07 mars 2012

L'information (presse ou internet)

Petite caricature sur l'information dans un monde que je connais bien (celui de l'économie et de la finance), mais que vous pourrez rapprocher de vos propres sources d'infos sur le Web, dans les matières qui vous occupent ou vous intéressent.
Je ne parle bien sûr que de la presse dite « sérieuse » et « reconnue », qu'il s'agisse de journaux spécialisés en ligne ou d'agences de presse. 

L'abondance

L'information est tellement abondante et « tous azimuts » qu'il faut bien sûr en faire le double tri, de l'utile et de l'exact. Mais comme elle est essentielle, on ne se plaindra ni de sa profusion, ni de sa variété, tout en gardant à l'esprit que « trop d'information tue l'information ». 

Je n'évoquerai pas « l'information piégée » (ou « intox ») qui bien sûr et on s'en doute, n'est pas rare dans le milieu « soi-disant surveillé » de la finance. 

Le mélange des genres

Un exemple parmi d'autres où les monnaies sont mélangées :
« AOF ... l'équipementier télécoms français a généré un résultat d'exploitation ajusté de 108 millions de dollars, représentant 2,8% des revenus, contre 28 millions d'euros, représentant 0,7% des revenus, un an plus tôt. ... »
(http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?num=0fa0764ecccbcd6ac2a44b52a2de7d13&org=1rPALU) 

Il arrive aussi que l'on compare bénéfice et résultat brut d'exploitation, ou encore l'EBITBA (résultat avant dotation amortissements et provisions) avec l'EBIT (avant impôts et taxes) ou le résultat net (final), quand ce n'est pas des résultats comparés sur des échelles de temps différentes. 

Pour les néophytes, tout cela revient un peu à comparer le prix en francs de 250g de petits pois à l'étalage du marché en 1998, avec celui en euros de la boite de conserve vendue aujourd'hui en grande surface.

Le mauvais Français :


Dans leur empressement (ou leur mauvaise formation en Français), les journalistes négligent tellement le bon français et la ponctuation, dans des phrases qui n'en finissent pas, qu'il faut parfois s'y reprendre à plusieurs fois pour comprendre l'article (pareil pour moi ? ... parfois, sans nul doute, mais je fais des efforts).


Il y a aussi les traductions bâclées (beaucoup d'infos étant d'origine anglo-saxonne). La personne ayant traduit l'article ne maîtrisant pas l'économie, ou l'économiste traduisant sans vraiment maîtriser l'une des deux langues (on peut comprendre).
Dans notre monde de spécialistes, et ce dés le lycée, on est « matheux » ou « littéraire », mais rarement les deux. 


En tout cas, notre système éducatif a tout fait pour :
  • qu'un bon économiste ne sache pas s'exprimer correctement, ce qui ne nous permettra donc pas de savoir ce qu'il veut nous dire
  • et qu'un poète « essayiste en économie » nous fasse joliment part de son avis, ce dont tout le monde se fout ... du moins dans le monde de la finance.
Nous voilà donc bien informés.

Pour ceux qui préfèrent l'information « visuelle », il y a les présentations graphiques


Ce n'est pas trop lisible, mais il s'agit d'une représentation différente de données strictement identiques (période et prix). 

Tout ceci me conforte dans l'une de mes règles en matière d'autodiscipline boursière : ne jamais sur-réagir à l'info