Elections - 12/03/2012 - Quand la campagne présidentielle prend des airs de cours de récré
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120312trib000687777/quand-la-campagne-presidentielle-prend-des-airs-de-cours-de-recre.html#xtor=EPR-2-[Morning+Briefing]-20120313
Extraits :
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Une récente étude de l'Observatoire du Dialogue et de l'Intelligence sociale (ODIS) démontre comment, selon une gouvernance en place, des systèmes humains peuvent produire ou détruire simultanément du lien social et de la performance. Or le clivage politique central dans les sociétés postindustrielles repose sur l'opposition du travail et du capital.
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Les partis situés à gauche de l'échiquier politique font primer le lien social sur la performance tandis qu'à l'opposé les partisans du libéralisme économique et plus globalement les partis de la droite font primer la performance sur le lien social. "La corrélation étroite entre lien social et performances dévoile l'ineptie de ce clivage et donc la caducité des termes actuels du débat public", note le rapport de l'ODIS "Gouvernance : Lien social et performance".
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"Le raisonnement politique ne peut plus être "faut-il générer d'abord du lien social ou de la performance ?" Mais "comment faire pour générer les deux simultanément ?", conclut l'ODIS. Sur une longue période on constate qu'un corps social soit construit l'un et l'autre, soit détruit. Car les niveaux de lien social et de performances dépendant d'un seul et même paramètre : c'est le mode de gouvernance qui organise la circulation des personnes et des informations afin que chaque fait, chaque idée, chaque expérience, chaque savoir-faire, et chaque énergie, trouve la place qu'il mérite au profit de tous".
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Réinventer le débat public
Il s'agit de savoir si face aux dangers qui guettent et aux évolutions nécessaires pour s'adapter au mouvement permanent du monde, nous allons nous replier sur notre passé glorieux, nos savoirs théoriques, nos intérêts particuliers, nos proches avec un mode de gouvernance qui concentre les pouvoirs en quelques mains que nous croyons "éclairés" ou si nous allons savoir organiser l'ouverture à toutes les personnes, tous les faits, toutes les idées ?
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J'ai bien peur qu'il faille encore attendre quelques décennies avant que ce débat prenne la hauteur qu'il mérite, d'autant que pour être efficace, il devrait se dérouler au même niveau que l'économie : mondialement. Vu « le niveau » national actuel, on n'est pas sorti de l'auberge !
A force de continuellement ressasser de vieux raisonnements face à des situations nouvelles, l'accumulation des problèmes irrésolus pourrait bien finir par nous péter à la gueule.
Quelques citations qui me semblent adaptées à la campagne présidentielle qui est en train de se dérouler :
Paul Valery
"Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion."
"La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde."
Albert Einstein
"S'il est difficile de casser un atome, il sera autrement plus difficile de casser les certitudes."
"Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine. En ce qui concerne l'univers, je n'ai pas acquis la certitude absolue."
... Et une dernière, toujours d'Albert Einstein, pour avoir une idée de ce qui se passera après l'élection (quelque soit l'élu) :
"La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Quand nous réunissons la théorie et la pratique, rien ne fonctionne et personne ne sait pourquoi ! "
@+
Jack
Plus on apprend, plus on devrait adopter l'incertitude comme mode de pensée.