la religion musulmane ? De mon point de vue, ce n’est pas parce qu’en ce début de siècle leurs fondamentalistes sont les plus inquiétants, les plus violents, qu’il faille tout autant se méfier de ses adeptes modérés, sans compter les musulmans baptisés non croyants, les gobeurs de clichés ne faisant pas la différence.

Pourquoi n’entendons-nous pas qu’il n’existe pas d’indouistes modérés ? Pourtant on ne peut pas dire qu’ils n’ont pas de leur côté des fondamentalistes violents, qui eux aussi n’hésitent pas à tuer ceux qui ne partagent pas leurs convictions (pour le coup, les musulmans sont prioritairement visés, juste après les chrétiens). Eux aussi, tout comme les islamistes, prônent l’élévation de la religion hindoue au niveau de l’État et s’imposant à tous … comme « un art de vivre » (disent-ils).

Les croyants ne comprennent des « livres sacrés » (Coran, Bible, Talmud, Védas, …), tous interprétables à souhait, ou des paroles des prêcheurs leur rapportant les extraits et interprétations qui les arrangent, que ce qui se rapproche le plus de ce qu’ils sont, par avance, prêts à croire. En ce sens, leurs paroles et leurs actes, bienveillants ou agressifs, correspondent plus à leur profil psychologique, qu’aux préceptes de leur religion. Celle-ci, outre d’être un instrument de manipulation de masses, est aussi un exutoire de fantasmes individuels, bons ou mauvais, selon la nature des gens.

J’admets que le coran, que je n’ai pas lu mais d’après ce que j’ai compris au travers quelques reportages crédibles sur l’histoire des religions, pourrait être l’un des écrits religieux fondateurs des plus violents, le plus guerrier de tous (Mohamed, à la différence de Jésus, était un chef de guerre). Cela explique sans doute que la violence de leurs fondamentalistes soit en rapport, avec les salafistes en haut du spectre (une application stricte et médiévale du coran, qui nous vient d’Arabie Saoudite avec le wahhabisme).

Les autres croyants, pratiquants ou non, n’ont pas à être victime d’un dangereux amalgame, appuyé par les clichés populaires. Ils ne sont en rien responsables des agissements des extrémistes de leur religion, qu’ils la pratiquent ou non. Certes, ils doivent désapprouver et en dénoncer les dérives, ce qu’ils font me semble-t-il.

Les islamistes ont une vision politisée de la religion musulmane. Elle doit être au pouvoir et diriger tous les aspects de la vie de ses assujettis. Pour eux, le monde doit devenir islamique (ils font plus fort que les fondamentalistes hindous qui s’arrêtent à l’Inde), tout comme Lénine n’envisageait la survie du communisme, qu’à l’échelle planétaire (l’histoire semble jusqu’à présent lui donner raison, le communisme n’ayant survécu que de façon larvée et dénaturée après l’effondrement de l’URSS).

Pour y arriver, ils doivent diviser la société civile en dressant les communautés les unes contre les autres (notamment à coups de clichés anti-occidentaux), obligeant les musulmans modérés à choisir un camp (j’ai l’impression qu’ils l’ont choisi, et que ce n’est pas celui des islamistes).

Du côté des occidentaux, et sans s’en rendre compte, ce qui est encore plus sournois et dangereux, les colporteurs de clichés anti-musulmans ne font qu’aider les islamistes dans leur besogne.

Dans les pays arabes où les islamistes sont aux manettes (Arabie Saoudite côté sunnites, Iran côté shiites), il n’y a effectivement pas de musulmans modérés, … seulement des musulmans soumis.


Un article qui tombe à pic pour terminer cette réflexion (municipales) :

Débat : Le fantasme des « listes communautaires » (9 février 2020)

Maintenant, je ne serais pas contre d’interdire toutes listes « pro-religieuse » (la religion n’ayant rien à faire dans le débat politique d’un État laïc), et en première intention une éventuelle liste « pro-salafiste ». Mais à ce jour aucune n’est en vue, car de surcroit, comme l’écrit l’article, … pour les salafistes, voter est contraire à la loi islamique ! … C’est dire à quel point leur vision du monde est d’un autre temps et qu’à mon humble avis, ils ne sont que peu suivi par la majorité des musulmans et le seront de moins en moins (ce qui n’exclu pas la vigilance).

Le fait qu’ils communiquent principalement par la violence, la dernière arme de ceux qui n’ont pas d’argument intelligible, le démontre.


Jack (athée, mais pas agnostique)

05 février 2020

Liberté d'expression et droit au blasphème

La loi Française est assez claire :
  • Vous avez le droit de dire ou d’écrire que l’islam c’est de la merde !
  • Mais pas d’insinuer que les islamistes sont de méchants cons.
Rappel légal par Le Monde (en partant de l’affaire Mila). Donc j’écris sans trop de risque (si ce n’est de la part des méchants cons), que je suis d’accord avec Mila (16 ans, voir « l’affaire » infra) et affirme haut et fort que l’Islam c’est vraiment de la merde !

… Comme d’ailleurs, de mon point de vue toutes les religions, outils manipulatoires de masse prônant le bien, mais qui sous ce couvert et dans les faits (avec l’histoire et l’actualité comme témoins), font et ont toujours fait beaucoup plus de mal.

Je ne vous ferai donc pas part de ce que je pense (et là, je suis totalement libre) … des islamistes.
Je n’ai pas trop d’avis en ce qui concerne les musulmans (pas plus que j’en ai vis-à-vis de tous les autres croyants de la planète), en raison de la très grande différence entre la religion musulmane et l’Islamisme, une pratique et un prosélytisme religieux que j’assimile au catholicisme médiéval du temps de l’inquisition, quand nous étions gouvernés par des culs bénis patentés, comme le sont encore, 600 ans plus tard et à une religion prés, d’autres pays dans le monde (j’ai toujours du mal à comprendre comment, de nos jours, ça peut encore marcher).

Revenons à « l'affaire Mila » : résumé en vidéo (France Télévision) ou en texte (Le Monde).
Certes, notre ministre garde des sceaux n’a pas été à la hauteur dans cette affaire (difficilement acceptable pour une ministre de la justice).

Et encore une fois, sur le thème de la laïcité, je ne peux qu’être totalement en phase avec les propos de la journaliste Zineb El Rhazoui (dans la vidéo) qui résume assez bien la problématique et ce qu’il ne faut absolument pas lâcher.

Finalement, ce n’est pas plus mal que ce débat entre religion et laïcité revienne à l’affiche, … en espérant que ce ne soit pas que les partis d’extrême droite qui s’approprient le thème.

Merci Mila ! 

Cela dit en passant, Zineb El Rhazoui, comme Mila et son avocat, sont sous protection policière des méchants cons, pour défendre notre laïcité. Je déplore qu’il faille en arriver là dans la défense de nos droits et libertés fondamentales, mais reconnais qu’à ce titre, la partie de mes impôts consacrée à leur protection, est bien employée.

@+
Jack
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.














02 février 2020

Réseaux sociaux et Information : ad nauseam

Wikipédia : L'Argumentum ad nauseam ou avoir raison par forfait est un sophisme basé sur la répétition d'une affirmation. C'est le mécanisme qui se cache derrière l'efficacité des rumeurs et de la propagande (ou publicité) répétitive (voire, à l'extrême, du lavage de cerveau).

Vous vous amuserez surement à passer en revue les différentes formes de Sophisme (très à la mode en ce moment) au travers des exemples et de la liste des arguments fallacieux proposés par Wikipédia. Vous constaterez que nous en « croisons » régulièrement dans chaque conversation animée, passionnée, sur des sujets divers et variés chaque fois que les avis ne sont pas partagés.

Mais si le sophisme relève de la manipulation intellectuelle, le « Biais de confirmation » est quant à lui un piège que nous nous tendons à nous-même (pour rappel : ne s’intéresser qu’à des informations qui vont dans le sens de ce dont on est déjà persuadé, à tort ou à raison, donc dans celui de nos préjugés, … et là, c’est toujours à tort).

Le problème avec les réseaux sociaux (auxquels je ne suis pas addict) est que ce mécanisme « auto-manipulatoire » est exacerbé par celui des préférences, paramétrées volontairement ou automatiquement dans les comptes de chacun. Au final, la même information est confirmée par les mêmes sources et relayée par des personnes dont les avis sont proches. Cela va jusqu’à donner l’illusion d’un recoupement de l’info, alors qu’il ne s’agit que de la même qui tourne en boucle sous différentes présentations.

Je ne suis pas à l’abri d’être « victime consentante à l’insu de mon plein grés » du biais de confirmation, mais m’interroge régulièrement à son sujet pour éviter de l’être. Par ailleurs, je multiplie mes sources d’informations et recherche celles qui pourraient se contredire.

Mais de qui doit-on se méfier le plus ?

Des journalistes aux opinions bien tranchées, des propagandistes de tous bords, de toute nature et de tous pays, utilisant les réseaux sociaux pour submerger les internautes d’infos mensongères à des fins manipulatoires, … ou des lecteurs qui, par naïveté ou par calcul, relaient cette information nauséabonde ?

La réponse est à mon avis : méfions-nous d’abord de … nous-même !

Si nous, les lecteurs, étions moins aptes à gober toutes les conneries qui passent, les manipulateurs feraient chou blanc.

Les origines de « l’information ad nauseam » sont variées (recherche de pouvoir, d’argent, haine pathologique, …), mais son terreau est la bêtise humaine et l’inculture (pas forcément liés).


Jack
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16 janvier 2020

Réseaux sociaux & évolution

Confirmation que les réseaux sociaux nous rendent plus stupides :
Comment démontrer (facilement) que la Terre est bel et bien ronde
Extrait :
Désormais, on compte des milliers voire des millions d’adeptes de la Terre plate de par le monde et il existe des conférences où ils se rassemblent, des t-shirts dédiés, des modèles à l’échelle, des manuels ou vidéos de prosélytisme… Un documentaire (Behind the Curve, 2018) et plusieurs études scientifiques se sont penchés sur ce qui est devenu un phénomène.”

Vous pouvez passer vite-fait les premiers sous-titres (ce que vous savez déjà), pour aller directement à celui-ci (milieu de l'article) : Pourquoi la rotondité de la Terre est-elle remise en question ?

Inquiétante l'augmentation de la circulation d'une pseudo-information sur les réseaux sociaux au détriment des relais d'information traditionnels de qualité et cette défiance accrue envers toutes les élites et les gouvernants, sans distinction. Tout cela ne me parait pas aller dans le bon sens, celui d'une société plus éduquée et apaisée, et au final plus juste et plus saine comme nous le souhaiterions tous.
Bien au contraire, le résultat ne pourra qu'être à l'opposé de ce que souhaitent ceux qui la critiquent le plus.

Moins de savoir, c'est moins de liberté, car les dictatures se bâtissent toujours sur la désinformation, le mensonge et l'inculture.

Un constat que je ne suis pas le premier à avoir fait :

Vous rappelez-vous de cette époque, avant internet, où l’on pensait que toute cette stupidité collective était due à un manque d’accès à l’information ?

… Bon ben, c’était pas ça !

Pour chure, ché ben vrai cha !

@+
Jack
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