29 mars 2012

Présidentielles : les paris sont ouverts


... pour les élections présidentielles, et ce n'est ni une métaphore, ni une blague. Pour de vrai !

Rappel élémentaire de tous paris : à mise égale, plus vous prenez de risques, plus l'effet de levier augmente, plus le potentiel de gain est important.
Si vous n'êtes pas « petit joueur », c'est en pariant contre celui qui a le moins de chances au départ, que vous pourrez démultiplier vos gains à la sortie.

Analyse (pour amateurs de logique) :
  • si espérer c'est croire, vous devriez croire de prime abord que le gagnant (du pari et de l'élection) sera celui que vous espérez, mais également celui que la majorité espère,
  • mais pour faire un gain digne de ce nom, vous devez parier sur l'outsider, à savoir sur celui que vous ne voulez pas, et croire au final que ce que la majorité espère n'arrivera pas, ou du moins que la majorité des parieurs ne sera pas celle des électeurs,  
  • ce qui revient à espérer que le gagnant du pari, ne soit pas celui pour lequel vous auriez voté (avant de parier)
Ai-je été clair ?

Autrement dit, si la logique démocratique veut que l'on vote pour celui qui sert au mieux nos intérêts, et celle du jeu que l'on mise dans le sens contraire de ce que joue la majorité, vous avez tout à gagner en pariant pour celui avec lequel vous avez tout à perdre !

Le jeu a ses dérives propres et sa part d'irrationalité. La politique à également les siennes, très différentes, tant sur le plan des dérives que sur celui de l'irrationalité. Quand on commence à mêler les deux, le jeu et la politique, on s'aventure sur des chemins inexplorés jusqu'ici.

Pour l'instant, « faites vos jeux » :

Elections présidentielles - 28/03/2012 | 19:28 - 300 mots
Les parieurs sportifs élisent ...

... en attendant le « rien ne va plus », ... qui j'ose l'espérer, ne devra pas être pris au sens propre après l'élection.


@+
Jack  

Pour qui ai-je parié ?
Ayant horreur des jeux de hasard, je ne pratique jamais ce type de paris, ... et encore moins les « sportifs ».

25 mars 2012

Le pouvoir de la confiance dans l'économie

La valeur de l'argent est basée sur la confiance, on le sait. La valeur boursière d'une entreprise aussi, on s'en doute.

Mais « en gros », comment tout cela « fonctionne-t-il » ?

Le moteur de la croissance, et donc de la santé économique des entreprises et des pays, c'est la "consommation" (vous et moi au final).

La consommation est globalement liée aux salaires ou aux crédits (pour acheter il faut avoir de l'argent), mais aussi et peut-être « surtout », à la confiance des gens en leur avenir (épargne ou dépense).

A niveau de consommation égale, en quoi la valeur d'un billet et d'une action, d'une entreprise et de l'économie d'un pays, de la croyance qu'ont les gens (de l'acteur économique le plus influent au simple particulier) et le crédit bancaire sont-ils liés ?

Pourquoi lorsqu'un seul de ces paramètres trébuche, alors que les ménages n'ont pas (encore) baissé ou augmenté leur niveau de consommation ou d'épargne, tous les autres tombent comme une série de dominos, dont le dernier (et non le premier comme ont aurait pu le croire) sera ... la consommation, ce qui ne fera bien sûr qu'aggraver la situation (partie de dominos ... "second tour").

Essayons de faire simple.

La valeur d'un billet n'est que le reflet de l'état de santé économique d'un pays, du moins de ce que lui donnent les pays étrangers et tous les acteurs économiques du monde, de sa valeur relative par rapport aux autres monnaies (évaluation sur le Forex, marché des changes).

Un billet de banque c'est un peu comme une valeur boursière. Le principe est le même : il n'a que la valeur que les acteurs économiques lui donnent à ce jour en prévision de demain.

Cette monnaie va-t-elle prendre ou non de la valeur ? Toute est une question de croyance en l'économie et en la stabilité du pays qui imprime ce billet. On est confiant en son avenir ou non. Exactement de la même manière qu'une valeur boursière est "évaluée sur le grand marché de l'offre et de la demande mondiale" (bourses).

Mais qu'en est-il de la valeur "réelle" d'une entreprise ? Pourquoi la valeur d'une action et celle de l'entreprise "s'influent" l'une et l'autre ?

Théoriquement, la valeur d'une entreprise est liée à la qualité de ses produits, de sa direction et de son personnel, de sa technicité, du type de produit et de marché sur lequel elle se situe (porteur ou non), de ses moyens financiers et de quelques autres paramètres qui ne sont pas liés à la valeur de son action.

Hors quelques effets indirects (dont l’accès au crédit), l'entreprise n'est pas plus riche ou pauvre si le cours de son action monte ou descend. Elle n’a amélioré sa trésorerie que le jour où elle a mit ses action sur le marché financier, c'est-à-dire au jour de son introduction en bourse ou celui de son augmentation de capital. Ensuite l’action passe de mains en mains de manière indépendante et non contrôlée par la société (enfin, toujours en théorie). L'entreprise n’a encaissé l’argent que de ses premiers actionnaires. Ceux-ci ont généralement revendu leurs actions depuis belle lurette et celles-ci "tournent" librement dans le monde obscur de la finance sans que cela n’affecte, toujours hors effets indirects, la trésorerie de l’entreprise..

Normalement, logiquement, la valeur "intrinsèque" d'une entreprise n'est pas liée à la valeur de son action, alors que celle-ci oui. Son cours sera (du moins "devrait être") lié à la confiance qu'auront de son avenir les acteurs économique qui se l'échange. Un cours de bourse n’est pas le reflet de la valeur intrinsèque de l'entreprise aujourd’hui (mathématiquement calculable), mais plutôt celui de la valeur qu’elle aura demain (beaucoup plus difficile à estimer). En fait de « reflet » de la valeur d’une action, c’est au vrai sens du terme celui que voient les différents acteurs économiques qui se l’échangent, vision forcément différente ne serait-ce qu’entre l’acheteur qui y croit et le vendeur qui n’y croit plus.

Ce cours va donc être fortement influencé par tout un tas de mécanismes techniques et surtout hautement psychologiques (influences, infos et intox, politique, comportements de masse, effets d'entrainement, réactions humaines aux désirs et aux peurs). Cela explique que le cours de bourse d'une action est fortement instable alors que l’activité de l’entreprise à laquelle elle est liée ne l’est pas forcément. En fait, ce cours est plus lié à l'environnement économique et politique national ou mondial, qu'à la valeur réelle de l'entreprise et de ce qu’elle produit. 

Conséquence (là sont les « effets indirects » du cours de l’action sur l’entreprise) : si son cours baisse l'entreprise sera "moins crédible" auprès de ses "prêteurs" (banques, créanciers) car ceux-ci vont à très juste titre, penser que si les acteurs économiques évaluent faiblement le prix de l'action, c'est qu'ils n'ont pas confiance en sa valeur future, donc aux résultats économiques futurs de l'entreprise. Par ailleurs, l'entreprise aura plus de mal à lever des capitaux en faisant de nouveau appel au marché (augmentation de capital). Mais encore et surtout, elle s’expose à un changement de contrôle (OPA par exemple), ce qui pour un prêteur n’est tout de même pas anodin.

Or pour bien fabriquer, bien vendre, étendre ses parts de marché, une entreprise a toujours besoin d'investir. Pour ce faire, elle a toujours besoin d'argent frais qu’elle emprunte auprès des acteurs financiers, qu’il s’agisse d’organismes bancaires ou d’actionnaires (l’action n’est pas autre chose qu’un titre de créance, ... sans intérêt ni date limite, à la différence d’un emprunt classique). Elle a donc besoin de la confiance de ceux auprès desquels elle emprunte, ces derniers se basant sur la confiance accordée par les autres acteurs économiques au travers de son cours de bourse (et oui, « tout le monde se regarde »).

Autrement dit, si le cours baisse, l'entreprise aura plus de mal à obtenir des capitaux et aura donc des difficultés à faire face à sa concurrence, n'aura pas les moyens financiers suffisants pour évoluer, perdra des parts de marché et donc de l'argent car ses résultats baisseront. Tout ceci inversement si le cours de son action monte.

Conclusion, le cours de bourse a un impact sur la santé des entreprises, donc sur l'économie d'un secteur, d'un pays, et à terme sur la valeur de sa monnaie. La boucle est bouclée.

La santé économique et la stabilité politique économique sont donc fortement corrélés aux marchés financiers, qu'ils soient locaux (zone géographique, secteur économique) ou mondiaux.

Le monde a confiance, les bourses montent, les entreprise se portent mieux, des richesses se dégagent, le chômage baisse et les salaires montent (du moins en théorie pour ces derniers), le monde va mieux.

Le monde a peur (comme en ce moment), s'inquiète de son avenir, et tout s'inverse ... dans le même ordre

Quant aux plans de relance actuels à coups de milliers de milliards qui en fin de compte ne sont qu'une façon de faire "tourner la planche à billets" pour relancer la consommation, moteur principal de l'économie, leurs résultats devraient être :

- mitigés avec un fort risque inflationniste dans les 10 ans à venir si l'économie repart avec un réel retour à la consommation interne.

- positifs sans trop de risques inflationnistes en cas d’accélération du moteur production/consommation, notamment avec l'arrivée de nouveaux consommateurs issus des "grands réservoirs" en puissance en Chine et en Inde. C’est le scénario auquel je crois, pour lequel je reste optimiste.

- catastrophiques si la consommation ne redémarre pas ou pas bien, en fait si la confiance ne revient pas, qu’il s’agisse de celle des particuliers, des entreprises et par répercussion, de celle des opérateurs financiers (banques, bourses).

Donc, tout est dans la confiance. Et celle-ci, seuls les politiques peuvent l’insuffler.

 

@+

Jack

21 mars 2012

... loin de Wall Street



... et tout aussi loin de la haine engendrée dans nos banlieues ou par les religions. Nul besoin de texte ou d'explication, l'image suffit et le fond musical est parfaitement adapté.

Émouvant.


Rencontre avec la tribu Toulambis (Papouasie, Nouvelle Guinée), dont les membres n'ont jamais été en contact avec le monde extérieur. En 1976, l'explorateur français Jean-Pierre DUTILLEAUX entre en contact avec la tribu Toulambis (Papouasie, Nouvelle Guinée), dont les membres n'ont jamais été en contact avec le monde extérieur, à plus forte raison avec des humains à la peau blanche. Cette rencontre a heureusement été filmée par une équipe française.

20 mars 2012

Les Pieds Nickelés s'expriment


Petite vidéo sympa sur notre toute aussi sympathique jeunesse de banlieue. Un peu turbulente d'accord, mais ne l'avons-nous pas été aussi ?
Ce qui fait plaisir, c'est qu'elle ne semble pas totalement se désintéresser de la politique, de la vie sociale et donc de notre avenir à tous.
Une jeunesse qui sait ce qu'elle veut, c'est toujours rassurant.

Si vous écoutez bien le début, fort de son succès en milieu urbain, elle nous fait part de sa volonté de porter sa joie et sa bonne humeur dans nos campagnes. Elle parait motivée et on perçoit qu'elle a des idées bien arrêtées.

C'est en tout cas la preuve que la liberté d'expression existe encore dans nos démocraties et qu'au bout du compte, Sarko ne l'a peut-être pas tant bridée qu'on aurait pu le croire en première analyse (il a juste bridé la vitesse sur les routes).
Mais ce n'est pas une raison de voter Marine, l'idole de ces jeunes. On ne va tout de même pas tout leur accorder, ce serait les gâter.

Au fait, petit point de droit : pour diffuser sans risquer des poursuites de l'avocat des « pieds nique laits », il faut demander l'autorisation à Ribouldingue (c'est celui du milieu).
Le commissariat le plus proche devrait pouvoir vous donner ses coordonnées.
Non ? Mais que fait la police ?!

http://www.bloc-identitaire.com/video/475/cortex-clashe-identitaires-b



@+
Jack 
Louper une occasion de rire ou sourire, est un risque majeur pour la santé !
... d'autant plus que "Le rire n'est jamais gratuit, car l'homme donne à pleurer et prête à rire" (Pierre Desproges).

13 mars 2012

Matière à réflexion préélectorale


Elections - 12/03/2012 - Quand la campagne présidentielle prend des airs de cours de récré
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120312trib000687777/quand-la-campagne-presidentielle-prend-des-airs-de-cours-de-recre.html#xtor=EPR-2-[Morning+Briefing]-20120313

Extraits :

«  .../...

Une récente étude de l'Observatoire du Dialogue et de l'Intelligence sociale (ODIS) démontre comment, selon une gouvernance en place, des systèmes humains peuvent produire ou détruire simultanément du lien social et de la performance. Or le clivage politique central dans les sociétés postindustrielles repose sur l'opposition du travail et du capital.
.../...
Les partis situés à gauche de l'échiquier politique font primer le lien social sur la performance tandis qu'à l'opposé les partisans du libéralisme économique et plus globalement les partis de la droite font primer la performance sur le lien social. "La corrélation étroite entre lien social et performances dévoile l'ineptie de ce clivage et donc la caducité des termes actuels du débat public", note le rapport de l'ODIS "Gouvernance : Lien social et performance".
.../...
"Le raisonnement politique ne peut plus être "faut-il générer d'abord du lien social ou de la performance ?" Mais "comment faire pour générer les deux simultanément ?", conclut l'ODIS. Sur une longue période on constate qu'un corps social soit construit l'un et l'autre, soit détruit. Car les niveaux de lien social et de performances dépendant d'un seul et même paramètre : c'est le mode de gouvernance qui organise la circulation des personnes et des informations afin que chaque fait, chaque idée, chaque expérience, chaque savoir-faire, et chaque énergie, trouve la place qu'il mérite au profit de tous".
.../...

Réinventer le débat public

Il s'agit de savoir si face aux dangers qui guettent et aux évolutions nécessaires pour s'adapter au mouvement permanent du monde, nous allons nous replier sur notre passé glorieux, nos savoirs théoriques, nos intérêts particuliers, nos proches avec un mode de gouvernance qui concentre les pouvoirs en quelques mains que nous croyons "éclairés" ou si nous allons savoir organiser l'ouverture à toutes les personnes, tous les faits, toutes les idées ?

.../... »

J'ai bien peur qu'il faille encore attendre quelques décennies avant que ce débat prenne la hauteur qu'il mérite, d'autant que pour être efficace, il devrait se dérouler au même niveau que l'économie : mondialement. Vu « le niveau » national actuel, on n'est pas sorti de l'auberge !
A force de continuellement ressasser de vieux raisonnements face à des situations nouvelles, l'accumulation des problèmes irrésolus pourrait bien finir par nous péter à la gueule.  

Quelques citations qui me semblent adaptées à la campagne présidentielle qui est en train de se dérouler :
Paul Valery
"Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion."
"La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde."
Albert Einstein
"S'il est difficile de casser un atome, il sera autrement plus difficile de casser les certitudes."
"Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine. En ce qui concerne l'univers, je n'ai pas acquis la certitude absolue."

... Et une dernière, toujours d'Albert Einstein, pour avoir une idée de ce qui se passera après l'élection (quelque soit l'élu) :
"La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Quand nous réunissons la théorie et la pratique, rien ne fonctionne et personne ne sait pourquoi ! "


@+
Jack 
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.

07 mars 2012

L'information (presse ou internet)

Petite caricature sur l'information dans un monde que je connais bien (celui de l'économie et de la finance), mais que vous pourrez rapprocher de vos propres sources d'infos sur le Web, dans les matières qui vous occupent ou vous intéressent.
Je ne parle bien sûr que de la presse dite « sérieuse » et « reconnue », qu'il s'agisse de journaux spécialisés en ligne ou d'agences de presse. 

L'abondance

L'information est tellement abondante et « tous azimuts » qu'il faut bien sûr en faire le double tri, de l'utile et de l'exact. Mais comme elle est essentielle, on ne se plaindra ni de sa profusion, ni de sa variété, tout en gardant à l'esprit que « trop d'information tue l'information ». 

Je n'évoquerai pas « l'information piégée » (ou « intox ») qui bien sûr et on s'en doute, n'est pas rare dans le milieu « soi-disant surveillé » de la finance. 

Le mélange des genres

Un exemple parmi d'autres où les monnaies sont mélangées :
« AOF ... l'équipementier télécoms français a généré un résultat d'exploitation ajusté de 108 millions de dollars, représentant 2,8% des revenus, contre 28 millions d'euros, représentant 0,7% des revenus, un an plus tôt. ... »
(http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?num=0fa0764ecccbcd6ac2a44b52a2de7d13&org=1rPALU) 

Il arrive aussi que l'on compare bénéfice et résultat brut d'exploitation, ou encore l'EBITBA (résultat avant dotation amortissements et provisions) avec l'EBIT (avant impôts et taxes) ou le résultat net (final), quand ce n'est pas des résultats comparés sur des échelles de temps différentes. 

Pour les néophytes, tout cela revient un peu à comparer le prix en francs de 250g de petits pois à l'étalage du marché en 1998, avec celui en euros de la boite de conserve vendue aujourd'hui en grande surface.

Le mauvais Français :


Dans leur empressement (ou leur mauvaise formation en Français), les journalistes négligent tellement le bon français et la ponctuation, dans des phrases qui n'en finissent pas, qu'il faut parfois s'y reprendre à plusieurs fois pour comprendre l'article (pareil pour moi ? ... parfois, sans nul doute, mais je fais des efforts).


Il y a aussi les traductions bâclées (beaucoup d'infos étant d'origine anglo-saxonne). La personne ayant traduit l'article ne maîtrisant pas l'économie, ou l'économiste traduisant sans vraiment maîtriser l'une des deux langues (on peut comprendre).
Dans notre monde de spécialistes, et ce dés le lycée, on est « matheux » ou « littéraire », mais rarement les deux. 


En tout cas, notre système éducatif a tout fait pour :
  • qu'un bon économiste ne sache pas s'exprimer correctement, ce qui ne nous permettra donc pas de savoir ce qu'il veut nous dire
  • et qu'un poète « essayiste en économie » nous fasse joliment part de son avis, ce dont tout le monde se fout ... du moins dans le monde de la finance.
Nous voilà donc bien informés.

Pour ceux qui préfèrent l'information « visuelle », il y a les présentations graphiques


Ce n'est pas trop lisible, mais il s'agit d'une représentation différente de données strictement identiques (période et prix). 

Tout ceci me conforte dans l'une de mes règles en matière d'autodiscipline boursière : ne jamais sur-réagir à l'info












06 mars 2012

Vie privée et piège des réseaux sociaux


Que les fans de réseaux sociaux n'aillent pas se plaindre d'atteintes à leur vie privée : ils sont les premiers à « s'auto-ficher ».

Aucun risque à écrire ce que l'on pense, qui on est et ce que l'on aime, voire même à afficher sa bouille ou celle de ses proches, tant que l'on reste relativement anonyme (caché, comme moi, derrière un pseudo), tant que l'on ne donne pas ses coordonnées (adresse, téléphone, email). Personnellement je n'ai pas grand-chose à cacher ... si ce n'est mes coordonnées postales, téléphoniques ou électroniques à tous les commerçants de la planète.

Quand vous vous inscrivez quelque part, paramétrez je ne sais quel compte ou logiciel (téléphone ou pc), n'oubliez jamais d'aller décocher certaines petites cases, généralement « cochées par défaut ». Du genre :
« j'accepte que mes coordonnées, mes goûts, mes codes bancaires, mes recettes occultes, mes mensurations,  ... et toutes infos me concernant ainsi que celles de mes amis au passage, enfin que tout ce qui est sur mon téléphone, dans mon pc et même mon journal intime si j'en ai un ou celui de ma maîtresse ou de mon amant, soient divulgués un peu partout dans le monde, sans considération de savoir qui les exploitera et ce que l'on en fera »
« j'accepte de renoncer à toutes mes libertés individuelles fondamentales et autorise mon téléphone à enregistrer toutes mes conversations ainsi que la Webcam de mon pc à se déclencher à tous moments, m'engageant à me mettre à poil devant elle dés que l'ordre m'en sera donné »

Bon d'accord, il y en a toujours une qu'on est obligé de cocher (sinon, l'enregistrement est refusé) :
« j'accepte sans réserve ni restriction aucune, l'ensemble des conditions générales, particulières, jointes ou pas, présentes et à venir, sans quoi les extraordinaires avantages qu'ATTRAPE MOUCHE a la générosité de m'offrir gratuitement, ne me seraient pas accordés.
Extrait des CG : « j'accepte de ne plus être considéré comme un être humain pensant librement, mais comme une unité de compte à l'usage du pouvoir en place et tous les commerçants de la planète. En confirmation de ma bonne volonté à participer à ce grand élan de solidarité sociale, je m'engage à mettre à disposition de tous les membres : mon album photo, un scan de mes empruntes digitales ainsi qu'un échantillon de mon code génétique, l'un de ces élément pouvant rendre service à un éventuel « sérial kisser » de passage, ou l'une de toutes ces bonnes âmes qui jalonnent ces fabuleux réseaux sociaux où tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil ».

Les réseaux sociaux c'est « gratos », sans contrepartie, ... Est-ce bien certain ?
Comment croyez-vous qu'ils « vivent », qu'ils se négocient en bourse plusieurs milliards ?
Uniquement par le biais de recettes publicitaire, actuelles ou futures ?

@+
Jack

télétravail et vendeurs de rêves


L'argent facile existe ... pour ceux qui vendent les solutions miracles à ceux qui y croient.

Un site US dont je ne donnerai pas l'URL, propose comme bien d'autres, des solutions pour gagner facilement de l'argent depuis chez soi, sans autre investissement qu'un ordinateur et un accès à Internet. Pas la moindre parcelle de matière grise n'est exigée (à mon sens, pour un meilleur fonctionnement de l'attrape gogos, ce serait même le contraire).
$6,000-$8,000 (4 à 6000 €) mensuel, avec des pointes à 450 €/jour, pour seulement 13 H par semaine ! ... Chez soi et avec son seul PC connecté au Web ! Même le porno en ligne ne doit pas rapporter ces sommes.

Pour les curieux qui aiment l'aventure (aucune garantie sur la fiabilité du site) ou pour permettre aux lecteurs incrédules (et ils ont bien raison) d'aller vérifier que je ne n'affabule pas, je peux tout de même donner le nom de l'enseigne de ce site d'offre(s) de travail à distance qui, au jour où je suis passé dessus, puait l'escroquerie : « News Daily 7 ». A à ne pas confondre avec « NewsDaily ». Dés qu'il y a « emprunt d'un nom prestigieux », il y a une forte probabilité qu'il s'agisse d'un piège (grossier en plus). Au moins, c'est un signalement simple pour repérer les escrocs.

Un simple clic sur Home et on voit immédiatement à qui on a affaire. En plus, il y a demande de confirmation pour quitter la page ! Je déteste ! Avec les machins qui clignotent et font ressembler les pages à des sapins de noël, rien de tel pour faire fuir. Ces marchands de soupe, pollueurs d'internet, m'exaspèrent.

Toute la page parle de résultats aussi faciles qu'extraordinaires, précise que leur offre n'a rien à voir avec les toutes les escroqueries qui pullulent sur Internet ... ce qui est quand même un comble. Si quelqu'un trouve utile de vous préciser d'emblée qu'il n'est pas un voleur, c'est qu'il y a de grandes chances qu'il en soit effectivement un. Par contre, pas un mot sur le type de jobs. Quelques clics ici et là, c'est toujours la même chausse-trappe de page.

Le piège ? Certainement la vente préalable d'un « kit » ou de frais de dossier. Ben voyons, ne faut-il pas être complètement stupide pour ne pas investir 100 € sans risque, pour avoir de fortes probabilités d'en gagner 10.000 ? Il n'y a que les cons comme moi qui mettent 10.000 € à hauts risques (bourse), pour de faibles probabilités d'en gagner 100 !
« Les frais de dossier » ! Pour exemple, un piège très connu qui visent les jeunes filles : le book, ... en vue de devenir mannequin, se faire remarquer par des producteurs ou managers du show bizness.

Ha ces Amerloques, leurs pièges à gogos ne sont pas plus subtiles que ceux des Africains !


Que cette annonce (datant de 10 ou 15 ans) soit réellement parue dans un journal local de l'époque (Abidjan de mémoire) ou ne soit qu'une pure invention, un gag, j'adore la caricature commerciale, car elle résume à elle seule jusqu'où on peut aller pour vendre sa soupe et l'immensité de la crédulité. Celle-ci ne se mesure pas qu'à ceux qui gobent les pubs, mais aussi aux annonceurs qui croient que l'on va les croire. Elle est sans limite.


@+
Jack